Affichage des articles dont le libellé est Alberto Pimenta. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Alberto Pimenta. Afficher tous les articles

O poeta e o social - 14


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
O poeta e o social (2024) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


O poeta e o social - 14
Le poète et le social - 14


O poeta tem
objectivos claros,
mesmo quando
parece obscuro.
Le poète a
des objectifs clairs,
même lorsqu'il
parait obscur.
________________

Gerhard Richter
13 Mars 2000 (2000)
...

Perscrutação


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
Pensar depois No caminho (2018) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Perscrutação
Perscrutation


não me canso de dizer
que cada coisa
pode ser
o contrário do que é.

quando digo
que cada coisa
pode ser
o contrário do que é,
sei perfeitamente
o que digo
e é isso
que quero dizer
e não o contrário,
embora o contrário
também esteja certo,
porque cada coisa
também pode ser
o que é.

a função das coisas
é ser aquilo
que se quer
que elas sejam.
Je ne me lasse pas de dire
que chaque chose
peut être
le contraire de ce qu’elle est.

quand je dis
que chaque chose
peut être
le contraire de ce qu’elle est,
je sais parfaitement
ce que je dis
et c’est ce
que je veux dire,
et non le contraire,
bien que le contraire
soit également vrai,
car chaque chose
peut aussi être
ce qu’elle est.

La fonction des choses
est d’être ce
que l'on veut
qu’elles soient.
________________

Michelangelo Pistoletto
La verité̀ de Michelangelo Pistoletto (2024)
(de la série "Tableaux miroirs")
...

Foge a nuvem com o tempo


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
Pensar depois No caminho (2018) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Foge a nuvem com o tempo
Le nuage s'enfuit avec le temps


a poesia, essa, mil vezes avaliada
para se lhe alterar a valia,
como na finança
ora para mais, ora para menos,
pois é modo dela fabricar
algo sempre incompleto e
a completar doutra vez,
foi sempre assim, foi,
e, de cada vez, ela disse
que se aproximou
mas ainda não chegou
lá onde tem de chegar, ainda falta
e sempre faltará:
doutro modo já teria acabado.
la poésie, elle, est mille fois évaluée
pour qu'on en change la valeur,
comme dans la finance,
tantôt à la hausse, tantôt à la baisse,
car c'est sa façon à elle de créer
une chose inachevée et toujours
à compléter une fois encore,
il en a toujours été ainsi, toujours,
et à chaque fois, elle dit
qu'elle s'est un peu rapprochée
mais qu'elle n'est pas encore arrivée
là où elle doit arriver, il manque encore
une chose et il en manquera toujours une :
autrement, elle serait déjà terminée.
________________

Henri Edmond Cross
Nuage rose (1896)
...

Tornei a sonhar com o homem...


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
Nove fabulo, o mea vox / De Novo Falo, a Meia Voz (2016) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Tornei a sonhar com o homem...
J'en viens à rêver de l'homme...


tornei a sonhar com o homem
que se debruça sobre ti
mete as mãos
na tua vagina
tacteia empurra segue sobe
chega ao teu coração
arranca-o com as unhas
trá-lo para fora com um fio de pesca
embrulha-o num pano
afasta-se com ele
o sangue não pára
tu ficas a ponto de morrer
com muito estertor
mas não morres
tens razão
eu não conseguiria
satisfazer-te tão intensamente
como o homem dos teus sonhos
J'en viens à rêver de l'homme
qui se penche sur toi
ses mains il les met
dans ton vagin
tâte pousse suit monte
arrive à ton cœur
l'arrache avec ses ongles
l'extrait au dehors avec un fil de pêche
l'enveloppe dans un linge
s'éloigne avec lui
le sang ne s'arrête pas
tu es sur le point de mourir
avec beaucoup de râles
mais tu ne meures pas
tu as raison
je ne parviens pas
à te satisfaire aussi intensément
que l'homme de tes rêves
________________

Alexey Venetsianov
Jeune femme endormie (1840)
...

Postscriptum


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
Nove fabulo, o mea vox / De Novo Falo, a Meia Voz (2016) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Postscriptum
Post-scriptum


Se eu amanhã
não entender a razão disto
que hoje escrevi,
isso prova
que meu tempo decai
como o das maçãs
que um dia
começam a apodrecer.

Nessa ocasião,
já quase Inverno,
não há Newton por baixo:
maçãs que caem de podres
não lhe interessam.

Se forem outros
que não entendem
isto que
decidi escrever,
isso prova
que é infinita
a variedade de apodrecimento
das maçãs, bem como
a do tempo dos outros.
Si demain je ne
comprenais pas la raison pour
laquelle aujourd'hui j'écris,
cela prouverait
que mon temps a déchu
comme les pommes
qui un jour
commencent à pourrir.

À cette occasion,
déjà presque l'hiver,
il n'y a pas de Newton là-dessous :
les pommes qui pourrissent en tombant
ne l'intéressaient pas.

S'il y en a d'autres
qui ne comprennent pas
ce que j'ai
décidé d'écrire,
cela prouve
que la variété
des pommes en train de pourrir
est infinie, tout comme
celle du temps des autres.
________________

Juan de Zurbarán
Panier avec pommes, coings et grenades (1643-1645)
...

Não sei


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
Nove fabulo, o mea vox / De Novo Falo, a Meia Voz (2016) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Não sei
Je ne sais pas


Poéticos, os deuses?
Eles não têm sangue.

Debaixo do céu inerte,
a ave que foi trespassada
e cai como um trapo
no tronco de árvore de Botticelli
tinha sangue.
Ou a pantera
do Jardin des Plantes
que incansavelmente
percorre a sua jaula
de um lado para o outro,
cerrando lentamente as pálpebras
sobre o mundo, tem sangue.

Ou as três gotas de sangue na neve
que causam o assombro
abismado de Parsifal
têm origem viva, que se torna poética
quando chegam a ele.

A poesia
são gotas, inúmeras,
secas ou ainda frescas,
sangue, sempre sangue,
o preço líquido
que a vida paga
pela fuga constante
a si mesma,
a caminho
do que não existia
antes de
ela lá ter chegado.

A poesia
quer que cheguemos,
aonde ela chegou.

– E chegamos?

Claro que não.

– E os deuses?

Esses incutem
pavor e esperança:
pavor na vida que temos,
feita do pó do universo,
esperança em chegar a eles
depois dela.

– E chegamos?

Não sei. A qual deles?
Poétiques, les dieux ?
Ils n’ont pas de sang.

Sous le ciel inerte,
l’oiseau transpercé
qui tombe comme un chiffon
sur le tronc d'arbre de Botticelli
il avait du sang.
Ou la panthère
du Jardin des Plantes
qui sans relâche
parcourt sa cage
d’un côté à l’autre,
refermant avec lenteur ses paupières
sur le monde, elle a du sang.

Ou ces trois gouttes de sang dans la neige
qui suscitent un abîme
d'étonnement chez Perceval
elles ont une origine vivante, qui devient poétique
lorsqu'il s'approche d'elles.

La poésie,
ce sont, innombrables, des gouttes
sèches ou fraîches, encore
de sang, toujours de sang,
de ce précieux liquide
que la vie paie
pour l'échappée constante
de soi-même,
sur le chemin
de ce qui n’existait pas
avant qu'
elle ne soit advenue.

La poésie
veut que nous arrivions,
là où elle est arrivée.

– Sommes-nous arrivés ?

Bien sûr que non.

- Et les dieux ?

Ils nous ont inculqué
la peur et l'espoir.
la peur de la vie qui est nôtre,
faite d'une poussière d'univers,
l’espoir d'arriver jusqu'à eux
après elle.

– Sommes-nous arrivés ?

Je ne sais pas. Auquel d'entre eux ?
________________

Rembrandt Bugatti
Panthère qui chemine, jambe postérieure levée (1904)
...

Nada falta


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
Nove fabulo, o mea vox / De Novo Falo, a Meia Voz (2016) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Nada falta
Rien ne manque


Ao cair da tarde,
passa lá fora
a melancólica,
antiquíssima flauta
do amolador.

Vai-se afastando
e deixando atrás de si,
como uma cascata,
a toada
magoada e urgente
da noite que vem
e promete ser
varrida de água
e de vento,
fatal para vagabundos
e para espíritos aflitos
ou afligidos.

Mas
entre os múltiplos golpes
executados por aí
com um cutelo de dois gumes
de fabrico euro-alemão,
esta tormenta,
no ritmo da flauta
anuncia sobretudo a queixa
de mais um trabalho
em liberdade e em gosto
prestes a morrer.

Parece
que mais ninguém a ouve,
e,
pelo silêncio que fica,
parece até
que já não há ninguém vivo na rua.
Nem os cães...
Estarão
a ver
as inundações
na América...

- Os cães também?

Claro, nem ladram.

A televisão
inunda-lhes a casa lá longe
e eles gostam.
Também lhes afia as facas
que trazem na cabeça
e todos gostam.
Não precisam de amolador.
Não precisam de mais nada.
Là dehors au crépuscule,
on entend
la très ancienne
et mélancolique voix flûtée
du rémouleur qui passe.

Il va, s’éloigne
et laisse derrière lui,
comme une cascade,
la cantilène
pressante et chagrine
de la nuit qui vient
et promet d’être
balayée par l’eau
et le vent,
fatale aux vagabonds
et aux esprits affligés.
ou tourmentés.

Mais
parmi les multiples coups
qu'il exécute là-bas
avec un couteau à double tranchant
de fabrication euro-allemande,
cette rengaine,
au rythme de la flûte
annonce la plainte une fois
de plus d’un travail
plaisant et libre
sur le point de mourir.

Il semblerait
que plus personne ne l’écoute,
et, à en juger
par le silence qui y règne,
il semblerait
qu’il n’y ait plus dans la rue d'êtres vivants.
Pas même les chiens...
Ils sont partis
voir
les inondations
en Amérique...

- Les chiens aussi ?

Bien sûr, ils n’aboient plus.

La télévision
les submerge loin de chez eux
et ils aiment ça.
Elle aiguise aussi les couteaux
qu’ils portent dans leur tête
et tous ils aiment ça.
Pas besoin de rémouleur.
Ils n’ont plus besoin de rien.
________________

Kazimir Malevich
Le rémouleur (1913)
...

Entre a Morte e o Norte


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
Nove fabulo, o mea vox / De Novo Falo, a Meia Voz (2016) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Entre a Morte e o Norte
Entre la mort et le nord


Antes dos cânticos
vem muito a propósito
a leitura do livro de Job:
“O esplendor de ouro
Vem do Norte.”

Será que entendo bem?
Não terei ouvido mal?
Ou será que ouvi bem
e então entendi mal?

Não será “da morte”?

– Isso é depois,
primeiro é sempre o ouro.
Depois é que é o euro
e então a morte.
Avant les cantiques
vient très à propos
la lecture du livre de Job :
« La splendeur de l’or
vient du nord. »

Ai-je bien compris ?
Aurais-je mal entendu ?
Ou ai-je bien entendu
et ensuite mal compris?

Ne serait-ce pas plutôt "de la mort" ?

– Ça vient après,
il y a d’abord toujours l’or.
Après il y a l’euro
et ensuite la mort.
________________

Lari Pittman
Tout ce qui brille est d'or (2000)
...

Beau monde


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
Nove fabulo, o mea vox / De Novo Falo, a Meia Voz (2016) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Beau Monde
Beau Monde


Vejo as flores,
não sei o nome,
não figura nas pétalas,
vejo dentro da minha cabeça
onde passeia o aroma nocturno
de Verão,
mas já não o respiro.

O que neste momento respiro
pertence à temporada petrolífera.
Até os gatos se foram embora.

Tanto abandono
à minha volta.
Je vois des fleurs,
dont j'ignore le nom,
il ne figure pas sur les pétales,
je vois au-dedans de ma tête
où flotte le parfum nocturne
de l'été,
mais je ne le respire déjà plus.

En ce moment, ce que je respire
appartient à l'ère pétrolifère.
Même les chats sont partis.

Tant d’abandon
autour de moi.
________________

Cameron Jamie
Rosie a le cafard (2024)
...

Antelogium


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
Nove fabulo, o mea vox / De Novo Falo, a Meia Voz (2016) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Antelogium
Antelogium


  para Teresa Negrão

Deixo-me ir
na maré dos teus olhos
quando ela flui
diante de mim,
e espero.

Não sei que espero.
A espera é cega,
o apagamento provisório da luz,
o escuro,
o vazio,
nada.

Como sempre,
tudo chegará
na ocasião de chegar.
Sem dúvida,
tudo chegará:
o tempo
que em ti há-de continuar
a formar-se,
que em mim
irrevogavelmente,
está a acabar.
  pour Teresa Negrão

Je me laisse porter
par l'océan de tes yeux
lorsqu'il déferle
en moi,
et j’espère.

Je ne sais qu'espérer.
L’espoir est aveugle,
l’effacement provisoire de la lumière,
l’obscurité,
le vide,
rien.

Tout arrive
comme toujours,
au moment d'arriver.
Tout arrivera,
sans doute :
le temps
qui en toi doit continuer
à se former,
qui en moi
irrévocablement,
arrive à sa fin.
________________

Yasmin Al Daya
Vie (2024)
...

Já?


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
Prodigioso Acanto (2008) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Já?
Déjà ?


já tentaste praticar o bem
fazendo mal?
já tentaste praticar o mal
fazendo bem?
já tentaste praticar o bem
fazendo bem?
já tentaste praticar o mal
fazendo mal?
já tentaste praticar o bem
não fazendo nada?
já tentaste praticar o ma
fazendo tudo?
já tentaste praticar tudo
não fazendo nada?
e o contrário, já tentaste?
já?
seja qual for a tua resposta,
não sei que te diga.
as-tu déjà essayé de pratiquer le bien
en faisant le mal ?
as-tu déjà déjà essayé de pratiquer le mal
en faisant le bien ?
as-tu déjà essayé de pratiquer le bien
en faisant le bien ?
as-tu déjà essayé de pratiquer le mal
en faisant le mal ?
as-tu déjà essayé de pratiquer le bien
en ne faisant rien ?
as-tu déjà essayé de pratiquer le mal
en trop faisant ?
as-tu déjà essayé de pratiquer trop
en ne faisant peu ?
et dans l’autre sens, as-tu essayé ?
maintenant ?
quelle que soit ta réponse,
je ne sais pas quoi te dire.
________________

Kazimir Malevic
Blanc sur blanc (1918)
...

Mas que memória?


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
Imitação de Ovídio (2006) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Mas que memória?
Mais quel souvenir ?


mas que memória
podemos ter
de nós?
e de qual tempo?

deste tempo exterior
em que
depois de criados
e decifrados
os consensuais alfabetos
da exploração
da vida
chegou o projecto Stardust
com material inalterado
desde o início
do sistema solar,
que não nos diz
se então já havia actos de amor
e portanto
não nos diz nada (?)

é preciso emparedar o demente
que propõe que podia haver
o que não há.
e outros
como ele.

acham-se todos
cada vez mais
perdidos
no meio do próprio ruído,
carregando
males
e mails
como se a diferença
entre ambos estes termos
não fosse
apenas o espaço
de uma ou outra letra,
e a ressonância
da voz do homem
que treme fora como a terra dentro.
mais quel souvenir
pouvons-nous avoir
de nous-même ?
et issu de quel temps ?

de ce temps extérieur
dans lequel
après avoir créé
et déchiffré
les alphabets consensuels
de l’exploration
de la vie
est arrivé le projet Stardust
avec un matériau inaltéré
depuis le début
du système solaire,
qui ne nous dit pas
si les actes d'amour existaient alors déjà
et par conséquent
ne nous dit rien (?)

il faut enfermer le fou
qui propose qu’il pourrait y avoir
ce qu'il n’y a pas.
et d’autres
comme lui.

on se retrouve tous
de plus en plus
perdus
au milieu du bruit même,
portant
maux
et mail
comme si la différence
entre ces deux termes
n’était pas
seulement l'espace
de l’une ou l'autre lettre,
et la résonance
de la voix de l’homme
qui tremble dehors comme dedans la terre.
________________

Andrius Labasauskas
Parti pêcher (2018)
...

Marthiya de Abdel Hamid segundo Alberto Pimenta 35


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
Marthiya de Abdel Hamid segundo Alberto Pimenta (2005) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Marthiya de Abdel Hamid
segundo Alberto Pimenta - 35
Marthiya d'Abdel Hamid
selon Alberto Pimenta - 35


Não sei
Se tornarei a ver
As caravanas
Que de madrugada
Atravessam o deserto
Em frente
Às ruínas de Palmira
Ou
As azenhas milenares
De Hama
A chiar de esforço
Quando elevam
A água do Oronte
Até ao aqueduto
Que encima a cidade
Ou
A paisagem
Aos pés do monte Kasyun
Coberta de estrelas
Que caíram
E se fizeram
Pura luz esparsa:
A cidade de Damasco
Não sei
Se tornarei
A fazer a viagem nocturna
No comboio de Bagdad:
Alepo, N´nive,
Tikrit…
E se outra vez ainda
Poderei erguer os olhos
E ver a beleza de Nahila
Nos limites da sua açoteia.
Já ouvi dentro de mim
Um trovão
Fender-me a alma.
Para a unir de novo
Não sei o que terei de enfrentar.
Je ne sais pas
Si je reverrai
Les caravanes
Qui, de bon matin,
Traversaient le désert
Devant
Les ruines de Palmyre
Ou
Les moulins millénaires
De Hama,
Hurlant d’effort
Quand ils élèvent
L’eau de l’Oronte
Jusqu’à l’aqueduc
Qui surplombe la ville
Ou
Le paysage
Aux pieds du mont Kasyun
Couvert d’étoiles
Qui sont tombées
Et se sont faites
Pure lumière dispersée :
La ville de Damas
Je ne sais pas
Si je reviendrai
Faire le voyage nocturne
Dans le train de Bagdad :
Alep, Ninive,
Tikrit...
Et si je peux encore
Lever les yeux
Et voir la beauté de Nahila
au bord de sa terrasse.
J’ai déjà entendu en moi
Un tonnerre
Me briser l’âme.
Pour la rassembler de nouveau
Je ne sais pas à quoi je devrai faire face.
________________

Alberto Pasini
Ruine d'un temple dans le désert (1864)
...

Marthiya de Abdel Hamid segundo Alberto Pimenta 33


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
Marthiya de Abdel Hamid segundo Alberto Pimenta (2005) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Marthiya de Abdel Hamid
segundo Alberto Pimenta - 33
Marthiya d'Abdel Hamid
selon Alberto Pimenta - 33


Para voltar
A ver-te
Um só instante,
A ti,
Que és mais bela que a lua,
Antes que a manhã recolha
As estrelas
Uma a uma
E as guarde
Do outro lado do céu,
Vou atravessar
O rio
Coberto de holofotes,
Que transformam o verde claro
Numa fosforescência
De água assustada.
Se não me matarem
Nem me apanharem vivo,
Mantém-te alerta,
Mantém alerta
O desejo mais antigo
e o mais novo.
Vou passar
Do lado de fora
Da parede
Perfurada
Pelas balas:
Passa-me um lenço
De seda
Com o teu perfume.
Marca-o com o segredo
Dos teus lábios.
Pour venir
Te voir
Juste un instant,
Toi,
Qui es plus belle que la lune,
Avant que le matin ne cueille
Une à une
Les étoiles
Et les garde
De l'autre côté du ciel,
Je traverserai
La rivière
Couverte de projecteurs,
Qui transforment le vert clair
En phosphorescence
D'eau craintive.
S'ils ne me tuent pas
Ni ne m'attrapent vivant,
Tiens-toi sur tes gardes
Ils restent vigilants
Le désir plus ancien
et le plus récent.
Je passerai
De l'autre côté
Du mur
Percé
De balles :
Passe-moi un foulard
En soie
Avec ton parfum.
Marque-le du secret
De tes lèvres.
________________

Pablo Picasso
Femme en larmes avec un mouchoir (1937)
...

Marthiya de Abdel Hamid segundo Alberto Pimenta 26


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
Marthiya de Abdel Hamid segundo Alberto Pimenta (2005) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Marthiya de Abdel Hamid
segundo Alberto Pimenta - 26
Marthiya d'Abdel Hamid
selon Alberto Pimenta - 26


Vivemos
Na nossa própria terra
Como
Num campo de refugiados.

Todos perguntam:
Que estou eu a ver?

Ninguém tinha imaginado
Que a vida
Pudesse ser uma chaga
De aspecto incurável.

É provisório,
Dizem-nos,
Pois tencionam
Encaminhar-nos depois
Para outro campo
Que estão a tentar
Estabelecer:
Cercado a toda a volta
Das suas liberdades.
Nous vivons
Dans notre propre pays
Comme
Dans un camp de réfugiés.

Tous se demande :
Que suis-je en train de voir ?

Personne n’avait imaginé
Que la vie
Puisse être une plaie
À l'aspect incurable.

C'est provisoire,
Nous disent-ils,
Car ils ont l’intention
De nous diriger plus tard
Vers un autre camp
Qu’ils essaient
D’établir :
Nous encerclant de tous côtés
De leurs libertés.
________________

Ai Weiwei
Odyssée (2017)
...

Marthiya de Abdel Hamid segundo Alberto Pimenta 19


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Alberto Pimenta »»
 
Marthiya de Abdel Hamid segundo Alberto Pimenta (2005) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Marthiya de Abdel Hamid
segundo Alberto Pimenta - 19
Marthiya d'Abdel Hamid
selon Alberto Pimenta - 19


É claro que
A memória
Não ressuscita
E o esquecimento
Não dá paz.
A alguns
Mandaram abrir uma cova
E deitar-se dentro.
Mas quando
Entre o verde
Do horto de palmeiras
Na margem do rio
Se virem apenas
Como no leque do pavão
Os olhos das tâmaras,
E não houver
Tanques de guerra
Assestados a espreitar,
Nem um só,
Os mortos
Reconciliados,
Poderão passear
Como dantes
No vento
Que passa
E refrescar-nos
Assim os olhos.
Il est clair que
La mémoire
Ne ressuscite pas
Et que l’oubli
Ne donne pas la paix.
Certains ont reçu
l’ordre de creuser une tombe
et de s’allonger à l’intérieur.
Mais lorsque
Parmi le vert
des palmiers du jardin
Au bord de la rivière
On ne verra plus
Que les yeux des dattes
Dans l'éventail du paon,
Et qu'il n'y aura plus
De chars de guerre
Pointant aux aguets,
Plus un seul,
Les morts
Réconciliés,
Pourront marcher
Comme avant
Dans le vent
Qui passe
Et rafraîchir
Ainsi nos yeux.
________________

John Singer Sargent
Palme (1917)
...

Nuage des auteurs (et quelques oeuvres)

A. M. Pires Cabral (44) Adalgisa Nery (43) Adolfo Casais Monteiro (36) Adriane Garcia (40) Adão Ventura (41) Adélia Prado (40) Affonso Romano de Sant'Anna (41) Al Berto (38) Albano Martins (41) Alberto Pimenta (40) Alexandre O'Neill (29) Ana Cristina Cesar (38) Ana Elisa Ribeiro (40) Ana Hatherly (43) Ana Luísa Amaral (40) Ana Martins Marques (48) Antonio Brasileiro (41) Antonio Osorio (42) António Gedeão (37) António Ramos Rosa (41) Antônio Cícero (40) Augusto dos Anjos (50) Caio Fernando Abreu (40) Carlos Drummond de Andrade (43) Carlos Machado (112) Carlos Nejar (42) Casimiro de Brito (40) Cassiano Ricardo (40) Cecília Meireles (37) Conceição Evaristo (33) Daniel Faria (40) Dante Milano (33) David Mourão-Ferreira (40) Donizete Galvão (41) Eucanaã Ferraz (43) Eugénio de Andrade (34) Fernando Assis Pacheco (42) Ferreira Gullar (40) Fiama Hasse Pais Brandão (38) Francisco Carvalho (40) Galeria (30) Gastão Cruz (40) Gilberto Nable (48) Hilda Hilst (41) Iacyr Anderson Freitas (41) Inês Lourenço (40) Jorge Sousa Braga (40) Jorge de Sena (40) José Eduardo Degrazia (40) José Gomes Ferreira (41) José Luís Peixoto (44) José Régio (41) José Saramago (40) José Tolentino de Mendonça (42) João Cabral de Melo Neto (43) João Guimarães Rosa (33) João Luís Barreto Guimarães (40) Luis Filipe Castro Mendes (40) Lêdo Ivo (33) Manoel de Barros (36) Manuel Alegre (42) Manuel António Pina (33) Manuel Bandeira (39) Manuel de Freitas (41) Marina Colasanti (38) Mario Quintana (38) Micheliny Verunschk (40) Miguel Torga (32) Murilo Mendes (32) Mário Cesariny (34) Narlan Matos (85) Nuno Júdice (33) Nuno Rocha Morais (557) Orides Fontela (43) Paulo Leminski (43) Pedro Mexia (40) Poemas Sociais (30) Poèmes inédits (363) Reinaldo Ferreira (40) Ronaldo Costa Fernandes (42) Rui Knopfli (43) Rui Pires Cabral (44) Ruy Belo (29) Ruy Espinheira Filho (43) Ruy Proença (48) Sophia de Mello Breyner Andresen (33) Thiago de Mello (38) Ultimos Poemas (103) Vasco Graça Moura (40) Vinícius de Moraes (34)