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Cair do pano


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Cair do pano
Tombée du rideau


As acácias já se incendiaram de vermelho
e o zumbido das cigarras enxameia obsidiante
a manhã de Dezembro. A terra exala,
em haustos longos, o aguaceiro da madrugada.
Ao longe, no extremo distante da caixa

de areia, o monhé das cobras enrola
a esteira e leva o cesto à cabeça,
cumprido o papel exacto que lhe coube
e executou com paciente sageza hindu.
Dura um instante no trémulo contraluz

do lume a que se acolhe, antes da sombra
derradeira. Assim, os comparsas convocados
para esta comédia a abandonam, verso
a verso, consignando-a ao olvido
e à erva daninha que, persistente, a cobrirá

irremediavelmente. O encenador faz
a vénia da praxe e, porque aplausos
lhe não são devidos, esgueira-se pelo
anonimato da esquerda alta. É Dezembro
a encurtar o tempo, o pouco que nos sobra.
Les acacias déjà rouges s'embrasent et
l'obsédante cymbalisation des cigales
envahit le matin de décembre. La terre
délivre à longs traits, l’averse de l’aube.
Au loin, à l’extrémité la plus distante du bac

à sable, le charmeur de serpents enroule
sa natte et dépose le panier sur sa tête,
puis accomplit le rôle exact qui lui convient,
exécuté avec une patience hindoue. Il tarde
un instant dans le contre-jour tremblant

du feu près duquel il s'abrite, avant la dernière
ombre. Ainsi, les figurants convoqués à
cette comédie l’abandonnent, vers après
vers, en la consignant aux oubliettes et à
l'herbe mauvaise qui, persistante, la couvrira

irrémédiablement. Le régisseur fait
la révérence d'usage et, parce qu'il ne mérite
pas d'être applaudi, s'éclipse dans l’anonymat
du coin supérieur gauche. C'est décembre
qui raccourcit le temps, du peu qu'il nous en reste.
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Félix Vallotton
La Loge de théâtre, le monsieur et la dame (1909)
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Aeroporto


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Aeroporto
Aéroport


É o fatídico mês de Março, estou
no piso superior a contemplar o vazio.
Kok Nam, o fotógrafo, baixa a Nikon
e olha-me, obliquamente, nos olhos:
Não voltas mais? Digo-lhe só que não.

Não voltarei, mas ficarei sempre,
algures em pequenos sinais ilegíveis,
a salvo de todas as futurologias indiscretas,
preservado apenas na exclusividade da memória
privada. Não quero lembrar-me de nada,

só me importa esquecer e esquecer
o impossível de esquecer. Nunca
se esquece, tudo se lembra ocultamente.
Desmantela-se a estátua do Almirante,
peça a peça, o quilómetro cem durando

orgulhoso no cimo da palmeira esquiva.
Desmembrado, o Almirante dorme no museu,
o sono do bronze na morte obscura das estátuas
inúteis. Desmantelado, eu sobreviverei
apenas no precário registo das palavras.
C'est le mois fatidique de mars, je suis
au dernier étage à contempler le vide.
Kok Nam, le photographe, pose son Nikon
et me regarde obliquement dans les yeux :
Tu ne reviendras pas ? Je lui dis juste non.

Je ne reviendrai pas, mais je resterai toujours,
quelque part en petits signes illisibles,
à l'abri de toutes les futurologies indiscrètes,
préservé seulement dans l'exclusivité de ma mémoire
privée. Je ne veux me souvenir de rien,

ce qui m'importe c'est d'oublier et d'oublier
ce qui est impossible à oublier. Jamais on ne peut
oublier, on se souvient de tout inconsciemment.
On a démantelé la statue de l'Amiral
pièce par pièce, le kilomètre cent persiste

avec fierté à la cime de l'insaisissable palmier.
Démembré, l'Amiral dort dans le musée d'un
sommeil de bronze la mort obscure des statues
inutiles. S'il est démantelé, moi, je survivrai encore
un peu dans le registre précaire des mots.
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Giulio d'Anna
Aéroport et avion en piqué (1931)
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A casa de areia


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A casa de areia
La maison de sable


Face ao mar, orgulhosa no topo do areal,
só madeira e zinco sobre pilares de cimento
ao sabor dos quatro ventos. O quintal
das traseiras sempre uma festa, frango
no churrasco, alegria nos copos. Depois

a Isilda casaria com o Freitas,
a Ermelinda ia ficar para tia
e o Horácio dava em droga.
O Neca, o Tino e o Mando foram
à vida, cada qual para seu lado.

Na velha casa virada à baía,
além do ranger da madeira
batida pelo vento e a areia
apenas ficaram a avó Carminda
e a velha cadela "Deixa-Falar".
Face à la mer, au-dessus de la plage,
fière sur des piliers de ciment, rien que
le bois et le zinc au gré des quatre vents.
À l'arrière, le jardin est en fête, la volaille
sur les braises, la joie dans les verres. Puis

Isilda épousera Freitas,
Ermelinda deviendra tante
et Horatio se droguera.
Neca, Tino et Mando sont allés
vivre leur vie chacun de son côté.

Dans la vieille maison devant la baie,
mis à part les grincements du bois
frappé par le vent et le sable,
ne reste que la grand-mère Carminda
et la vieille chienne "Laisse-les-Dire".
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Paul Signac
St.-Briac. La Garde Guérin (1890)
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Mirante


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Mirante
Gloriette


De leve, irreal e fantástica,
a névoa poisa nos teus ombros
e o vento vem devagarinho
agitar-te a rebeldia dos cabelos.
Um rio de cinza corre brando

pela pedra.
  Vacilantes
esvoaçam pálidas gaivotas
longe.
  Vozes suspendem-se

na distância onde claros
barcos oscilam de perfil.
Nos teus olhos incomparáveis
arde uma alta febre.
    Eu não

posso fugir-te:
lentamente desces, instalas-te
no meu sangue.
  Não tenho
rosto e esqueço o meu nome.
Irréelle, fantastique et légère
la brume se pose sur tes épaules
et le vent avec lenteur vient
agiter tes cheveux rebelles.
Coule une humble rivière de cendre

parmi les pierres.
  Vacillantes
et pâles voltigent des mouettes
au loin.
  Des voix sont suspendues

dans la distance où la silhouette
limpide d'une barque oscille.
Dans tes yeux incomparables
brûle une grande fièvre.
    Et moi, je ne

peux pas te fuir :
lentement tu descends, tu t'installes
dans mon sang.
    Je n'ai plus
de visage et j'oublie mon nom.
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Nicolas de Staël
Mouettes (1955)
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Derrota


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Derrota
Défaite


Mágoa índica, doída saudade ao sol-
-poente de praias na distância, travado
na garganta o soluço à luz
crepuscular que persiste e teima
não tornar-se olvido. Sal saudade,

padrão, dura lembrança erguida
contra obturações e fissuras do tempo,
assim principia uma jornada
de longas tribulações: o que fomos
jamais seremos, evocativas sombras

que somos de grandeza envilecida,
voz asfixiada no sono entorpecente
das consciências sem remorso. Saudade,
corpos de morena canela na areia
alongados. Travo a terebintina,

doirado, sumarento mel
de dulcíssimos frutos, fermento
de orientes perdidos na rota inversa
de argonautas privados de deuses e mitos.
Cansados de tantas pátrias, de pátrias

rejeitados, na pátria indesejados,
silentes volvemos, vultos espectrais
no mar lento de negrume e escombros,
ao cais cinzento do destino original,
às exéquias do sonho em campa anónima.

Por mortalha o precário resguardo
deste discurso penosamente vencido
nas longas diuturnidades da insónia.
Ainda que cantar seja seu modo,
não canta, chora meu canto.
Tristesse indienne, douleur morne au soleil-
-couchant des plages à l'horizon, et dans la
gorge, coincé, un sanglot d'une lumière
crépusculaire persiste et s'entête à
ne pas tomber dans l'oubli. Regret salé,

une pierre, dure, commémorative, dressée
contre les fissures et les plombs du temps,
ainsi commence une longue journée
de tribulations, nous ne serons jamais plus
ce que nous fûmes, ombres évocatrices

de cette grandeur déchue qui fut la nôtre,
voix étouffée par le sommeil stupéfiant
des consciences sans remords. Regrets,
brunis, corps de cannelle, étendus
sur le sable. Odeur de térébenthine,

dorure, miel succulent
des fruits trop sucrés, ferment
des orients perdus allant à rebours de la route
des argonautes, privés de dieux et de mythes.
Par tant de patries, fatigués, par tant de patries,

rejetés, vers des patries non désirés,
en silence, figures spectrales, nous retournons
par la mer, et ses lentes noirceurs, ses décombres
et ses quais de cendre du destin originel,
aux obsèques du rêve en des tombes anonymes.

Pour linceul, l'abri précaire
de ce discours péniblement vainqueur
au gré d'anciennes et longues insomnies.
Bien que chanter soit sa manière,
il ne chante plus, mon chant, il pleure.
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Emiliano di Cavalcanti
Deux femmes (1935)
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Telegrama


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Telegrama
Télégramme


Ao longo destes anos todos
nada temos dito - meia dúzia
de palavras trocadas para o ofício
difícil da vida diária
e quantas delas proferidas com azedume.
Não te roubou, a brancura dos cabelos,
a doçura que nos teus olhos mais
se acentua.
Mãe,
este silêncio anda cheio de ternura.
Tout au long de ces années, nous
n’avons presque rien dit – une demi-douzaine
de mots échangés pour le métier
difficile de la vie quotidienne
et combien d’entre eux prononcés avec amertume.
Tu ne les as pas volés tes cheveux blancs,
ni la douceur plus accentuée
de tes yeux.
Maman,
ce silence est plein de tendresse.
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Henri Matisse
Mère et fils (1950)
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Tédio


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Tédio
Ennui


Estamos chateados e não temos ilusões.
As nossas árvores não frutificam fantasias,
dão flores de sangue
e frutos abortivos de dor.
Atiramos pedras pr’além do muro
e escutamos o som opaco da queda.
O muro é de silêncio
mas as pedras têm arestas e levantam nuvens de caliça
que pairam no ar.
Subimos uma avenida de acácias,
passeios brancos e asfalto grosso.
Não nos interessam as acácias, os passeios brancos
e o asfalto grosso.
Vai um homem connosco.
Enquanto diz das futilidades
de Miss Dawson
outros olham-nos como se fôssemos a parte negativa
deste mundo restrito.
Em distante estrada plena de sol
dum qualquer país distante
Henri, o marinheiro, caminha com o céu sobre a cabeça.
Não atiramos pedras em vão.
Continuamos a subir de mãos nos bolsos
e, porque agora, muitos nos olham
inviamente,
no cimo, cuspiremos o chewing-gum
de encontro à parede.
Nous sommes furieux, et sans illusions.
Nos arbres ne produisent plus de fantaisies,
ils donnent des fleurs de sang
et des fruits avortés dans la douleur.
Nous avons, au-delà du mur, jeté des pierres
et entendu le bruit sourd de la chute.
C'est un mur de silences
où les pierres ont des arêtes, s'y lèvent des nuées de calcite
qui planent dans les airs.
Nous avons remonté l'avenue des acacias,
des trottoirs blancs et d'épais macadams
Ne nous intéressent ni les acacias, ni les trottoirs blancs
ni les épais macadams.
Près de nous, marche un homme.
Tandis que nous parlons des futilités
de Miss Dawson,
d'autres nous observent, serions-nous la partie négative
de ce monde restreint.
Là-bas, sur une route ensoleillée,
dans un pays lointain,
Henri, le marinier, marche avec le ciel au-dessus de sa tête.
On ne jette pas de pierres en vain.
Nous continuons de monter les mains dans les poches
et, puisque dès lors, trop de gens nous observent
sans pouvoir nous atteindre, de
là-haut, nous avons craché notre chewing-gum
à l'encontre du mur.
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Romare Bearden
Réunion (1983)
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Sem nada de meu


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Sem nada de meu
Sans rien de moi


Dei-me inteiro. Os outros
fazem o mundo (ou crêem
que fazem). Eu sento-me
na cancela, sem nada
de meu e tenho um sorriso
triste e uma gota
de ternura branda no olhar.
Dei-me inteiro. Sobram-me
coração, vísceras e um corpo.
Com isso vou vivendo.
Je me donne entier. Eux, ils
font le monde (ou croient
le faire). Moi je m'assieds
près de la barrière, sans rien
de moi et je n'ai qu'un sourire
triste et une goutte
de tendresse dans les yeux.
Je me donne entier. De cœur
ils surabondent, viscères et corps.
Ainsi je vais, ainsi je vis.
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Jeffrey Smart
Autoportrait chez Papini (1984-1985)
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Progresso


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Progresso
Progrès


Estamos nus como os gregos na Acrópole
e o sol que nos mira também os fitou.
Mas fazemos amor de relógio no pulso.
Nous sommes nus comme les grecs de l'Acropole
et le soleil qui nous regarde les regarde aussi.
Mais nous faisons l'amour la montre au poignet.
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William-Adolphe Bouguereau
Le ravissement de Psychée (1895)
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Maxilar triste


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Maxilar triste
Triste mâchoire


Suave curva dolorosa
atenuando o bordo rijo
desse rosto derradeiro
de brancura infinita.

Impugnando-lhe a doçura,
a antinomia do tempo
acentuará os duros ângulos
num mapa de tristeza

irreparável. O sorriso
vago nela projecta um
brilho fosco de loiça antiga:

espreitando na carne
os dentes anunciam o resto.
Courbe suave et douloureuse
atténuant le bord endurci
de ce dernier visage
d'une blancheur infinie.

Comme elle conteste sa douceur,
l’antinomie du temps
accentuera la dureté des angles
sur cette carte d'une tristesse

irréparable. Son vague sourire
projette l'aspect mat
des anciennes faïences :

Tapie dans la chair,
les dents annoncent le reste.
________________

Daniele da Volterra
Portrait de Michel-Ange (1544 env.)
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Mania do suicídio


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Mania do suicídio
La manie du suicide


Às vezes tenho desejos
de me aproximar serenamente
da linha dos eléctricos
e me estender sobre o asfalto
com a garganta pousada no carril polido.
Estamos cansados
e inquietam-nos trinta e um
problemas desencontrados.
Não tenho coragem de pedir emprestados
os duzentos escudos
e suportar o peso de todas as outras cangas.
Também não quero morrer
definitivamente.
Só queria estar morto até que isto tudo
passasse.
Morrer periodicamente.
Acabarei por pedir os duzentos escudos
e suportar todas as cangas.
De resto, na minha terra
não há eléctricos.
Parfois, j’ai envie de
m’approcher avec sérénité
de la ligne des tramways
et de m’étendre sur l’asphalte
gorge posée sur le rail poli.
Nous sommes fatigués
et nous inquiète trente-et-un
problèmes des plus contradictoires.
Je n’ai pas assez de courage pour emprunter
deux cents escudos
et supporter le poids de tous les autres jougs.
Aussi je ne veux pas mourir
définitivement.
Je veux mourir jusqu’à ce que tout
soit passé.
Ne mourir qu'une période.
Car je finirai par emprunter deux cents escudos
et supporterai alors tous les jougs.
D’ailleurs, dans mon pays
il n’y a pas de tramways.
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Gustave Doré
La Forêt des Suicidés
(Divine Comédie, l'Enfer - Chant XIII)
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Hidrografia


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Hidrografia
Hydrographie


São belos os nomes dos rios
na velha Europa.
Sena, Danúbio, Reno são
palavras cheias de suaves inflexões,
lembrando em tardes de oiro fino,
frutos e folhas caindo, a tristeza
outoniça dos chorões.
O Guadalquivir carrega em si espadas
de rendilhada prata,
como o Genil ao sol poente,
o sangue de Federico.
E quantas histórias de terror
contam as escuras águas do Reno?
Quantas sagas de epopeia
não arrasta consigo a corrente
do Dniepre?
Quantos sonhos destroçados
navegam com detritos
à superfície do Sena?
Belos como os rios são
os nomes dos rios na velha Europa.
Desvendada, sua beleza flui
sem mistérios.
Todo o mistério reside nos rios
da minha terra.
Toda a beleza secreta e virgem que resta
está nos rios da minha terra.
Toda a poesia oculta é a dos rios
da minha terra.
Os que cansados sabem todas
as histórias do Sena
e do Guadalquivir, do Reno
e do Volga
ignoram a poesia corográfica
dos rios da minha terra.
Vinde acordar
as grossas veias da água grande!
Vinde aprender
os nomes de Uanétze, Mazimechopes,
Massintonto e Sábié.
Vinde escutar a música latejante
das ignoradas veias que mergulham
no vasto, coleante corpo do Incomáti,
o nome melodioso dos rios
da minha terra,
a estranha beleza das suas histórias
e das suas gentes altivas sofrendo
e lutando nas margens do pão e da fome.
Vinde ouvir,
entender o ritmo gigante do Zamveze,
colosso sonolento da planura,
traiçoeiro no bote como o jacaré,
acordando da profundeza epidérmica do sono
para galgar os matos
como cem mil búfalos estrondeantes
de verde espuma demoníaca
espalhando o imenso rosto líquido da morte.
Vede as margens barrentas, carnudas
do Púngoé, a tristeza doce do Umbelúzi,
à hora do anoitecer. Ouvi então o Lúrio,
cujo nome evoca o lírio europeu
e que é lírico em seu manso murmúrio.
Ou o Rovuma acordando exóticas
lembranças de velhos, coloniais
navios de roda revolvendo águas pardacentas,
rolando memórias islâmicas de tráfico e escravatura.
Ils sont beaux les noms des fleuves
de la vieille Europe.
Seine, Danube, Rhin sont
des mots emplis de douces inflexions,
rappelant les soirées d'or fin,
les fruits et les feuilles qui tombent, la tristesse
pleureuses et automnales des saules.
Le Guadalquivir en soi recèle des épées
à dentelle d'argent,
comme le Genil au coucher du soleil,
le sang de Federico.
Et combien d’horribles histoires, nous
racontent-elles, les eaux sombres du Rhin ?
Combien de sagas épiques
emporte-t-il avec lui le courant
du Dniepr ?
Combien y a-t-il donc de rêves brisés qui
naviguent parmi d'autres débris
à la surface de la Seine ?
Ils sont beaux comme des fleuves
les noms des rivières de la vieille Europe.
Dévoilée, leur beauté s'écoule
sans mystères.
Tout le mystère réside entre les rives
de mon pays.
Toute la beauté secrète et vierge qui reste
est dans les rivières de mon pays.
Toute la poésie cachée est celle des rivières
de mon pays.
Ceux qui, fatigués savent toutes
les histoires de la Seine
et du Guadalquivir, du Rhin
et de la Volga,
ignorent la poésie chorégraphique
des rivières de mon pays.
Venez réveiller
les larges veines de la grande eau !
Venez, apprenez
les noms de Uanétze, Mazimechopes,
Massintonto et Sábié.
Venez et écoutez la musique palpitante
des veines ignorées qui plongent
dans le tortueux et vaste corps de l'Incomáti,
le nom mélodieux des rivières
de mon pays,
l'étrange beauté de ses histoires
et de son peuple fier souffrant
et combattant sur les berges du pain et de la faim.
Venez ouïr et,
comprendre le rythme géant du Zambèze,
colosse endormi de la plaine,
traître en son assaut comme le caïman,
se réveillant des profondeurs épidermiques du sommeil
pour jaillir des fourrés
comme cent mille buffles tonitruant
d'écume verte et démoniaque
répandant l'immense figure liquide de la mort.
Venez voir les rivages boueux et charnus
du Púngoé, la tristesse douce de l'Umbelúzi,
au crépuscule. Alors écoutez le Lúrio,
dont le nom évoque le lys européen
et qui en est lyrique par son tendre murmure.
Ou le Rovuma réveillant des souvenirs
exotiques de vieux bateaux coloniaux à roues
à aubes naviguant sur ses eaux gris-fauve,
souvenirs islamiques roulant de trafic et d'esclavage.
________________

Alessandro Bruschetti
Rytmmes des cascades (1932)
...

Gritarás o meu nome...


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Gritarás o meu nome...
Tu crieras mon nom...


Gritarás o meu nome em ruas
desertas e a tua voz será
como a do vento sobre a areia:
um som inútil de encontro ao silêncio.

Não responderei ao teu apelo,
embora ardentemente o deseje.
O lugar onde moro é um obscuro
lugar de pedra e mudez:

não há palavras que o alcancem,
gelam-lhe os gritos por fora.
Serei como as areias que escutam
o vento e apenas estremecem.

Gritarás o meu nome em ruas
desertas e a tua voz ouvirá
o próprio som sem entender,
como o vento, o beijo da areia.

Teu grito encontrará somente
a angústia do grito ampliado,
vento e areia. Gritarás o meu
nome em ruas desertas.
Tu crieras mon nom par les rues
désertes, et ta voix sera
pareille à celle du vent sur le sable :
un son inutile contre le silence.

Je ne répondrai pas à ton appel
même si j'en ai ardemment le désir.
L’endroit où je vis est un endroit
sombre de pierre et de mutisme :

il n'y a pas de mots qui l'atteignent,
les cris au-dehors le paralysent
Je serai pareil aux sables qui écoutent
le vent et ne font que tressaillir.

Tu crieras mon nom par les rues
désertes et ta voix sans comprendre
n'entendra que sa propre musique,
comme le vent, le baiser du sable.

Ton cri ne trouvera plus
que l’angoisse d'un cri agrandi,
vent et sable. Tu crieras mon
nom par les rues désertes.
________________

Georgia O’Keeffe
Nouveau-Mexique, près de Taos (1929)
...

Pátria


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O Escriba Acocorado (1978) »»
 
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Pátria
Patrie


Um caminho de areia solta conduzindo a parte
nenhuma. As árvores chamavam-se casuarina,
eucalipto, chanfuta. Plácidos os rios também
tinham nomes por que era costume designá-los.
Tal como as aves que sobrevoavam rente o matagal

e a floresta rumo ao azul ou ao verde mais denso
e misterioso, habitado por deuses e duendes
de uma mitologia que não vem nos tomos e tratados
que a tais coisas é costume consagrar-se. Depois,
com valados, elevações e planuras, e mais rios

entrecortando a savana, e árvores e caminhos,
aldeias, vilas e cidades com homens dentro,
a paisagem estendia-se a perder de vista
até ao capricho de uma linha imaginária. A isso
chamávamos pátria. Por vezes, de algum recesso

obscuro, erguia-se um canto bárbaro e dolente,
o cristal súbito de uma gargalhada, um soluço
indizível, a lasciva surdina de corpos enlaçados.
Ou tambores de paz simulando guerra. Esta
não se terá feito anunciar por tal forma

remota e convencional. Mas o sangue adubou
a terra, estremeceu o coração das árvores
e, meus irmãos, meus inimigos morriam. Uma
só e várias línguas eram faladas e a isso,
por estranho que pareça, também chamávamos pátria.

De quatro paredes restaram as pedras. Com as folhas
de zinco e a madeira ferida dos travejamentos
perfaziam uma casa. Partes de um corpo
desmembrado, dispersas ao acaso, vento e silêncio
as atravessam e nelas não dura a memória

que em mim, residual, subsiste. Sobre escombros
 deveria,
talvez, chorar pátria e infância, os mortos que
lhe precederam a morte, o primeiro e o derradeiro
amor. Quatro paredes tombadas ao acaso e isso bastou
para que, no que era só mundo, todo o mundo entrasse

e o polígono demarcado, conservando embora
a original configuração, fosse percorrido por
um arrepio estrangeiro, uma premonição de gelos
e inverno. Algo lhe alterara imperceptivelmente
o perfil, minado por secreta, pertinaz enfermidade.

Semelhante a qualquer outro, o lugar volvia meta
e ponto de partida, conceitos que, como a linha
 imaginária,
circunscrevem, mas de todo eludem, o essencial.
Ladeado de sombras e árvores, o caminho de areia,
que se dizia conduzir a parte alguma, abria

para o mundo. A experiência reduz, porém,
a segunda à primeira das asserções: pelo mundo
se alcança parte nenhuma; se restringe ficção
e paisagem ao exíguo mas essencial: legado
de palavras, pátria é só a língua em que me digo.
Un chemin meuble et sablonneux menant à
nulle part. Les arbres s'appelaient casuarina,
eucalyptus, chanfuta. Placides, les rivières avaient
aussi des noms car il était d'usage de les désigner.
De même que les oiseaux survolant le maquis

et la forêt tournant à un bleu ou un vert plus dense
et mystérieux, habitée par des dieux et des elfes
d'une mythologie qui ne vient pas des sommes et traités
qu'on a coutume de consacrer à de telles choses. Puis,
après fossés, élévations et plaines, des rivières encore

coupant la savane, et des arbres et des sentiers,
des villages, des villes et des cités avec des hommes
au-dedans, le paysage s'étendait à perte de vue
jusqu'au caprice d'une ligne imaginaire. C'est ce que
nous appelions patrie. Parfois, de quelque recoin

obscur, s'élevait un chant barbare et douloureux,
le cristal d'un éclat de rire soudain, un sanglot
indicible, la surdité lascive des corps enlacés.
Ou des tambours de paix simulant la guerre. Cela
n’aura pas été annoncé de manière aussi

lointaine et conventionnelle. Mais le sang a fécondé
la terre, le sang a fait trembler le cœur des arbres
et, mes frères, et mes ennemis sont morts. Une
et plusieurs langues étaient parlées et, aussi étrange
que cela puisse paraître, nous l'appelions aussi patrie.

Des quatre murs restaient les pierres. Avec les tôles
de zinc et les poutres endommagées de la charpente,
on avait presque une maison. Des parties d'un corps
démembré, dispersées au hasard, le vent et le silence
les traversent et en elles, il n'y a plus rien du souvenir

qui en moi, résiduel, subsiste. Sur les décombres, ils
 devraient
peut-être pleurer patrie et enfance, les morts qui
ont précédé sa mort, son premier et son dernier amour.
Quatre murs tombés par hasard et cela a suffi pour
que tout le monde, entre dans ce qui n'était qu'un monde,

pour que le polygone délimité, tout en conservant
sa configuration originale, soit parcouru par
un frisson étranger, un pressentiment de glace
et d'hiver. Une chose avait altéré imperceptiblement
son profil, miné par une secrète, une opiniâtre infirmité.

Semblable à tout autre, le lieu est devenu un but
et un point de départ, concepts qui, pareils à une ligne
 imaginaire,
circonscrivent mais éludent complètement l'essentiel.
Flanqué d'ombres et d'arbres, le chemin sablonneux,
dont on disait qu'il ne conduisait nulle part, s'ouvrait

sur le monde. L’expérience, cependant, réduit
la seconde à la première des assertions : par le monde
on n'atteint nulle part ; fiction et paysage se réduisent
au strict minimum mais plus essentiel est l'héritage
des mots, la patrie n'est que la langue dans laquelle je parle.
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William Morris Hunt
Le garçon tambour (1867)
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Uniforme de poeta


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Rui Knopfli »»
 
A Ilha de Próspero (1972) »»
 
Italien »»
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Uniforme de poeta
L'uniforme du poète


Ajustei minha cabeleira longa,
coloquei-lhe ao de cima meu
chapéu de coco em fibra sintética,
sacudi a densa poeira das asas encardidas
e, dependurada a lira a tiracolo,
saio para a rua
em grande uniforme de poeta.
Tremei guardas-marinhas,
alferes do activo em
situação de disponibilidade:
meu ridículo hoje suplanta
o vosso e nele se enleia e perturba
o suspiro longo das meninas
romântico-calculistas.
J'ajustais ma longue chevelure,
disposais en son sommet mon
chapeau melon en fibre synthétique,
secouais la poudre dense de ses ailes crasseuses
et, prenant ma lyre en bandoulière,
j'allais par les rues
en grand uniforme de poète.
Tremblez gardes de la marine,
officiers d'active en
situation de disponibilité :
mon ridicule aujourd'hui supplante
le vôtre et en lui chavire et s'emmêle
le long soupir des jeunes filles
romantiques et calculatrices.
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Fernando Botero
Le Président (1997)
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