Este ministro é um mentiroso


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Este ministro é um mentiroso
Ce ministre est un menteur


Este ministro é um mentiroso
que agonia quando ele discursa
e se fosse só isso: balé sem jeito
às meias horas seguidas – e não pára!

bem-aventurados os duros de ouvido
a quem o céu abrirá as portas
desliguem p.f. o microfone
ou então tirem o país da ficha
Ce ministre est un menteur
qui accable lorsqu'il harangue
et ce n'est pas tout : ce terrible ballet
peut durer des demi-heures – et sans arrêt !

heureux soient ceux qui malentendent
le ciel leurs ouvrira ses portes
coupez lui son micro s.v.p.
ou bien débranchez le pays de sa prise.
________________

Charles Williams
Le Parlement de Smithfield (Presse satirique - 1819)
...

Um vento leve, uma espuma


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Um vento leve, uma espuma
Un vent léger, une écume


Do beijo fica um sabor,
do sabor uma lembrança,
um vento leve, uma espuma.

  Do beijo fica um sereno
olhar, o amor de coisas
minúsculas e humildes,
um pássaro que vai e vem
da nossa boca às palavras.

Do beijo fica, suprema,
a descoberta da morte.
Um vento leve, uma espuma
salgada, à flor dos lábios.
Du baiser retient la saveur,
De la saveur un souvenir,
Un vent léger, une écume.

Du baiser retient le regard
Si limpide, l'amour des choses
Humbles, minuscules.
Un oiseau qui va et qui vient,
De notre bouche les paroles.

Du baiser ravive, suprême
La découverte de la mort.
Un vent léger, une écume
Salée, à la fleur de tes lèvres.
________________

Maximilien Luce
Bord de mer ou la pointe du Toulinguet (1983)
...

Um tal Fernando Assis Pacheco


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Um tal Fernando Assis Pacheco
Un certain Fernando Assis Pacheco


Vivo com ele há anos suficientes
para poder dizer que o reconheceria
num dia de Novembro no meio da bruma
é como uma pessoa de família

adorava os pais mas tinha medo
quando zangados se punham aos gritos
e se chamavam nomes odiosos
não invento nada vi-o crescer comigo

chorava então desabaladamente
e eu com ele sentindo-nos perdidos
o cobertor puxado sobre a cabeça
seria trágico se não fosse ridículo

mesmo depois a noite que urinasse
no pijama era um protesto civil
encharcou assim grande parte das Beiras
não lhe perguntem se foi feliz
J'ai vécu avec lui suffisamment d'années
pour dire que je pourrais le reconnaître
par un jour de novembre au milieu de la brume
il est comme une personne de ma famille

il adorait ses parents mais il avait très peur
lorsqu'ils se mettaient en colère et criant
s'invectivaient avec des noms d'oiseaux
je n'invente rien je l'ai vu grandir près de moi

je pleurais alors si démesurément que lui
comme moi nous nous sentions perdus
la couverture tirée au-dessus de nos têtes
ce serait tragique si ce n'était ridicule

même après la nuit où il avait pissé
dans son pyjama ce fut par désobéissance
civile qu'il inonda une grande partie des Beiras
ne lui demandez pas s'il fut heureux
________________

Egon Schiele
L'enfant assis (1918)
...

Sento-me aqui contigo…



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Sento-me aqui contigo…
Assis là, tous les deux...


Sento-me aqui contigo,
Ignorando o trânsito
Enquanto como transeuntes passam
Perguntas sem resposta
Ou demasiadas respostas
Para uma só pergunta.
Estamos aqui, devagar, a ser
A alegria toda
À sombra do sacrifício.
Ambos sabemos – não vais ficar
Mas aqui estou, aqui fico,
Feliz enquanto estou
Dentro dos teus dias.
 
Assis là, tous les deux,
Ignorants du trafic en nous
Défilent, pareilles à des piétons en transit
Des questions sans réponse,
Ou ayant trop de réponses
Pour une seule question.
Assis là, silencieux, affichant
Toute notre joie
À l'ombre du sacrifice.
Nous le savons, toi et moi – tu vas partir
Et moi, je vais rester, là
Heureux du temps que je vis
Parmi tes jours.
________________

Edvard Munch
Deux personnes sur un banc (1916)
...

Um Campo Batido pela Brisa


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Um Campo Batido pela Brisa
Champ balayé par la brise


A tua nudez inquieta-me.

Há dias em que a tua nudez
é como um barco subitamente entrado pela barra.
Como um temporal. Ou como
certas palavras ainda não inventadas,
certas posições na guitarra
que o tocador não conhecia.

A tua nudez inquieta-me. Abre o meu corpo
para um lado misterioso e frágil.
Distende o meu corpo. Depois encurta-o e tira-lhe
contorno, peso. Destrói o meu corpo.
A tua nudez é uma violência
suave, um campo batido pela brisa
no mês de Janeiro quando sobem as flores
pelo ventre da terra fecundada.

Eu desgraço-me, escrevo, faço coisas
com o vocabulário da tua nudez.
Tenho «um pensamento despido»;
maturação; altas combustões.
De mão dada contigo entro por mim dentro
como em outros tempos na piscina
os leprosos cheios de esperança.
E às vezes sucede que a tua nudez é um foguete
que lanço com mão tremente desastrada
para rebentar e encher a minha carne
de transparência.

Sete dias ao longo da semana,
trinta dias enquanto dura um mês
eu ando corajoso e sem disfarce,
iluminando, certo, harmonioso.
E outras vezes sucede que estou: inquieto.
Frágil.
Violentado.

Para que eu me construa de novo
a tua nudez bascula-me os alicerces.
Ta nudité me trouble.

Il y a des jours où ta nudité
est comme un bateau qui soudain heurte la barre.
Comme une tempête. Ou comme
certains mots qu'on n'a pas encore inventés,
certaines positions des doigts sur la guitare
que le guitariste ne connaissait pas.

Ta nudité me trouble. Elle ouvre mon corps
à un côté mystérieux et fragile.
Elle détend mon corps. Puis l'écourte et lui enlève
ses contours, son poids. Elle détruit mon corps.
Ta nudité est une douce
violence, un champ balayé par la brise
au mois de janvier, quand les fleurs montent
du ventre de la terre fécondée.

Je me déshonore, j'écris, je fais des choses
avec le vocabulaire de ta nudité.
J'ai « une pensée dénudée » ;
maturation ; hautes combustions.
Main dans la main avec toi, j'entre en moi-même
comme autrefois dans la piscine
ces lépreux pleins d'espoir.
Et parfois, il arrive que ta nudité soit une fusée
que je lance d'une main tremblante et maladroite
et qui explose et remplit ma chair
de transparence.

Sept longs jours par semaine,
trente jours qui dure un mois,
je marche courageux et sans fard,
illuminé, sûr de moi, harmonieux.
Et d'autres fois, il arrive que je sois : inquiet.
Fragile.
Violenté.

Pour que je me reconstruise,
ta nudité doit bousculer mes fondations.
________________

Anastasia Kurakina
Nu fémimin (2016)
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Tentas, de longe…


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Tentas, de longe…
Tu essaies de me dire…


Tentas, de longe, dizer que estás aqui.
Com peso triste caminha na rua o Outono.
O meu coração debruça-se à janela
a ver pessoas e carros, e as folhas caíndo.

Mastigo esta solidão
como quando era pequeno e jantava
diante dos pais zangados:
devagar, ausente.
Tu essaies de me dire, de loin, que tu es ici
L'automne parcourt les rues avec un triste fardeau.
Mon cœur s'accoude à la fenêtre et voit
les voitures, et les gens, et les feuilles qui tombent.

Je rumine ma solitude
comme l'enfant que j'étais alors et qui dînait
confronté à des parents en colère :
tranquille, absent.
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Kenne Grégoire
Fenêtre (2017)
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Soneto aos filhos


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Soneto aos filhos
Sonnet à mes enfants


Toda a epopeia da família cabe aqui
um avô galego chegado a Portugal rapazinho
outro de ao pé de Aveiro que se meteu
num barco para S. Tomé a fazer cacau

de filhos seus nasci
com este pouco de inútil fantasia
nutrida em solidões nas que me vejo
nu como um bacorinho na pocilga

e como ele indefeso e porém quis
mesmo assim ser mais que o animal
no tutano dos ossos pressentido

não peço nada usai o meu nome
se vos praz lembrai-me
o que for costume

mas livrai-vos do luxo e da soberba
Toute l'épopée de la famille se résume à ceci
un grand-père galicien arrivé au Portugal enfant
un autre originaire des environs de Aveiro
s'embarqua pour S. Tomé afin d'y cultiver du cacao

je suis né de leurs enfants
avec cette petite fantaisie inutile
nourrie de solitude comme on peut le voir
nu comme un porcelet dans une porcherie

et comme lui sans défense, mais je voulais
être quand même plus que cet animal
pressenti dans la moelle de mes os

je ne demande rien utilisez mon nom
si vous le souhaitez souvenez-vous de moi
comme il est d'usage

mais débarrassez-vous du luxe et de l'orgueil.
________________

École de Jacques-Louis David
Portrait d'un homme avec sa famille (1800)
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Seria o Amor Português


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Seria o Amor Português
Un amour portugais


Muitas vezes te esperei, perdi a conta,
longas manhãs te esperei tremendo
no patamar dos olhos. Que me importa
que batam à porta, façam chegar
jornais, ou cartas, de amizade um pouco
— tanto pó sobre os móveis tua ausência.

Se não és tu, que me pode importar?
Alguém bate, insiste através da madeira,
que me importa que batam à porta,
a solidão é uma espinha
insidiosamente alojada na garganta.
Um pássaro morto no jardim com neve.

Nada me importa; mas tu enfim me importas.
Importa, por exemplo, no sedoso
cabelo poisar estes lábios aflitos.
Por exemplo: destruir o silêncio.
Abrir certas eclusas, chover em certos campos.
Importa saber da importância
que há na simplicidade final do amor.
Comunicar esse amor. Fertilizá-lo.
«Que me importa que batam à porta...»
Sair de trás da própria porta, buscar
no amor a reconciliação com o mundo.

Longas manhãs te esperei, perdi a conta.
Ainda bem que esperei longas manhãs
e lhes perdi a conta, pois é como se
no dia em que eu abrir a porta
do teu amor tudo seja novo,
um homem uma mulher juntos pelas formosas
inexplicáveis circunstâncias da vida.

Que me importa, agora que me importas,
que batam, se não és tu, à porta?
Combien de fois t'ai-je attendue, j'en ai perdu le compte,
de longues matinées à espérer, à trembler
au seuil des yeux. Que m'importe
qui frappe à la porte. Qu'on me fasse venir
des journaux, ou des lettres, un peu de compagnie
-- Tant de poussière sur les meubles en ton absence.

Si ce n'est toi, quelle importance ?
Quelqu'un frappe, insiste à travers le battant,.
Que m'importe qui frappe à la porte,
la solitude est une épine insidieuse
venue se loger dans ma gorge.
Un oiseau mort dans le jardin sur la neige.

Rien ne m'importe il n'y a que toi qui m'importe.
M'importe, par exemple, de poser
sur la soie des cheveux des lèvres affligées.
Par exemple : de détruire le silence.
D'ouvrir des écluses, la pluie qui tombe sur des champs.
Important est de connaitre l'importance
qu'il y a dans l'ultime simplicité de l'amour.
De communiquer cet amour, de le fertiliser.
« Que m'importe qui frappe à la porte... »
Passez au travers du battant, cherchez
dans l'amour la réconciliation avec le monde.

Des longues matinées à attendre, j'ai perdu le compte.
Qu'il était bon de t'attendre au long des matins.
J'en ai perdu le compte, comme si
Le jour où j'irai ouvrir la porte
à ton amour, tout deviendra neuf,
un homme une femme unis par les belles
et inexpliquées circonstances de la vie.

Que m'importe, maintenant, que m'importe
qui frappe à la porte ? Si ce n'est toi.
________________

Nicola Tenderini
Porte à Cannareggio 4228 (2025)
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Sem que soubesses


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Sem que soubesses
Sans que tu le saches


Falei de ti com as palavras mais limpas,
viajei, sem que soubesses, no teu interior.
Fiz-me degrau para pisares, mesa para comeres,
tropeçavas em mim e eu era uma sombra
ali posta para não reparares em mim.

Andei pelas praças anunciando o teu nome,
chamei-te barco, flor, incêndio, madrugada.
Em tudo o mais usei da parcimónia
a que me forçava aquele ardor exclusivo.

Hoje os versos são para entenderes.
Reparto contigo um óleo inesgotável
que trouxe escondido aceso na minha lâmpada
brilhando, sem que soubesses, por tudo o que fazias.
De toi j'ai parlé en des termes les plus purs,
chez toi, je suis entré, sans que tu le saches.
J'étais marche pour ta venue, table pour tes repas,
tu trébuchais sur moi et j'étais une ombre
posté là pour n'être pas remarqué de toi

J'ai couru la ville et j'ai crié ton nom,
je t'ai appelé fleur, navire, incendie, aube.
Pour le reste, j'ai fait preuve de la parcimonie
que m'imposait une ardeur exclusive.

J'ai écrit ces vers pour me faire comprendre.
Je partage avec toi une huile inépuisable
que je tiens cachée, allumée dans une lampe
qui éclaire, sans que tu le saches, tout ce que tu fais
________________

El Greco
Jeune garçon soufflant sur un tison (1570)
...

Não pude amar mais ninguém…


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Não pude amar mais ninguém…
Je ne pourrais plus aimer personne...


não pude amar mais ninguém
e mesmo que te minta
é o contrário disso 

e mesmo que te minta
é a verdade seca
posta ali às avessas;
não pude amar mais claro
Je ne pourrais plus aimer personne
te dire le contraire
serait mentir

et même si je te mentais
ce serait une pure vérité
qui serait là, mise à l'envers ;
Je ne pourrais plus aimer c'est clair
________________

Derrick Adams
Se refaire une beauté (2025)
...

Louvor do Bairro dos Olivais


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Louvor do Bairro dos Olivais
Loué soit le Quartier des Olivaies


Não tive nunca nada a ver com as
guitarras estudantes; eu vivia
num lento bairro da periferia
onde a chuva apagava os passos das

pessoas de regresso a suas casas
fazia compras na mercearia
e algum livro mais forte que então lia
já era para mim como um par d'asas

amigos vinham ver-me que eu servia
de ponche ou Madeira malvasia
para soltar as línguas livremente

um que bramava um outro que dormia
eu abria a janela e só dizia
ao menos estas ruas têm gente
Je n'ai jamais été du style
étudiants à la guitare ; je vivais
dans une banlieue paisible
où la pluie effaçait les pas des

gens qui rentraient chez eux je faisais
mes courses à l'épicerie du coin
et chaque bon livre que je lisais alors
me donnait l'impression d'avoir des ailes

des amis venaient me voir et je leur
servais du punch ou du Madère Malvoisie
H & H pour leur délier la langue

l'un braillait tandis que l'autre dormait
j'ouvrais la fenêtre et je disais simplement
il y a du monde au moins dans ces rues
________________

Blason des armes
de la Chambre Municipale des Olivais (1860)
...

O poema como um sismógrafo…



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O poema como um sismógrafo…
Le poème est un sismographe,,,


O poema como um sismógrafo de ilusão,
Em cujas palavras vazias de som
Se adivinha o coração suspenso.
O poema como um arar sem revolver,
O lugar de ligar luas longínquas,
Lugar de imaginar um coração:
Poema – câmara de caminhos
Desaguando em múltiplas distâncias.
Le poème est un sismographe d'illusions
Dans lequel, vidées de leur sonorité,
On devine les paroles d'un cœur suspendu,
Le poème est une charrue sans retour,
Le lieu de raccord des lunes lointaines,
Ce lieu où l'on s'imagine un cœur
Poème – chambre des chemins
Se déversant vers de multiples distances
________________

František Kupka
Autour d'un point (1920-1930)
...

Bom rei Afonso


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Bom rei Afonso
Le bon roi Alphonse


Lavava-se só de raro em raro
e só como o gato mas era um tal
furor entre as damas e suas aias
que se conta de uma dona Ilduara
Veilaz a filha do crego manco
tê-lo chamado um fim de tarde
no meio de forte trovoada
a Rendufe onde então demorava
para a comer (e recomer é claro)
nas três posições principais
o que ele fez com brio e recato
e isso atira para uma conta calada
mesmo em termos de História Pátria
e sem da Igreja o beneplácito
gritando ela ao fim de cada round
senhor senhor mais do que ao mel
vós a erva-babosa me cheirais

ah e tudo isto para fortalecer a alma!
Il se lavait rarement de loin en loin
et comme un chat, mais faisait un tel
ramdam parmi ses ouailles et les dames
qu'on raconte que l'une d'elles
Ilduara Veilaz, fille d'un prêtre boiteux,
l'avait appelé à la tombée de la nuit
au milieu d'un violent orage
à Rendufe où il séjournait alors
pour être consommée (et re-consommée)
dans les trois positions principales
ce qu'il fit avec brio et pudeur
cela nous amène à un détail tenu secret
dans les termes de notre Histoire Nationale
et sans la bénédiction de l'Église
car elle criait à la fin de chaque round
Seigneur Seigneur plus que le miel
vous sentez bon l'Aloe vera

ah comme tout cela fortifie l'âme !
________________

Frère Manuel dos Reis
Dom Afonso Henriques en prière (1665)
...

As balas


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As balas
Le pallottole


São de ferro. Ou de aço?
Diz-se que fazem à entrada
um pequeno orifício,
seguido de uma grande
devastação de carnes
sangrentas. Por isso matam.
Li tudo sobre a morte.
Escrevi sobre a minha
e depois embebedei-me.
A bala vem pelo ar
(ruído onomatopaico) e
crava-se, cava, ceva-se
nessas carnes. Era a minha.
Tive uma bala marcada:
à última hora telefonei
a desistir. ‘da-se!’
Pior para o Soares que entra
nestes versos já morto.
São de ferro. A tua era,
ó Soares, ou de aço,
e «agora choro contigo»
ausente uma vila
branca do Alentejo: tu.

  Diz-se que fazem assim
um pequeníssimo estúpido
orifício (não quis ver)
como um botão mas
destroem tudo, devastam
tecidos, vísceras nobres,
e então trazem até nós
a morte sanguinolenta.
Se ainda as fabricam
como no meu tempo, creio
que matam num, ah pois,
infinitésimo de segundo.
É brutal. Eu ouvi-as:
perde-se a tesão por um século. 
Sont-elles en fer ? Ou en acier ?
On dit qu'elles font à l'entrée
un petit orifice,
suivi d'une grande
dévastation de chairs
sanglantes. C'est pourquoi elles tuent.
J'ai tout lu sur la mort.
J'ai écrit sur la mienne,
puis je me suis saoulé.
La balle vient par les airs
(bruit onomatopéique) et
s'enfonce, creuse, se loge
dans des chairs. C'était la mienne.
J'avais une balle réservée :
j'ai téléphoné à la dernière minute
pour y renoncer. « Ouch ! »
Dommage pour Soares qui entre
déjà mort dans ce poème.
Elles sont en fer. La tienne aussi,
ô Soares, ou d'acier,
et « maintenant je pleure près de toi »
l'absent de ce village
blanc de l'Alentejo : toi.

On dit qu'elles font ainsi
un ridicule et stupide petit
trou (je n'ai pas voulu voir)
comme un bouton, mais
elles détruisent tout, dévastent
les tissus, les nobles viscères,
et nous apportent alors
une mort sanguinolente.
S'ils les fabriquent encore
comme à mon époque, je crois
qu'elles tuent en une fraction, mais oui,
infinitésimale de seconde.
C'est brutal. Je les ai entendus :
on en perd toute envie sexuelle pour un siècle.
________________

Johnny Chung Lee
Bris de bouteille à grande vitesse (2006)
...

A Musa Irregular


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A Musa Irregular
La muse irrégulière


Ó Anna Lüsa Uski minha dama de antanho
o que é feito da tua bizarria
continuas bela como na fotografia?
eu quando penso em ti ainda tenho

dentro do pobre coração torcaz
aquele bicho a roer devagarinho
tu eras só pen pal mas tanto faz
mais sede não se tem de um pucarinho

não te perdoo que ficasses por lá
em Likkolampi casando com um qualquer
como pudeste ó Anna ser tão má?
yours sincerely já te chamava mulher

mais tarde eu fiz catorze anos
o amor era no meu peito como um lenho
quereis saber críticos vós fulanos?

inda me arrepia esta dama de antanho
Ô Anna Lüsa Uski, ma damoiselle d'antan,
qu'est-il advenu de ta bizarrerie ?
es-tu toujours aussi belle que ta photo ?
Quand je pense à toi, j'ai encore

dans mon pauvre cœur de pigeon
ce petit animal qui lentement me ronge.
tu n'étais qu'une amie de plume, mais bah,
on n'a plus soif de ces petites poteries

je ne te pardonne pas d'être restée là-bas
à Likkolampi, mariée à un inconnu
comment, ô Anna, as-tu pu être si méchante ?
yours sincerely déjà je t'appelais madame

plus tard, j'ai eu quatorze ans
l'amour était du bois dans ma poitrine.
voulez-vous savoir, clabaudeurs que vous êtes ?

cette dame d'antan me donne encore des frissons.
________________

Roy Lichtenstein
Blonde qui patiente (1964)
...

A Bela do Bairro


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A Bela do Bairro
La belle du quartier


Ela era muito bonita e benza-a Deus
muito puta que era sempre à espera
dos pagantes à janela do rés-do-chão
mas eu teso e pior que isso néscio desses amores
tenho o quê? Quinze anos
tenho o quê uns olhos com que a vejo
que se debruçava mostrando os peitos
que a amei como se ama unicamente
uma vez um colo branco e até as jóias
que ela punha eram luzentes semelhando estrelas
eu bato o passeio à hora certa e amo-a
de cabelo solto e tudo não parece
senão o céu afinal um pechisbeque

ainda agora as minhas narinas fremem
turva-se o coração desmantelado
amando-a amei-a tanto e sem vergonha
oh pecar assim de jaquetão sport e um cigarro
nos queixos a admiração que eu fazia
entre a malta não é para esquecer nem lá ao fundo
como então puxo as abas da farpela
lentamente caminho para ela
a chuva cai miúda
e benza-a Deus que bonita e que puta
e que desvelos a gente
gastava em frente do amor
Elle était très belle, que Dieu la bénisse,
une vraie salope qui attendait toujours
les clients à la fenêtre du rez-de-chaussée,
mais moi, roide et pire encore, ignorant de ces amours,
j'avais quoi ? Quinze ans
j'avais quoi, des yeux pour la voir
se penchait en montrant ses seins
et je l'aimais comme on aime une seule fois
une fois un décolleté blanc et jusqu'aux bijoux
qu'elle portait ils étaient brillants comme des étoiles
je battais le trottoir juste à l'heure et je l'aimais
les cheveux au vent, et cela ne ressemblait
finalement qu'à un ciel de pacotille

encore aujourd'hui mes narines frémissent
mon cœur démantelé s'embrouille
de l'avoir aimée et tant aimée et sans honte
ah pécher ainsi en veste de sport une cigarette
au bec l'admiration que nous avons suscité
parmi les gars au fond je ne suis pas prêt de l'oublier
et tandis que je tire sur les pans de ma veste
lentement je marche vers elle
la pluie tombe ténue
que Dieu la bénisse d'avoir été si belle et si salope
ah quels soins attentionnés
n'avons nous pas consacrés à l'amour
________________

Emiliano Di Cavalcanti
Femme au balcon (1961)
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Nuage des auteurs (et quelques oeuvres)

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