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O poeta e seu mestre
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Le poète et son maître
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Tiro da sua cartola
repleta de astros, mil sobrenaturais paisagens de infância. Sua bengalinha queima os ditadores, destrói as muralhas libertando os anjos. Calço seu sapato e eis que percorro a branca anatomia de pássaros e flores. Repito seus gestos de amor e renúncia, de música ou luta, de solidariedade. Carlitos! Teu bigode é a ponte que nos liga ao sonho e ao jardim tão perto. |
Il tire de son huit-reflets
rempli d’étoiles, mille paysages surnaturels de son enfance. Sa baguette magique brûle les dictateurs, détruit les murailles libérant les anges. J’enfile ses chausses et voici que je parcours la blanche anatomie des oiseaux et des fleurs. Je répète ses gestes d’amour et de renoncement, de musique ou de lutte, de solidarité. Charlot ! Ta moustache est le pont qui nous relie au rêve et au jardin si proche. |
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| Charlie Chaplin Scène du film « Le Cirque » (1928) |

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