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Pequeno poema
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Petit poème
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Quando eu nasci,
ficou tudo como estava, Nem homens cortaram veias, nem o Sol escureceu, nem houve Estrelas a mais... Somente, esquecida das dores, a minha Mãe sorriu e agradeceu. Quando eu nasci, não houve nada de novo senão eu. As nuvens não se espantaram, não enlouqueceu ninguém... P'ra que o dia fosse enorme, bastava toda a ternura que olhava nos olhos de minha Mãe... |
Quand je naquis,
tout resta comme avant, Aucun homme ne se coupa les veines, Nul soleil ne s'obscurcit, il n'y eut pas une Étoile de plus... Seule oubliant ses douleurs, ma Mère sourit et rendit grâce. Quand je naquis, il n'y eut rien de nouveau excepté moi. Les nuages ne furent pas surpris, personne ne devint fou ... Pour que ce jour devint mémorable, il a suffi que se mette à briller la tendresse dans les yeux de ma Mère. |
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| Georges de La Tour Le nouveau-né (~1640) |

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