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A Companheira
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La compagne
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Não te busquei, não te pedi: vieste.
E desde que eu nasci houve mil coisas que a meus olhos se deram como igual simplicidade: o Sol, a manhã de hoje, essa flor que é tão grácil que a não quero, o milagre das fontes pelo Estio. Vieste! (o Sol veio também, a flor, a manhã de hoje, as águas ...). Alegria, mais calada alegria, mas serena, entendimento puro, natural encontro, natural como a chegada do Sol, da flor, das águas, da manhã, de ti, que eu não buscara nem pedira. E o Amor? E o Amor? E o Amor? – Vieste |
Je ne cherchais, ni n'attendais : tu es venue.
Et depuis que je suis né, il y a eu mille choses qui, à mes yeux, se sont présentées avec la même simplicité : le Soleil, le matin d'aujourd'hui, cette fleur si gracieuse qui ne désire rien, le miracle des sources en été. Tu es venue ! (Le soleil aussi est venu, la fleur, le matin d'aujourd'hui, les eaux…). La joie, une joie plus silencieuse, mais sereine, un entendement pur, une rencontre naturelle, aussi naturelle que l’arrivée du soleil, de la fleur, des eaux, du matin, de toi, que je ne cherchais ni n'attendais. Et l’Amour ? Et l’Amour ? Et l’Amour ? – Tu es venue. |
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| Gustave Courbet Les Amants dans la campagne, sentiments du jeune âge (1844) |

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