Ana Cristina Cesar


• Ana Cristina Cesar (née à Rio de Janeiro, le 2 juin 1952, morte à Rio, le 29 octobre 1983) est une poétesse, critique littéraire, professeur et traductrice brésilienne.
• Elle est considérée comme l'un des principaux noms de la génération miméografo (ronéotypie), ou poésie marginale des années 1970, dont la production culturelle se faisait par les moyens de circuits alternatifs, en raison de la censure exercée par la dictature militaire.
• Son nom de famille complet est : Ana Cristina Cruz César, mais elle avait pour habitude de signer ses écrits et publications, soit Ana Cristina Cesar (sans accent aigu), soit plus simplement, Ana C.
• Fille du sociologue et journaliste Waldo Aranha Lenz César – membre de l'Église presbytérienne, d'une culture progressiste, moralement libérale et politiquement socialiste (Directeur de la revue Paz e terra, il est le fondateur de l'Institut supérieur d'études de la religion, et de l'ONG CENPLA, organisme de recherches et de planification des projets sociaux pour le Brésil et l'Amérique Latine, qu'il représente à l'ONU) – et de la professeur Maria Luiza Cruz, elle aussi protestante, mais d'obédience méthodiste, ayant un ancrage plus conservateur, Ana Cristina effectue sa première scolarité au lycée méthodiste Bennett de Rio, jusqu'en 1964.
• Vivant avec ses deux frères cadets, Flávio et Filipe, dans leur appartement de Copacabana, elle voit rarement son père, grand voyageur, qui aimait faire des lectures bibliques en s'accompagnant d'un petit orgue. Dès l'âge de six ans, elle dictait des poèmes à sa mère qui lui offrait des livres - mère qui fut étudiante auprès du poète Manuel Bandeira. Elle lui enverra un conte de sa fille dont il est le personnage. Manuel répondra en adressant à Ana Cristina, deux poèmes recopiés de sa main : Debussy et Irene no céu
• Après un voyage en Uruguay avec ses parents et son frère Flavio, en 1966-1967, elle fréquente brièvement l'église méthodiste, puis devient membre de l'église presbytérienne d'Ipanéma où elle dirige le mensuel ronéoté Communidade Sa production écrite est alors intense (cahiers, bloc-notes, agendas).
• En 1969-1970 grâce au parrainnage de l'International Christian Youth Exchange, elle part étudier l'anglais à Londres. Elle est accueillie dans une famille protestante dont le père avait le statut de pasteur, mais non la conduite. Elle fréquente la Richmond School for Girls, dans le Surrey. Ce séjour fut l'occassion pour elle de visiter le Pays de Galles, l’Irlande et, en juillet 1970, elle remonte depuis Rome, en passant par Nice, jusqu'à Paris. En août, elle est à Amsterdam, d’où elle s’envole pour New York et Boston, avant de regagner Rio de Janeiro.
• Cette première confrontation avec la langue et la littérature anglo-saxonne exerce une influence déterminante sur la construction de sa personnalité. Elle fait l'apprentissage d'une certaine relativité des valeurs. Dès son retour, elle cesse de fréquenter l'église, et passe le concours d'entrée à la Faculté des Lettres de l'Université Catholique (PUC) de Rio
• Au cours de ses études, elle se lie d'amitié avec Ana Candida Perez, étudiante comme elle (ensemble, elles traduiront des poèmes de Sylvia Plath), et reçoit les enseignements de Clara Alvim sur l'école structuraliste de Roman Jakobson à Jacques Derrida, en passant par Barthes, Todorov, Foucault ou encore Deleuze ; et les cours de Cecilia Londres, sur la Théorie de la littérature.
• Après avoir obtenu son diplôme, Ana Cristina commence à enseigner l'anglais ou le portugais dans des écoles publiques et privées, travaille pour le CENPLA, voyage au travers du Brésil et en Uruguay, écrit des articles pour des journaux alternatifs, tels que Beijo et Opinião. Elle devient conseillère au département de recherche et d'écriture de scénarios pour la télévision Rede Globo. Elle réalise des traductions à caractère fortement littéraire d'écrivains tels que Emily Dickinson, Marianne Moore et Anthony Barnett, Katherine Mansfield. Dans ses poèmes elle fait usage de citations, de clin d'oeil, de collage et d'adaptations de ces auteurs traduits, et d'autres. Élève de Cacaso, de Clara Alvim et d'Heloísa Buarque de Holanda, elle resserre ses liens avec les poètes de la « génération marginale » et, en 1976, est invitée à participer à la publication de 26 poetas hoje, organisée par Heloísa B. de Holanda.
• En 1979, sous la direction d’Heloísa B. de Hollanda, elle obtient une maîtrise en communication de l'UFRJ, pour sa thèse sur la Littérature et le cinéma documentaire. Elle publie également ses premiers livres, Cenas de abril (poésie) et Correspondência completa (prose), à la manière artisanale de la génération miméographe.
• Puis elle retourne une seconde fois en Angleterre, où elle écrit et imprime Luvas de pelica, obtient un Master of Arts (avec distinction) en théorie et pratique de la traduction littéraire à l'université d'Essex, et début 1981 revient à Rio pour assembler et officiellement édité ce troisième recueil de poésie.
• En 1982, elle fait publier par les Éditions « Brasiliense » à São Paulo, son dernier recueil qui reprend et complète les trois précédents : A tua pés. Celui-ci, dès sa parution, est considéré comme un succès d'édition, mais la vie personnelle de Ana Cristina, après la réimpression de son livre, traverse une crise grave. À peine sortie d'une période d'hospitalisation, en raison de poussées dépressives, et après de constantes tentatives de suicide, le 29 octobre 1983, Ana Cristina, de retour chez ses parents, se jette par la fenêtre du 7ème étage de l'appartement de Copacabana.
• Ses écrits ont été confiés à son meilleur ami, le poète Armando Freitas Filho, et en 1985, un livre est publié, Inéditos e Dispersos, qui reprend la plupart des textes produits par l'autrice entre 1961 et 1983.
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ŒUVRES POÉTIQUES PUBLIÉES (5 recueils de poésie, et 1 oeuvre complète)


•1979 Cenas de abril
•1979 Correspondência completa
•1981 Luvas de pelica

•1982 A teus pés
(Reprise des trois recueils + un nouveau : A teus pés)
•1985 Inéditos e dispersos (posthume)
•2013 Poética (oeuvres complètes - posthume)

ŒUVRES EN PROSE, ESSAIS, TRADUCTIONS :


•1978 Literatura e cinema documentário, Thèse de maitrise ès communication, Université Fédérale de Rio de Janeiro
•1980 Êxtase, traduction du conte Bliss (1918) de Katherine Mansfield

•1988 Escritos da Inglaterra, essais sur la traduction de la période Université d'Essex (posthume)
•1993 Escritos no Rio, articles de presse brésiliens + essais inédits (posthume)
•1999 Correspondência incompleta, adressée à ses amies et professeurs :
  Clara Andrade Alvim, Maria Cecilia Londres et Heloisa Buarque de Hollanda, et Ana Candida Perez (posthume)



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POÉSIE EN LIGNE


  • Extraits de Cenas de abril (1979) :
1
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3
4
5
6
7
Arpejos
Casablanca
Enciclopédia
Instruções de bordo
Nada, esta espuma
Olho muito tempo...
Primeira lição
Arpèges
Casablanca
Encyclopédie
Instructions de bord
Rien, cette écume
Je regarde longtemps...
Première leçon


  • Extraits de Luvas de pelica (1980) :
1
2
Epílogo
Opto pelo olhar estetizante...
Épilogue
J’opte pour le regard esthétisant...


  • Extraits de A teus Pès (1982) :
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
Cabeceira
Duas antigas
Este Livro
Fagulha
Marfim
Minha boca também...
Nada disfarça o apuro do amor...
O tempo fecha
Quando entre nós...
Samba-Canção
Travelling
Tu queres sono: despe-te dos ruídos...
Tête de lit
Deux vieilles
Ce livre
Étincelle
Ivoire
Ma bouche aussi...
Rien ne voile l'embarras de l'amour...
Le temps s'achève
Lorsqu'entre nous...
Chanson-Samba
Travelling
Tu veux dormir : dépouille-toi des bruits...


  • Extraits de Inéditos e Dispersos (1985) :
1
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4
5
6
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9
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18
Chove
Como rasurar a paisagem
Contagem Regressiva
Eu penso...
Houve um poema...
Imagino como seria te amar...
Não, a poesia não pode esperar...
Poesia
Primeiras notícias da Inglaterra
Psicografia
Quando chegar
Quartetos
Soneto
Sonho Rápido de Abril
Tenho uma folha branca...
Ulysses
Um beijo
Volto pra você...
Il pleut
Comment raturer le paysage
Compte à rebours
Je pense...
Il y avait un poème...
J'imagine ce que serait de t'aimer...
Non, la poésie ne peut attendre...
Poésie
Premières communications d'Angleterre
Psychographie
Quand viendra l'heure
Quatrains
Sonnet
Rapide rêve d'avril
J'ai une feuille blanche...
Ulysse
Un baiser
Je reviens vers vous...









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