Tenho uma folha branca...


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Tenho uma folha branca...
J'ai une feuille blanche...


tenho uma folha branca
e limpa à minha espera:

mudo convite

tenho uma cama branca
e limpa à minha espera:

mudo convite

tenho uma vida branca
e limpa à minha espera:

mudo convite
J'ai une feuille blanche
et propre à mon attente

muette invitation

je possède un lit blanc
et propre à mon attente

muette invitation

ma vie est aussi blanche
et propre à mon attente

muette invitation
________________

Piero Manzoni
Achrome (1959)
...

Sonho Rápido de Abril


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Sonho Rápido de Abril
Rapide rêve d'avril


As ambulâncias se calaram
as crianças suspenderam a voracidade batuta
dois versos deliraram por detrás dos túneis
moleza nos joelhos
mão de ferro nos peitinhos
tristeza suarenta, locomotiva, fútil
patinho feio
soldadinho de chumbo
manto de jacó, escada de jacó
sete anos de pastor
estrela demente desfilando na janela
de repente as ambulâncias estancaram o choro
voraz dos bebês.
Les ambulances se sont tues.
les enfants ont suspendu leur vaillante voracité
deux vers déliraient par derrière les tunnels.
mollesse dans les genoux
main de fer sur les seins
tristesse toute en sueur, locomotive, futile
vilain petit canard
petit soldat de plomb
manteau de Jacob, échelle de Jacob
sept ans berger
étoile démente défilant par la fenêtre
Soudain, les ambulances ont étanché les pleurs
voraces des bébés.
________________

Pippo Rizzo
Train nocturne en Corse (1926)
...

Soneto


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Soneto
Sonnet


Pergunto aqui se sou louca
Quem quer saberá dizer
Pergunto mais, se sou sã
E ainda mais, se sou eu

Que uso o viés pra amar
E finjo fingir que finjo
Adorar o fingimento
Fingindo que sou fingida

Pergunto aqui meus senhores
Quem é a loura donzela
Que se chama Ana Cristina

E que se diz ser alguém
É um fenômeno mor
Ou é um lapso sutil?
Ici je m'interroge, suis-je folle
Qui saura jamais me le dire
Je m'interroge alors, suis-je saine
D'esprit, et plus, suis-je celle

Qui utilise le biais de l'amour
Et feint de feindre qu'elle feint
Adorant faire semblant
Feignant d'être semblance

Je vous demande ici mes seigneurs
Qui est cette jeune fille blonde
Qui se fait appeler Ana Cristina

Et dit qu'elle est quelqu'un :
Est-ce un phénomène majeur
Ou bien, un subtil lapsus ?
________________

Marcel Ceuppens
Grand nu jaune (2016)
...

Quartetos


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Quartetos
Quatrains


Desdenho os teus passos
Retórica triste:
Sorrio na alma
De ti nada existe

Eu morro e remorro
Na vida que passa
Eu ouço teus passos
Compasso infernal

Nasci para a vida
De morte vivi
Mas tudo se acasa
Silêncio. Morri
Je dédaigne tes pas
Triste rhétorique :
Je souris en mon âme
De toi rien n'existe

Je meurs et re-meurs
Dans la vie qui passe
J'entends tes pas
à la mesure infernale

Je suis née pour la vie
De mort j'ai vécu
Mais tout se tait
Silence. Je suis morte.
________________

Odilon Redon
Ophelie (1900-1905)
...

Vim dentro de um corpo alumbrado...


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Vim dentro de um corpo alumbrado...
J'arrive et jouis d'un corps illuminé...


“Mas não me importo de adoecer no teu colo”
Daniel Faria

Vim dentro de um corpo alumbrado,
De fogo já crisálida,
Vim para adoecer ao pé de ti,
Vim para arder como um nome
Vim para te dizer - ouves-me?
Vim para assim me apagares.

« Mais peu m'importe si je tombe malade entre tes bras »
Daniel Faria

J'arrive et jouis d'un corps illuminé,
Du feu déjà chrysalide,
J'arrive et tombe malade à tes pieds,
J'arrive et me brûle comme un nom
J'arrive pour te dire - m'entends-tu ?
J'arrive enfin pour que tu m'effaces.

________________

François Boucher
Renaud et Armide (1734)
...

Quando chegar


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Quando chegar
Quand viendra l'heure


Quando eu morrer,
Anjos meus,
Fazei-me desaparecer, sumir, evaporar
Desta terra louca
Permiti que eu seja mais um desaparecido
Da lista de mortos de algum campo de batalha
Para que eu não fique exposto
Em algum necrotério branco
Para que não me cortem o ventre
Com propósitos autopsianos
Para que não jaza num caixão frio
Coberto de flores mornas
Para que não sinta mais os afagos
Desta gente tão longe
Para que não ouça reboando eternos
Os ecos de teus soluços
Para que perca-se no éter
O lixo desta memória
Para que apaguem-se bruscos
As marcas do meu sofrer
Para que a morte só seja
Um descanso calmo e doce
Um calmo e doce descanso
Quand je mourrais,
Anges,
Faites-moi disparaître, que je m'efface et m'évapore
De cette terre de folie
Permettez-moi d'être un disparu de plus
Ajouté à la liste des morts sur les champs de bataille
Et de n'être pas ainsi exposé
Dans une morgue blanche
Ni d'avoir le ventre ouvert
À des fins d'autopsie.
Faites que je ne sois pas gisant dans le froid
D'un cercueil couvert de mornes fleurs,
Pour que je ne sente plus les caresses
De ces gens qui s'éloignent
Ni ne perçoive les ressacs de l'éternel,
Les échos de tes pleurs
Pour que se perde dans l'éther
Les scories de cette mémoire
Et que d'un coup s'éteignent
Les marques de ma souffrance
Pour que la mort ne soit plus
Qu'un repos calme et doux,
Un calme et doux repos.
________________

Pierre Puvis De Chavannes
La mort et la demoiselle (1872)
...

Psicografia


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Psicografia
Psychographie


Também eu saio à revelia
e procuro uma síntese nas demoras
cato obsessões com fria têmpera e digo
do coração: não soube e digo
da palavra: não digo (não posso ainda acreditar
na vida) e demito o verso como quem acena
e vivo como quem despede a raiva de ter visto
Moi aussi, j'en arrive à la révolte
et cherche une synthèse aux atermoiements
Je scrute mes obsessions avec sang-froid et dis
du cœur : ne rien savoir, et dis
à la parole : de ne pas dire (je n'arrive pas encore à croire
en la vie) aussi je renonce au vers comme on fait ses adieux,
vivant, comme on donne congé à la colère d'avoir vu
________________

Joan Miró
Toile brûlée II (1973)
...

Primeiras notícias da Inglaterra


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Primeiras notícias da Inglaterra
Premières communications d'Angleterre


Espremendo cravos
(imundícies primeiras num rosto semi-infantil)
beberico
os nevoeiros britânicos em mim e por fora
(e o amor se germanizando todo)
Exprimant des œillets
(immondices premières sur un visage semi-enfantin)
Je buvote
les brumes britanniques en moi et au dehors
(et l'amour de se germaniser en tout)
________________

Claude Monet
Le Parlement de Londres (1904)
...

Poesia


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Poesia
Poésie


jardins inabitados pensamentos
pretensas palavras em
pedaços
jardins ausenta-se
a lua figura de
uma falta contemplada
jardins extremos dessa ausência
de jardins anteriores que
recuam
ausência freqüentada sem mistério
céu que recua
sem pergunta
jardins inhabités des pensées
soi-disant paroles en
pièces
des jardins s'absente
la figure lunaire d'
une faute contemplée
jardins extrêmes de cette absence
de jardins antérieurs qui
reculent
absence fréquentée sans mystère
ciel qui bat en retraite
sans question
________________

Paul Klee
Jardins du temple (1920)
...

Não, a poesia não pode esperar...


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Não, a poesia não pode esperar...
Non, la poésie ne peut attendre...


Não, a poesia não pode esperar
O brigue toca as terras geladas do extremo sul.
Escapo no automóvel aos guinchos.
Hoje – você sabe disso? Sabe de hoje? Sabe que quando
digo hoje, falo precisamente deste extremo ríspido,
deste ponto que parece último possível?
A garganta sai remota,
longe de ti mal creio que te amo,
Corto o trânsito e resvalo
Que lugar ocupa este desejo de frutas?
Esta é a primeira folha aberta.
Non, la poésie ne peut attendre
Le brick touche les terres glacées de l'extrême sud.
Je m'échappe avec l'automobile aux grincements.
Aujourd'hui - le sais-tu ? Que sais-tu d'aujourd'hui ? Sais-tu que
disant aujourd'hui, justement je parle de cette rudesse extrême,
de ce point qui parait le dernier possible ?
Ma gorge part à la dérive,
loin de toi, j'ai peine à croire que je t'aime,
J'arrête le trafic et dérape
Quelle place occupe ce désir de fruits ?
Ceci est la première feuille ouverte.
________________

Juan Gris
Coupe à fruits et carafe (1914)
...

Imagino como seria te amar...


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Imagino como seria te amar...
J'imagine ce que serait de t'aimer...


para Caio Fernando Abreu

imagino como seria te amar

teria o gosto estranho das palavras
que brincamos
e a seriedade de quando esquecemos

quais palavras

imagino como seria te amar:
desisto da idéia numa verbal volúpia
e recomeço a escrever
poemas.
à Caio Fernando Abreu

j'imagine ce que serait de t'aimer

d'avoir le goût étrange des mots
avec lesquels nous jouons
et le sérieux du moment où nous oublions

certaines paroles

j'imagine ce que serait de t'aimer :
j'abandonne cette idée dans une volupté verbale
et recommence à écrire
des poèmes.
________________

Elizabeth Atterbury
Calligraphie (2017)
...

É Junho...


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É Junho...
Voici juin...


É Junho – sei-o só pela textura do ar.
Disse ainda palavras humanas
À menina da caixa que comenta as minhas compras:
“Também gosto muito de Dickens.”
Espero secretamente que tenha lido Grandes Esperanças.
Depois no autocarro há uma criança
Que se indigna contra o pai,
Prestes a sentar-se em cima
Das pequenas flores que arrancou no jardim:
“Vais matá-las”, indigna-se.
Conheço muitos tipos de desespero,
Mas nenhum me assaltou hoje.
O meu amor infeliz fez-se esquecido.
Sou uma pessoa entre pessoas
E apetece-me sorrir-lhes.
Talvez aceitem o meu sorriso.

Voici juin – je ne le sais que par la texture de l'air.
J'ai dit encore des paroles humaines
A la caissière qui commente mes achats :
« Moi aussi, j'aime beaucoup Dickens. »
Secrètement j'espère qu'elle a lu De Grandes Espérances.
Puis dans le bus il y a eu un enfant
Qui s'indignait contre son père,
Sur le point de s'asseoir sur
De petites fleurs qu'il avait cueillies dans le jardin :
« Tu vas les tuer », s'indignait-t-il.
Je connais de nombreux types de désespoir,
Mais aucun ne m'a agressé aujourd'hui.
Mon amour malheureux est oublié.
Je suis une personne parmi d'autres
Et j'ai envie de leur sourire.
Peut-être accepteront-ils mon sourire.

________________

Juan Muñoz
Many Times (1999)
...

Houve um poema...


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Houve um poema...
Il y avait un poème...


houve um poema
que guiava a própria ambulância
e dizia: não lembro
de nenhum céu que me console,
nenhum,
e saía,
sirenes baixas,
recolhendo os restos das conversas,
das senhoras,
"para que nada se perca
ou se esqueça",
proverbial,
mesmo se ferido,
houve um poema
ambulante,
cruz vermelha
sonâmbula
que escapou-se
e foi-se
inesquecível,
irremediável,
ralo abaixo.
il y avait un poème
qui conduisait sa propre ambulance
et disait : je ne me souviens
d'aucun ciel qui me consolât,
aucun,
et il s'en allait,
sirènes en sourdine,
récolter les restes des conversations,
des dames,
« afin que rien ne soit perdu
ou ne s'oublie »,
proverbial,
et même blessé,
il y avait un poème
ambulant,
une croix rouge
et somnambule
qui s'échappait
et s'en allait
inoubliable,
irrémédiable,
dans les égouts.
________________

Carlos Rosales Silva
Rivière (2021)
...

Eu penso...


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Eu penso...
Je pense...


Eu penso
a face fraca do poema/ a metade na página
partida
Mas calo a face dura
flor apagada no sonho
Eu penso
A dor visível do poema/ a luz prévia
dividida
Mas calo a superfície negra
pânico iminente do nada.
Je pense
au fragile visage du poème/ la demi page
manquante
Mais je m'arrête au dur visage
fleur effacée du rêve
Je pense
à la douleur visible du poème/ sa lumière prévue
divisée
Mais je m'arrête à la surface noire
panique imminente du néant.
________________

Giuseppe Uncini
Matière brute (1957)
...

Contagem Regressiva


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Contagem Regressiva
Compte à rebours


Acreditei que se amasse de novo
esqueceria outros
pelo menos três a quatro rostos que amei
Num delírio de arquivística
organizei a memória em alfabetos
como quem conta carneiros e amansa
no entanto flanco aberto não esqueço
e amo em ti os outros rostos
Je croyais que si j'aimais de nouveau
j'oublierais les autres
pour le moins trois ou quatre des visages que j'aimais
Dans un délire d'archivage
j'ai organisé ma mémoire en alphabets
comme celui qui s'apaise en comptant des moutons
cependant une plaie ouverte ne s'oublie pas
et j'aime en toi ces autres visages
________________

Leonora Carrington
Course de furets (1950-51)
...

Como rasurar a paisagem


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Como rasurar a paisagem
Comment raturer le paysage


a fotografia
é um tempo morto
fictício retorno à simetria

secreto desejo do poema
censura impossível
do poeta
la photographie
est un temps mort
fictif retour à la symétrie

secret désir du poème
censure impossible
du poète
________________

Serge Hamad
Plage 4 (2011)
...

Chove


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Chove
Il pleut


A chuva cai.
Os telhados estão molhados,
Os pingos escorrem pelas vidraças.
O céu está branco,
O tempo está novo.
A cidade lavada.
A tarde entardece,
Sem o ciciar das cigarras,
Sem o jubilar dos pássaros,
Sem o sol, sem o céu.
Chove.
A chuva chove molhada,
No teto dos guarda-chuvas.
Chove.
A chuva chove ligeira,
Nos nossos olhos e molha.
O vento venta ventado,
Nos vidros que se embalançam,
Nas plantas que se desdobram.
Chove nas praias desertas,
Chove no mar que está cinza,
Chove no asfalto negro,
Chove nos corações.
Chove em cada alma,
Em cada refúgio chove;
E quando me olhaste em mim,
Com os olhos que me seguiam,
Enquanto a chuva caía
No meu coração chovia
A chuva do teu olhar.
La pluie tombe.
Les toits sont mouillés,
Les gouttes coulent le long des vitres.
Le ciel est blanc,
Le temps est neuf.
La ville est délavée.
Le soir est un crépuscule,
Sans la stridulation des cigales
Sans la jubilation des oiseaux,
Sans le soleil, sans le ciel.
Il pleut.
La pluie afflue mouillée,
Sur les panneaux des parapluies.
Il pleut.
La pluie mouille légèrement,
Et nos yeux sont mouillés.
Le vent balance des rafales
Contre les vitres qui s’emballent,
Sur les plantes qui se déplient.
Il pleut sur les plages désertes,
Il pleut sur la mer qui est grise,
Il pleut sur l'asphalte noir,
Il pleut dans les cœurs.
Il pleut en chaque âme,
Et dans chaque refuge, il pleut ;
Et lorsque tu m'as regardé,
Et que tes yeux me suivaient,
Tandis que la pluie tombait
Dans mon cœur, en moi pleuvait
La pluie de ton regard.
________________

Gregory Thielker
Under the Unminding Sky (2010)
...

Tu queres sono: despe-te dos ruídos...


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A teus pés (1982) »»
 
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Tu queres sono: despe-te dos ruídos...
Tu veux dormir : dépouille-toi des bruits...


Tu queres sono: despe-te dos ruídos, e
dos restos do dia, tira da tua boca
o punhal e o trânsito, sombras de
teus gritos, e roupas, choros, cordas e
também as faces que assomam sobre a
tua sonora forma de dar, e os outros corpos
que se deitam e se pisam, e as moscas
que sobrevoam o cadáver do teu pai, e a dor
 (não ouças)
que se prepara para carpir tua vigília, e os cantos que
esqueceram teus braços e tantos movimentos
que perdem teus silêncios, e os ventos altos
que não dormem, que te olham da janela
e em tua porta penetram como loucos
pois nada te abandona nem tu ao sono.
Tu veux dormir : dépouille-toi des bruits, et
des restes du jour, extrais de ta bouche
le poignard et le trépas, les ombres de
tes cris, et tes habits, pleurs, liens et
aussi les visages qui s'exaspèrent sur
ta forme sonore du don, et les autres corps
qui se couchent et se piétinent, et les mouches
qui survolent le cadavre de ton père, et la douleur
 (n'écoute pas)
qui se prépare à déplorer ta veille, et les chants qui
oublièrent tes bras et tant de mouvements
que perdent tes silences, et les grands vents
qui ne dorment pas, qui te regardent à la fenêtre
et qui pénètre par ta porte comme des fous
pourtant rien ne t'abandonne rien ne te laisse dormir.
________________

Gerhard Richter
Peinture abstraite - 599 (2016)
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