Mario Quintana


• Mário de Miranda Quintana (Alegrete, 30/07/1906 - Porto Alegre, 5/05/1994) est un poète gáucho (Rio Grande do Sul), traducteur et journaliste brésilien.
• Né dans une famille aisée et cultivée – ses grands-parents étaient médecins, ses parents possédaient une pharmacie – il apprend à lire, avec leur aide, en utilisant le Correio do Povo et son père lui enseigne les rudiments français. Il poursuivra le reste de ses études primaires à Alegrete.
• En 1919 il est inscrit comme interne, au Collège militaire de Porto Alegre. Il commence à écrire et participe à l'élaboration du magazine Hyloea, organe de la Société civique et littéraire des étudiants du Collège.
• En 1924, il quitte pour des raisons de santé le Collège sans obtenir de diplôme. Il travaille quelque temps à la Livraria do Globo qui est une librairie mais aussi un éditeur de renommée nationale, puis retourne, l'année suivante à Alegrete travailler comme préparateur à la pharmacie familiale.
• Sa mère décède en 1926. Sa première publication est écrite en prose car il gagne le concours de nouvelles organisé par le journal Diário de Notícias de Porto Alegre, avec A sétima personagem. En 1927 son père décède à son tour...
• En 1929, il rejoint la rédaction du journal O Estado do Rio Grande, dirigé par Raul Pula, homme politique renommé, adepte du parlementarisme et l'un des fondateurs du Partido Libertador de Rio Grande do Sul. Enthousiasmé par la révolution menée par Getúlio Vargas, il s'engage dans le Septième bataillon de Chasseurs ; Par ordre du commandant Nascimento, il tient le journal de bord de la troupe. Il reste six mois à Rio de Janeiro. puis retourne à la capitale du Rio Grande do Sul, Porto Alegre, reprenant son travail à la rédaction de O Estado.
• À cette époque, il fréquente des intellectuels de sa génération : Augusto Meyer, Theodemiro Tostes, Athos Damasceno Ferreira, Sotéro Cosme. En 1934 il publie sa première traduction, Palavras e sangue, de Giovanni Papini, aux Éditions Globo. Il traduira également, entre autres auteurs, Marcel Proust (À la recherche du temps perdu), Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, Virginia Woolf, Aldous Huxley, Somerset Maughan et Joseph Conrad.
• En 1940, il fait son entrée en poésie avec la publication des sonnets non conventionnels de A rua dos cataventos toujours aux Éditions Globo. Le livre a une grande répercussion et ses poèmes commencent bientôt à apparaître dans les manuels scolaires et les anthologies.
• À partir de 1943, Mario Quintana tient dans la Revista da Pedro puis au Correio do Povo de Porto Alegre une rubrique intitulée « Do Caderno H », (du cahier H) composée la plupartdu temps de phrases courtes : aphorismes, blagues, jeux de mots, petits dialogues imaginaires, surprises, fragments. Il feront la substance de « Caderno H » qu'il enrichira au fil des années, et qui sera publié pour la première fois, en tant que livre, en 1973.
• Dans les années qui suivent jusqu'en 1966 il va publier un ensemble de recueils de formes très diverses, en vers ou en prose - sonnets, quatrains, aphorismes, vers libres et raffinés - Canções, Sapato florido, O Aprendiz de Feitiçeiro (très apprécié par les milieux littéraires), Espelho Mágico, Inéditos e Esparsos, puis en 1962, Poesias, réunion de ses oeuvres principales, sous les auspices de la division culturelle du ministère de l'Éducation et de la Culture de Rio Grande do Sul, par les Éditions Globo.
• En 1966, Mario voit son travail reconnu au niveau national lorsqu'il remporte le prix Fernando Chinaglia, de l'Union brésilienne des écrivains, pour Antologia Poética. La même année, il reçoit un hommage de l'Académie brésilienne des lettres (ABL). Toutefois, Mario ne fut jamais admis à l'ABL, ce dont Manuel Bandeira s'offusqua à travers un poème-hommage rendu au poète (Quintanares), et qu'il lut devant les universitaires qui avaient refusé à son ami poète l'entrée à l'Académie pour la troisième fois. En réponse, Quintana composa un poème ironique intitulé : Poeminho do Contra . Quintanares est également devenu le titre d'un livre qui sortira en 1976.
• En 1975, parait Pé de Pilão, publié à l'origine en 1968, et qui fait partie de la troisième période d'ouvrages pour enfants et adolescents. Cette production, commencé en 1948 se terminera en 1990. Mario Quintana, en plus d'être l'un des précurseurs du récit poétique destiné aux enfants, a également innové dans la forme narrative. D'ailleurs, Son texte Lili Inventa o Mundo paru en 1983 sera monté pour le théâtre en 1993 par Dilmar Messias.
• Mario qui jamais ne s'est marié et n'eut jamais d'enfants, a vécu toute sa vie, seul dans des pensions modestes ou dans des chambres d'hôtel, en particulier dans l'ancien hôtel Majestic, où il réside entre 1968 et 1980. En 1982, celui-ci deviendra la Casa de Cultura Mario Quintana. Après 1980, il est soudainement sans abri. Ironiquement, il fera observer que : « Cela n'a pas d'importance. Je vis en moi. » En 1983, il déménage à l'Hôtel Royal, rue Marechal Floriano, appartenant à l'athlète Paulo Roberto Falcão, qui l'accueille. Plus tard, il déménagera à l'Hôtel Porto Alegre, dans le centre de cette ville où il est resté jusqu'à la fin de ses jours.
• Dans les années 80-90 Mario va publier encore d'importants ouvrages de poésie, comme « Apontamentos de História Sobrenatural », « A Vaca e o Hipogrifo », « Esconderijos do Tempo » ou « Baú de Espantos ».
• Il reçoit en 1981 le prix Jabuti de la personnalité littéraire de l'année.
• Sur la fin de sa vie, ses oeuvres sont rééditées par Universidade Federal do Rio Grande do Sul (UFRGS) et regroupées dans différentes anthologies, bilingue portugais / espagnol (Editora Tchê) et canadienne (Liberté, Montréal).
• Mario Quintana décède le 5 mai 1994 à l'âge de 87 ans. Un détail qui n'est pas sans importance s'agissant du nom de l'auteur : Mario, et non pas Mário. Quintana Mario, jamais n'a signé, ni publié un livre avec un á sur son prénom, malgré les règles orthographiques en usage au Brésil, aussi avons-nous respecté la volonté du poète, tout comme le fait Júlio Saraiva, poète lui aussi, sur Luso Poemas : Dia 29 passado, o poeta Mario Quintana (seu nome não tem acento) completaria 102 anos...
ŒUVRES POÉTIQUES PUBLIÉES (18 recueils de poésie, 6 livres pour enfants, dont 1 pièce de théâtre)


• 1940 A Rua dos Cataventos
• 1946 Canções
• 1948 Sapato Florido
• 1950 O Aprendiz de Feiticeiro
• 1951 Espelho Mágico
• 1953 Inéditos e Esparsos
• 1962 Poesias
• 1973 Caderno H
• 1976 Apontamentos de História Sobrenatural

• 1976 Quintanares
• 1977 A Vaca e o Hipogrifo
• 1980 Esconderijos do Tempo
• 1986 Baú de Espantos
• 1987 Preparativos de Viagem
• 1987 Da Preguiça como Método de Trabalho
• 1988 Porta Giratória
• 1989 A Cor do Invisível
• 1990 Velório Sem Defunto

LIVRES POUR ENFANTS :


• 1948 O Batalhão das Letras
• 1968 Pé de Pilão
• 1983 Lili inventa o Mundo
• 1984 Nariz de Vidro
• 1984 O Sapo Amarelo
• 1994 Sapato Furado



AUTRES PUBLICATIONS :

 – THÉÂTRE –

• 1983 Lili inventa o mundo - Direction : Dilmar Messias

 – TRADUCTIONS –

Chez Globo, entre 1934 et 1962

• Giovanni Papini, Parole e sangue
• Marcel Proust - À la recherche du temps perdu
• Honoré de Balzac - La comédie humaine
• Voltaire - Contes et nouvelles
• Virginia Woolf - Mrs. Dalloway
• Graham Greene - O poder e a glória
• Joseph Conrad - Lord Jim

et nombre d'autres auteurs connus ou non, romans à l'eau de rose et policiers,
rémunérés de quelques escudeiros à la page

HOMMAGES & DISTINCTIONS :


• 1966 Prix Fernando Chinaglia, de l'Union des Écrivains brésiliens, pour Antologia Poética
• 1967 Citoyen d'honneur de Porto Alegre, conféré par le Conseil Municipal
• 1976 Médaille "Negrinho do Pastoreio" du Gouvernement de l'État de Rio Grande do Sul
• 1977 Prix du Pen Club de Poésie Brésilienne, pour Apontamentos de história sobrenatural
• 1981 Prix Jabuti de la personnalité littéraire de l'année

• 1989 Il est élu Prince des poètes “Príncipe dos Poetas Brasileiros”,
   par l’Academia Nilopolitana de Letras, et le journal A Voz dos Municípios Fluminenses.
   Il est le 5ème poète à recevoir ce titre après Olavo Bilac, Alberto Oliveira, Olegário Mariano et Guilherme de Almeida.

D'autre part, il a reçu le titre de Docteur Honoris Causa des universités suivantes :

• 1982 Universidade Federal do Rio Grande do Sul (UFRGS)
• 1986 Universidade do Valedo Rio dos Sinos (Unisinos)
• 1986 Pontifícia Universidade Católica do Rio Grande do Sul (PUCRS)
• 1989 Universidade de Campinas (Unicamp)
• 1989 Universidade Federal do Rio de Janeiro (UFRJ)

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POÉSIE EN LIGNE



  • Extraits de A rua dos cataventos (1940) :
1
2
3
4
O Auto-Retrato
Soneto II (Dorme, ruazinha...)
Soneto XVII (Da vez primeira...)
Soneto XIX (Minha morte nasceu...)
Mon autoportrait
Sonnet II (Dors, petite rue...)
Sonnet XVII (La première fois...)
Sonnet XIX (Ma mort est née...)


  • Extraits de Canções (1946) :
1
2
3
4
Canção de bar
Canção de vidro
Canção do amor imprevisto
Segunda canção de muito longe
Chanson de bistro
Chanson de verre
Chanson de l'amour imprévu
Seconde chanson venue de très loin


  • Extraits de O sapato florido (1948) :
1
2
3
4
Crianças gazeando a escola
Cruel amor
O vento
Os fantasmas do passado
Enfants à l'école buissonnière
Cruel amour
Le vent
Les fantômes du passé


  • Extraits de O aprendiz de feticeiro (1950) :
1
2
3
4
5
6
Ao longo das janelas mortas...
Bar
No silêncio terrível do Cosmos
Noturno
O poema do amigo
Obsessão do Mar Oceano
Au long des fenêtres mortes...
Bar
Dans le terrible slence du Cosmos
Nocturne
Le poème de l'ami
Obsession de la Mer Océane

  • Extraits de Espelho mágico (1951) :
1
Das utopias
Des utopies


  • Extraits de Apontamentos de história sobrenatural (1976) :
1
2
3
4
5
6
A beleza dos versos impressos em livro...
Naturezas-mortas
O velho do espelho
Olho as minhas mãos...
Poema da gare de Astapovo
Presença
La beauté des vers imprimés dans les livres...
Natures mortes
Le vieux dans le miroir
Je regarde mes mains
Poème de la gare de Astapovo
Présence


  • Extraits de Esconderijos do tempo (1980) :
1
2
3
4
5
Bilhete
O poeta canta a si mesmo
Os poemas
Se o poeta falar num gato...
Vida

Billet
Le poète chante à soi-même
Les poèmes
Vie

  • Extraits de Nariz de vidro (1984) :
1
Se eu fosse um padre...
Si j'étais prêtre...


  • Extraits de Baú de espantos (1986) :
1
2
3
4
Tenta esquecer-me
Torre azul
Um nome na vidraça
Viver
Essaie de m'oublier...
Tour bleue
Son nom sur la vitre
Vivre


  • Extraits de A cor do invisível (1989) :
1
2
Jardim interior
Quem ama inventa...
Jardin intérieur
Celui qui aime invente...


  • Extraits de Velório sem defunto (1990) :
1
O vento e eu
Le vent et moi








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