Litania para os dias velozes


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Memórias do contencioso (1980) »»
 
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Litania para os dias velozes
Litanie des jours véloces


Perdizes em À-do-Pinto ao pé de Serpa — para outros
braçadas de crawl como se despe a camisa do tédio —
 para outros
e passa tanto tempo num minuto

o jackpot erótico não dura sempre
crescem as filhas meio palmo em cada Verão
serei avô com dignidade? ou o chato do costume?
e passa tanto tempo num minuto

o meu voto é útil — dizem os oradores procurando-me
 na sala
estou enlatado entre uma dama e um guarda-costas
desejaria falar sobre as minorias de um
e passa tanto tempo

restam-me duas assoalhadas no fundo do poço?
faço versos para retardar o acidente coronário
podia fazer ginástica de manutenção que era o mesmo
disse de vez: ao diabo nome nos índices remissivos!
escrevam teses sobre a prenhez do referente
deixem-me olhar a chuva deixem-me
palitar os dentes - ut supra
não acerto com o Zeitgeist é escusado (e é inútil)
e passa tanto tempo num minuto
Des perdrix à À-do-Pinto près de Serpa — pour d'autres,
des longueurs de crawl comme on ôte une chemise d'ennui —
  pour d'autres
et tant de temps qui passe en une minute

le jackpot érotique ne dure pas toujours
les filles grandissent d'une demi-paume chaque été
serai-je un digne grand-père ? ou le sempiternel casse-pieds ?
et tant de temps qui passe en une minute

mon vote est utile — disent les orateurs qui m'invitent
  dans la salle
je suis coincé entre une dame et un garde du corps
je voudrais leur parler des minorités
mais tant de temps a passé

me reste-t-il une base stable au fond du puits ?
J'écris des vers pour retarder l'accident cardiaque
je pourrais faire des exercices de gymnastique, ce serait pareil
je le dis tout net : au diable les noms des index analytiques !
Ils rédigent des thèses sur la parturiente de référence
laissez-moi regarder la pluie laissez-moi
me curer les dents – ut supra
je ne suis pas d'accord avec le Zeitgeist c'est inutile (et vain)
et tant de temps qui passe en une minute
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Victoria Dubovyk
Le temps (détail) (2018)
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Ode ao librium dez


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Fernando Assis Pacheco »»
 
Catalabanza, Quilolo e Volta (1976) »»
 
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Ode ao librium dez
Ode au librium dix


Embora química a tua
é realmente uma paz
para duas longas horas,
paz sentada, na varanda,
folheando jornais,
lendo só os títulos
(o novo papa recebe),

uma paz assim fresca,
sem grandes gestos
escusados, diria
uma paz no duche,
ou depois à mesa
comendo a sopa leve,
o bife grelhado
com pouco sal,

paz da papaia doce,
gotas de limão,
paz de um copo de água,
uma brisa ténue
arrepiando quase nada
os pêlos das pernas,
encrespando-os quase nada

e isto é o repouso,
a mansidão tranquila,
o descanso, a quietude,
a serenidade, o feltro,
a pele bem curtida
tocada do avesso,
a aldeia pequena,
a caruma, o cheiro
dos medronhos maduros,

rolas que então
vinham beber aos poços,
assobios de melros
pela manhã, escondidos
nos juncais, furtivas
carreiras de coelhos,
milho na eira ao sol,
pão cozendo no forno,
fumo vago e alegre,

paz do fumo, paz
terna, por duas horas,
por um homem
que se entrega duas horas,
que se entrega,
que se entrega na varanda
ao librium, que se entrega.
Bien que chimique, la tienne
est réellement une paix
pour deux longues heures,
une paix assise sur le balcon,
en feuilletant les journaux,
ne lisant que les gros titres
(le nouveau pape est élu),

une paix ainsi reposée,
sans grands gestes
superflus, je dirais
une paix sous la douche,
ou plus tard à table, comme
on savoure la soupe claire,
et le steak grillé
avec un peu de sel,

la paix de la papaye douce,
des gouttes de citron,
la paix d'un verre d'eau,
d'une brise ténue
rebroussant à peine
les poils de mes jambes,
les hérissant à peine,

et cela c'est le repos,
une douce tranquillité,
le calme, la quiétude,
la sérénité, le feutre,
une peau bien tannée
touchée au revers,
le petit village,
les pins, le parfum
des arbousiers mûres,

des tourterelles encore
venues s'abreuver aux puits,
le sifflement des merles
au matin, cachés
dans les roseaux, furtives
les courses des lapins,
le maïs sur l'aire au soleil,
le pain chaud cuit au four,
une fumée vague et joyeuse,

la paix de la fumée, une paix
étale pour deux heures,
pour un homme
qui s'en remet pour deux heures,
qui s'en remet,
qui s'en remet sur le balcon
au librium, qui s'en remet.
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Damien Hirst
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Guerra para acabar com as guerras?



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Guerra para acabar com as guerras?
Une guerre pour en finir avec la guerre ?


Não há Deus no “no man’s land”,
Religião alguma aí se vende.

Alcandorado em preces pelos séculos,
Deus morreu no terror de homens-tubercúlos.

Onde homens não subsistem, morre Deus
Flutuando em vazios, vazios céus.
Il n'y a pas de Dieu dans ce no man's land,
Aucune religion ne peut s'y vendre.

Glorifié de prières, juché pour des siècles,
Dieu est mort terrifié par la phtisie des hommes.

Dieu meurt où ne subsistent plus les hommes,
Flottant dans les cieux vides, vides.
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Edith Birkin
Un camp de jumeaux (1980)
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Monólogo e explicação


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Fernando Assis Pacheco »»
 
Catalabanza, Quilolo e Volta (1976) »»
 
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Monólogo e explicação
Monologue et explication


Mas não puxei atrás a culatra,
não limpei o óleo do cano,
dizem que a guerra mata: a minha
desfez-me logo à chegada.

Não houve pois cercos, balas
que demovessem este forçado.
Viram-no à mesa com grandes livros,
com grandes copos, grandes mãos aterradas.

Viram-no mijar à noite nas tábuas
ou nas poucas ervas meio rapadas.
Olhar os morros, como se entendesse
o seu torpor de terra plácida.

Folheando uns papéis que sobraram
lembra-se agora de haver muito frio.
Dizem que a guerra passa: esta minha
passou-me para os ossos e não sai.
Mais je n'ai pas sorti la culasse,
je n'ai pas nettoyé l'huile du canon,
on dit que la guerre tue : la mienne
m'a anéanti dès mon arrivée.

Il n'y a eu ni sièges, ni balles
pour dissuader ce forçat.
On le voyait à table, avec de gros livres,
de grandes lunettes, de larges mains calleuses.

On le voyait uriner la nuit sur les planches
ou sur les maigres brins d'herbe rases.
Fixant les collines, comme s'il comprenait
la torpeur de cette terre paisible.

Feuilletant quelques papiers éparpillés,
il se souvenait maintenant d'avoir eu très froid.
On dit que la guerre passe : la mienne
est entrée dans mes os et n'en sort plus
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Goya
Les désastres de la guerre, estampe n°3 (1813)
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E havia outono?


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E havia outono?
Y avait-il l'automne ?


Havia o que não esperas: árvores,
altas árvores de coração amargo,
e o vento rodopia e leva
a folhas cegas
por sobre a cabeça do homem.
Havia um coto em sangue.

Não morreremos nunca, diziam.
O beiço canta, a lenha queima
junto à pista.
Morreremos dez vezes, diziam.
para nascer dez vezes,
não morreremos nunca,

diziam.

Aquele que trouxe uma tíbia da Quitilene
envernizou-a depois em silêncio.
Havia o que não esperas: horas,
minutos como horas
para mastigar o assus-
tado pelas trevas da mata.

E as minas / os fornilhos /
as armadilhas com trotil /
ah não vou contar-te um décimo
desta libertinagem.
Há súbitos rios, cândidos
arbustos pendentes
que a cigarra desperta ao meio-dia.
Morreremos dez vezes, diziam,
para nascer dez vezes, diziam,
não morreremos nunca.

Aquele que se enche de vinho
tinha as palavras presas
na boca por cabelos finíssimos.
Adormecia voltado para dentro,
ignorante e trêmulo,
espantado da queda
de grandes rochas no ouvido.

Havia o que não esperas: risos,
lágrimas como risos,
lágrimas
como folhas cegas,
explodindo ao de leve;
e a morte —
Il y avait pour toi l'inespéré : des arbres,
de grands arbres au cœur amer,
et le vent tourbillonnait, emportant
l'amaurose des feuilles
par-dessus la tête de l'homme.
Il y avait une souche de sang.

Nous ne mourrons jamais, disaient-ils.
La lèvre chante, le bois brûle
au bord du chemin.
Nous mourrons dix fois,disaient-ils.
pour renaître dix fois,
nous ne mourrons jamais
,
disaient-ils.

Celui qui rapporta un tibia de Quitilène
le gratta et le vernit ensuite en silence.
Il y avait pour toi l'inespéré : des heures,
des minutes qui sont des heures
à ruminer, épou-
vanté par l'obscurité des fourrés.

Et les mines / les hauts fourneaux /
les appeaux armés au toluène /
ah, je ne vous dirai pas le dixième
de ce libertinage.
Il y a de soudaines crues, candides
des arbrisseaux suspendus
que la cigale réveille à midi.
Nous mourrons dix fois, disaient-ils.
pour renaître dix fois, disaient-ils,
nous ne mourrons jamais.

Celui qui s’enivrait de vins
avait des mots retenus
entre ses lèvres par les cheveux les plus fins.
Il s'endormit, replié sur lui-même,
ignorant et tremblant,
épouvanté par la chute
de gros rochers à son oreille.

Il y avait pour toi l'inespéré : des rires,
des larmes qui sont des rires,
des larmes
comme des feuilles amauroses,
explosant avec légèreté ;
et la mort —
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Otto Dix
Le repas dans la tranchée (1924)
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