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Para Oswald de Andrade Filho
A mãe, ajoelhada:
Cobri-me de cinzas
E confundi meus passos
Para não voltar.
Aqui me deitei
A velar os mortos
Do último dia.
Já não ouço mais
As vozes divinas
Que antes ouvia.
Agora e sempre,
Na fala do morto,
No riso do algoz,
Ouço a minha voz.
A mulher, imprecando:
A mão que detém
O punhal do crime,
A seda corrupta,
A pedra do sarcasmo;
A mão que traduz
O trigo diurno,
As águas raivosas,
O sol dos perdões;
Oh! mão, por que aceitas,
Sem fogo ou revolta,
O jugo da cruz?
O homem, crucificado:
Seja a idéia mais forte
Que o vinagre e a lança
Dos conquistadores.
Seja meu exemplo
Sangrento resgate
Às moedas de César.
Tombem as muralhas.
Pelo testemunho,
Salvo-me e prossigo.
(Embora o cordeiro
Seja uma iguaria
Grata ao inimigo.)
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&emps;À Oswald de Andrade Filho
La mère, à genoux :
Couverte de cendres,
Mes pas se sont égarés
Pour ne plus revenir.
Ici je m'allonge
Et je veille les morts
Du dernier jour.
Je n’entends plus
Les voix divines
Que j’entendais jadis.
Maintenant et toujours,
Dans la parole du mort,
Dans le rire du bourreau,
J’entends ma voix.
La femme qui maudit :
La main qui tient
Le poignard du crime,
La soie corrompue,
La pierre du sarcasme ;
La main qui traduit
Le blé du jour,
Les eaux furieuses,
Le soleil du pardon ;
Ô main, pourquoi acceptes-tu,
Sans le feu ou la révolte,
Le joug de la croix ?
L’homme, crucifié :
Que l’idée soit plus forte
Que le vinaigre et la lance
Des conquérants.
Que mon exemple soit
La rançon sanglante
Face aux monnaies de César.
Que les remparts tombent.
Sous le poids du témoignage,
Je me sauve et continue.
(Bien que l’agneau
Soit un mets de choix
Apprécié de l’ennemi.)
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