Manel


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Manel
Manuel


E mármore frio,
mármore sereno.
As mãos nem sequer
(cruzadas e calmas)
nos dizem adeus.

Os olhos, cerrados,
olham para dentro.
Os lábios, sem cor,
dizem para dentro
coisas tão profundas
que já são da Morte.
Mesmo assim, na testa
nem uma só ruga.

Nas faces tem lágrimas
que são de nós todos.
Mas ele é a estátua
depois de acabada.
—: Os olhos, a boca,
perfeitos, correctos.
As mãos, verdadeiras.
Cabelos de gente.
Falta só um nada:
Nada mais que a vida,
a estátua correcta,
perfeita, acabada.
Ce marbre est froid,
ce marbre, cette rosée,
et ses mains ne disent
(calmes, et croisées)
pas même un adieu.

Ses yeux sont fermés,
tournés vers l'intérieur.
Ses lèvres, sans couleur,
au-dedans, disent un peu,
des choses très profondes
qui sont déjà celles d'un Mort.
Mais sur son front pourtant,
pas une ride qui se voit.

Sur ses joues des larmes
qui sont les nôtres à tous.
Mais lui, il est une statue
une fois achevée.
– : Ses yeux, sa bouche,
comme il faut, parfaits.
Ses mains, véritables.
Ses cheveux, ordinaires.
Il ne lui manque presque rien.
Rien de plus que la vie.
Une statue parfaite,
comme il faut, achevée.
________________

Bartolomeo Ammannati
Mario Nari gisant (XVIème siècle)
...

Inscrição


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Inscrição
Inscription


Nada sabe do Mar
quem não morreu no Mar.
Calem-se os poetas
e digam só metade
os que andam sobre as ondas
suspensos por um fio.

Sabe tudo do Mar
quem no Mar perdeu tudo.
Mas dorme lá no fundo,
tem os lábios selados,
e os olhos, reflectem
e claramente explicam
os mistérios do Mar,
para sempre fechados.
Personne ne connaît la Mer
avant d'être mort en Mer.
Les poètes se taisent
et ne disent qu'à demi ceux
qui marchent au-dessus des flots
suspendus à un fil.

Qui a tout perdu en Mer
connaît tout de la mer.
Mais il dort là, dans le fond.
Ses lèvres sont scellées,
et ses yeux reflètent
et clairement illustrent,
les mystères de la Mer
refermés pour toujours.
________________

Thomas Moran
Coup de vent sur la mer (1906)
...

Elegia para uma gaivota


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Elegia para uma gaivota
Élégie pour une mouette


Morreu no mar a gaivota mais esbelta,
a que morava mais alto e trespassava...
de claridade as nuvens mais escuras com os olhos.

Flutuam quietas, sobre as águas, suas asas.
Água salgada, benta de tantas mortes angustiosas,
 aspergiu-a.
E três pás de ar pesado para sempre as viagens lhe
 vedaram.

Eis que deixou de ser sonho apenas sonhado. É
finalmente sonho puro,
sonho que sonha finalmente, asa que dorme voos.

Cantos de pescadores, embalai-a!
Versos dos poetas, embalai-a!
Brisas, peixes, marés, rumor das velas, embalai-a!

Há na manhã um gosto vago e doce de elegia,
tão misteriosamente, tão insistentemente,
sua presença morta em tudo se anuncia.

Ela vai, sereninha e muito branca.
E a sua morte simples e suavíssima
é a ordem-do-dia na praia e no mar alto.
Morte en mer, la plus gracile des mouettes,
celle qui demeurait au plus haut et transperçait…
de clarté les nuages les plus sombres avec ses yeux.

Impavides sur les eaux, oscillent ses ailes.
Eau salée, bénie par tant de morts angoissantes,
  asperge-la.
Trois écopes d'un air lourd à jamais lui ont proscrit
  tout voyage.

Vois comme elle a cessé d’être un rêve simplement rêvé. Et
finalement est rêve pur,
rêve parti rêvé finalement, aile en ses vols endormie .

Chansons des pêcheurs, bercez-la !
Strophes des poètes, bercez-la !
Brises, pêches, marées, faseyement des voiles, bercez-la !

Il y a ce matin un goût vague et doux d’élégie,
si mystérieusement, avec tant d'insistance,
sa présence morte en toute chose s’annonce.

Elle s’en va, sérénité bien trop blanche.
Et sa mort simple, et des plus suaves,
est à l’ordre-du-jour sur la plage et en haute mer.
________________

Elihu Vedder
Mouette mourant (1879)
...

Pego num isto…



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Pego num isto…
Je m'empare d'une chose…


Pego num isto e vou pô-lo além:
A distância mudou o ser do objecto
E o eu sabê-lo é agora outro tecto,
Pois que a coisa se diz por outro termo.

No saber há sempre mais um além
Que o ser busca de ciência já enfermo
Mas p´ra ciência o saber nosso é restrito
A nossa ignorância é o próprio infinito.
Je m'empare d'une chose et la mets ailleurs :
La distance modifie la nature de l’objet
Je le sais désormais et j'occupe un autre toit
Puisque la chose se dit en d'autres termes.

Dans le savoir il y a toujours un ailleurs
L’être en quête de science est déjà anormal
Mais pour la science, notre savoir a des limites :
Notre ignorance est véritablement infini.
________________

Joaquin Sorolla
Recherche scientifique (1897)
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A nossa casa


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A nossa casa
Notre maison


A luz acesa
(petróleo débil)...
e tu inquieta, feliz, à minha espera.
Cismam livros de versos sobre a mesa.
Sonolentos, os cravos da varanda
cabeceiam sobre os vidros.

Ando lá fora.
(Lá fora, a ventania,
a noite, o frio dos astros,
a Poesia decerto...)

À luz débil, insistes no bordado.
Os nossos filhos dormem
(levantaste-te agora para vê-los ...)

Irónica a Poesia
sabe que ando lá fora a procura-la,
indiferente ao vento e à noite fria.
La lumière allumée
(faible pétrole)...
tu t'inquiètes, heureuse et tu m'attends.
Recueils de poèmes rabâchés sur la table.
Somnolents, les œillets du balcon
dodelinent contre la vitre.

Je suis allé dehors.
(Là dehors, la bourrasque,
la nuit, le froid des astres,
la Poésie, sans doute…)

À la faible lueur, tu t’acharnes à broder.
Nos enfants sont endormis
(tu t’es levée maintenant, tu vas les voir…)

Ironique, la Poésie,
sait que je suis allé dehors à sa recherche,
indifférent au vent et à la nuit froide.
________________

Renato Tomassi
La couture (1915)
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Pus de parte…


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Pus de parte…
J'ai mis de côté…


Pus de parte a modéstia e o pudor
e fui contando à Vida
tudo que tinha sido a minha vida.
Não ocultei sequer um pormenor.

Ora foi depois desta confissão
que ela se me deu nua, sem disfarces,
como se eu fora o seu primeiro homem…
J’ai mis de côté la modestie et la pudeur
et j’ai raconté à la Vie
tout ce qu’avait été ma vie.
Je n’ai pas caché le moindre détail.

C’est d’ailleurs après cette confession
qu’elle s’est mise à nue, sans faux-semblants,
comme si j’étais l'homme de sa première fois…
________________

Pippo Rizzo
Femme qui fume (1925)
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Os Cavalos


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Os Cavalos
Les chevaux


Dantes eram livres.
Agora, aperreados,...
pastam pelos prados
como por favor.

Já lhes não dão nada,
que não seja dado.
Mas nem se apercebem...
Feliz a ignorância
que lhes adoça o pasto!
Autrefois ils étaient libres.
Aujourd'hui, on les parque,
n'ayant d'autre avantage
que de paître dans les prés.

Rien ne leur est donné
de plus que le déjà donné.
Ils ne s'aperçoivent de rien...
Heureuse ignorance,
que leur soit douce, la pâture !
________________

Franz Marc
Chevaux sur le pacage - IV (1911)
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O Poeta (2)


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O Poeta (2)
Le Poète (2)


Tudo ganhou sentido num momento…
Água mansa com choupos reflectidos,
teu olhar descansava no do Poeta;
e a poesia das coisas sem Poesia,
que no olhar do Poeta dormitava,
de súbito nas coisas acordava
– tão natural, tão íntima, tão própria,
como se fora delas que nascera…
Tout prit son sens à ce moment…
Une eau lisse aux reflets des peupliers,
ton regard confiant posé sur celui du Poète ;
et la poésie des choses sans Poésie,
qui sommeillait dans le regard du Poète,
se réveilla soudain dans les choses
– si naturelle, si intime, si personnelle,
naissant, et jaillissant d'elles…
________________

Giovanni Fattori
Peupliers (1898)
...

O Poeta (1)


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O Poeta (1)
Le Poète (1)


Era nas suas mãos que terminavam
as coisas infinitas e as finitas.
Por isso as suas mãos eram abismos
aonde se perdia o Pensamento.
Entre ses mains vont s'achever
choses finies et infinies.
Aussi ses mains sont des abîmes
où vont se perdre la Pensée.
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Leonardo da Vinci
Étude de mains (1472)
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Poesia, respiração…



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Poesia, respiração…
Poésie, respiration…


Poesia, respiração.
O sangue da terra
Entra nas palavras
E liberta-se.

Poesia, respiração.
Um bosque acorda
E abre-se à luz da música
Rasgando a nocturna cúpula do silêncio.
Poésie, respiration
Le sang de la terre
Entre dans les mots
Et se libère.

Poésie, respiration.
Un bosquet s'éveille
Et s'ouvre à l'éclair de la musique
Déchirant la voûte nocturne du silence.
________________

Georgia O'Keeffe
Lac George avec bouleau blanc (1921)
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Até te ter sonhado…



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Até te ter sonhado…
Je n'ai jamais cru…


Até te ter sonhado, não acreditei
Que estivesses aqui, ao meu lado,
Não antes de, desde um sonho,
Ter tocado o teu ombro na realidade.
Je n'ai jamais cru, jusqu'à te voir : là
en mon rêve, que tu étais à mes côtés,
mais pas avant d'avoir touché, depuis
ce rêve, ton épaule comme en réalité.
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Phoebe Anna Traquair
Testament d'amour (1898)
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Na Igreja das Antas



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Na Igreja das Antas
Dans l'église des Antas


Perante este Cristo imenso
Que se cansou de esperar
O amor que o poupasse ao sacrifício
E se prepara para sair da cruz,
Só o nosso amor nos defende ainda,
Perante este Cristo das trevas,
Luciferino e vingador,
Pressinto a tua morte, e a minha,
Que se reconhecem e enlaçam
E se aproximam de nós.
Devant ce Christ immense
Qui s’est lassé d’attendre
L’amour qui l’épargnerait du sacrifice
Et qui s’apprête à descendre de sa croix,
Seul notre amour peut encore nous défendre,
Devant ce Christ ténébreux,
Luciférien et vengeur,
Je pressens ta mort, et la mienne,
Qui se reconnaissent et s’enlacent
Et de nous se rapprochent.
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Christ en croix
Église de Saint Antoine des Antas (Porto)
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Nocturno


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Nocturno
Nocturne


Era um murmúrio longo de ondas mansas…
Um cochichar de Estrelas curiosas…
Um concerto de grilos tresnoitados…
Mais presente que tudo, aquele enorme
silêncio religioso, imagem pura
dos ouvidos atentos do Poeta…
Il y a un long murmure de douces vagues…
Un chuchotement d’Étoiles curieuses…
Un concert de grillons insomniaques…
Mais plus présent que tout, cet énorme
silence religieux, pure image des
oreilles attentives du Poète…
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May Stevens
Dans la nuit (2009)
...

Meu País desgraçado


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Meu País desgraçado
Mon malheureux Pays


Meu país desgraçado!…
E no entanto há Sol a cada canto
e não há Mar tão lindo noutro lado.
Nem há Céu mais alegre do que o nosso,
nem pássaros, nem águas…
Meu país desgraçado!…
Porque fatal engano?
Que malévolos crimes
teus direitos de berço violaram?
Meu Povo
de cabeça pendida, mãos caídas,
de olhos sem fé
— busca, dentro de ti, fora de ti, aonde
a causa da miséria se te esconde.
E em nome dos direitos
que te deram a terra, o Sol, o Mar,
fere-a sem dó
com o lume do teu antigo olhar.
Alevanta-te, Povo!
Ah!, visses tu, nos olhos das mulheres,
a calada censura
que te reclama filhos mais robustos!
Povo anémico e triste,
meu Pedro Sem sem forças, sem haveres!
— olha a censura muda das mulheres!
Vai-te de novo ao Mar!
Reganha tuas barcas, tuas forças
e o direito de amar e fecundar
as que só por Amor te não desprezam!
Mon malheureux pays !…
Pourtant, le Soleil brille à chaque coin de rue
et nulle part ailleurs la Mer n’est aussi belle.
Il n’y a pas non plus de Ciel plus joyeux que le nôtre,
ni d’oiseaux, ni d’eaux…
Mon malheureux pays !…
Pour quelle erreur fatale ?
Pour quels crimes malveillants
a-t-on bafoué tes droits de naissance ?
Mon Peuple,
tête baissée, mains tombantes,
tes yeux sans foi,
— cherche, en toi, hors de toi, où
sont cachées les raisons de ta misère.
Au nom des droits
que t’ont donnés la terre, le Soleil, la Mer,
blesse-la sans pitié
du feu de ton regard d’autrefois.
Peuple, lève-toi !
Ah ! si tu voyais, dans les yeux des femmes,
le tacite reproche
qui réclame de toi des enfants plus robustes !
Peuple anémique et triste,
mon Pedro Sem, sans forces, ni biens !
— Vois le muet reproche des femmes !
Va-t'en sur la Mer !
Regagne tes vaisseaux, tes forces
et le droit d’aimer et de féconder
celles qui, seules, par Amour, ne te méprisent pas !
________________

Roy Lichtenstein
Lever de soleil (2000)
...

Vejo o teu peito convulsionado…



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Vejo o teu peito convulsionado…
Je vois, prise de soubresauts…


Vejo o teu peito convulsionado
Por escalas que sobem e descem,
Cada vez mais alto,
Cada vez mais fundo,
Carregadas de choro escuro.
E penso: ” Seja o que for,
O fio do choro não o poderá reparar.
Nada devolverá à tua vida
Uma unidade que nunca teve.”
Mas nada te digo:
As palavras são apenas palavras
E sempre alheias
Não é com palavras que sentimos
Que aplacamos o sentir.
Deverás ser tu a dissipar
As tuas tempestades quando exaustas,
Tu a caminhar sobre as tuas águas,
Serenando o seu medo e a sua fúria,
Tu a encontrar o ritmo nítido da tua paz.
Je vois, prise de soubresauts
ta poitrine monter et descendre,
Chaque fois un peu plus haut,
Chaque fois plus profondément,
Chargées de sombres larmes.
Et je pense : « Quoi qu’il en soit,
Le flot des larmes ne pourra rien y faire.
Rien ne rendra à ta vie
Une unité qu’elle n’a jamais eue. »
Mais je me tais :
Les mots ne sont que des mots
Pour toujours étrangers.
Les mots ne font pas ressentir,
Ni n'apaise ce que l'on éprouve.
À toi seule revient de dissiper
Les tempêtes une fois celles-ci
Épuisées, à toi de marcher sur les eaux,
D’apaiser leur crainte et leur fureur,
À toi de trouver le rythme clair de ta paix.
________________

Paul Klee
Escalier et échelle (1928)
...

Madrigal


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Madrigal
Madrigal


A minha história é simples.
A tua, meu Amor,
é bem mais simples ainda:

"Era uma vez uma flor.
Nasceu à beira de um Poeta..."

Vês como é simples e linda?

(O resto conto depois;
mas tão a sós, tão de manso
que só escutemos os dois).
Mon histoire est simple.
La tienne, mon Amour,
est bien plus simple encore :

« Il était une fois une fleur
naissant au côté d'un Poète… »

Vois-tu comme elle est simple et jolie ?

(Je te raconterai le reste plus tard ;
lorsque nous serons seuls, et au calme,
afin que seuls nous l'écoutions, ensemble.)
________________

Jack Vettriano
La demande (2017)
...

Lenda das Sete Chaves


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Lenda das Sete Chaves
La légende des Sept Clefs


Fechaste o Céu a sete chaves...

E que me importa não acha-las,
as sete chaves escondidas?
A mim me basta procura-las.
Já sou feliz só de saber
que ando à procura
das sete chaves.

Mas Tu, Senhor, aborrecido,
mas Tu que só Tu has-de sentir,
sempre teimando em não abrir
e em recusar
a nossa humana companhia.
Farto das almas velhas-relhas
sem novidades pra contar!
Que estranha a Tua teimosia!...

Ah!, já de pasmo Te finaras
se volta e meia não viesses,
mas disfarçado e às fugidas,
pra me ajudares a procurar
as sete chaves escondidas.
Tu as verrouillé le Ciel avec sept clefs…

Et qu’importe si je ne les trouve
pas, ces sept clefs cachées ?
Il me suffit de les chercher.
Je suis déjà heureux
rien qu’en sachant que je suis
à la recherche des sept clefs.

Mais Toi, Seigneur, qui t'ennuies tant,
mais Toi, le seul à pouvoir comprendre,
Tu t’obstines toujours à ne pas ouvrir
et à repousser
notre compagnie humaine.
Lassé de ces âmes décrépites
qui n’ont plus rien de neuf à raconter !
Comme elle est étrange Ton obstination !...

Ah ! tu serais déjà mort d’effarement
si, de temps à autre, tu ne venais pas,
mais déguisé et en cachette,
pour m’aider à rechercher
les sept clefs qui sont cachées.
________________

Gerrit Dou
Astronome à la lumière d'une chandelle (1659)
...

Nuage des auteurs (et quelques oeuvres)

A. M. Pires Cabral (44) Adalgisa Nery (43) Adolfo Casais Monteiro (36) Adriane Garcia (40) Adão Ventura (41) Adélia Prado (40) Affonso Romano de Sant'Anna (41) Al Berto (38) Albano Martins (41) Alberto Pimenta (40) Alexandre O'Neill (29) Ana Cristina Cesar (38) Ana Elisa Ribeiro (40) Ana Hatherly (43) Ana Luísa Amaral (40) Ana Martins Marques (48) Antonio Brasileiro (41) Antonio Osorio (42) António Gedeão (37) António Ramos Rosa (41) Antônio Cícero (40) Augusto dos Anjos (50) Caio Fernando Abreu (40) Carlos Drummond de Andrade (43) Carlos Machado (112) Carlos Nejar (42) Casimiro de Brito (40) Cassiano Ricardo (40) Cecília Meireles (37) Conceição Evaristo (33) Daniel Faria (40) Dante Milano (33) David Mourão-Ferreira (40) Donizete Galvão (41) Eucanaã Ferraz (43) Eugénio de Andrade (34) Fernando Assis Pacheco (42) Ferreira Gullar (40) Fiama Hasse Pais Brandão (38) Francisco Carvalho (40) Galeria (30) Gastão Cruz (40) Gilberto Nable (48) Hilda Hilst (41) Iacyr Anderson Freitas (41) Inês Lourenço (40) Jorge Sousa Braga (40) Jorge de Sena (40) José Eduardo Degrazia (40) José Gomes Ferreira (41) José Luís Peixoto (44) José Régio (41) José Saramago (40) José Tolentino de Mendonça (42) João Cabral de Melo Neto (43) João Guimarães Rosa (33) João Luís Barreto Guimarães (40) Luis Filipe Castro Mendes (40) Lêdo Ivo (33) Manoel de Barros (36) Manuel Alegre (42) Manuel António Pina (33) Manuel Bandeira (39) Manuel de Freitas (41) Marina Colasanti (38) Mario Quintana (38) Micheliny Verunschk (40) Miguel Torga (32) Murilo Mendes (32) Mário Cesariny (34) Narlan Matos (85) Nuno Júdice (33) Nuno Rocha Morais (562) Orides Fontela (43) Paulo Leminski (43) Pedro Mexia (40) Poemas Sociais (30) Poèmes inédits (368) Reinaldo Ferreira (40) Ronaldo Costa Fernandes (42) Rui Knopfli (43) Rui Pires Cabral (44) Ruy Belo (29) Ruy Espinheira Filho (43) Ruy Proença (48) Sebastião da Gama (29) Sophia de Mello Breyner Andresen (33) Thiago de Mello (38) Ultimos Poemas (103) Vasco Graça Moura (40) Vinícius de Moraes (34)