Guiarás o Povo


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Cuidar dos Vivos (1963) »»
 
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Guiarás o Povo
Tu guideras le peuple


O meu coração é um navio
que te procura nos sete mares,
que à flor das águas vai e vem
gritando, atirando o teu nome.

O meu coração é um navio
que te procura mas não te encontra.
A Oeste, a Leste, a Sul, ao Norte
retesa as velas, mas não te encontra.

Envelheceram já muitas palavras.
Porém nada perdido, que este verde
coração se arruma como louco
sobre as ondas, e procura e procura.
Mon cœur est un navire
qui te cherche sur les sept mers,
qui à la fleur des eaux va et vient
en criant, en invoquant ton nom.

Mon cœur est un navire
qui te cherche mais ne te trouve pas.
À l'ouest, à l'est, au sud, au nord,
il déploie ses voiles, mais ne te trouve pas.

Beaucoup de paroles ont vieilli désormais.
Portant rien n'est perdu, car ce cœur
reverdi s'arrime comme un fou
aux vagues, cherche et cherche encore.
________________

Norito Shinmura
Sans titre (2015)
...

A minha Geração


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A minha Geração
Ma génération


A minha geração é de esperança,
de trabalho e esperança, e de canções difíceis.
A minha geração escreve poemas
com o mesmo suor que ao calceteiro
corre da fronte, quando martela a rua.

Não deveis enganar-vos: cada verso
tem um selo fraterno caminhando
para a branca cidade sob o sol
Ma génération est celle de l'espoir,
du travail et de l'espoir, et des chansons difficiles.
Ma génération écrit des poèmes
avec la même sueur qui perle au front
du paveur lorsqu'il martèle la rue.

Ne vous y trompez pas : chaque vers
porte un sceau de fraternité et chemine
vers la ville blanche sous le soleil.
________________

Frida Kahlo
L'arbre de l'espoir, rester fort (1946)
...

Antielegia à enchente


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Antielegia à enchente
Anti élégie de l'inondation


Amo a água maternal,
água de me beber o sonho,
ou de ir-me purificando
na chama da luz.
E banha o tempo.

Amo a vegetação
da água, quando
a natureza se acende
no fulgor dos animais.
Ou a chuva que, em ervas,
canta e o sol na água nua,
como mulher que, de amor,
se apura.

Mas chuva, se excessiva,
mata, inunda casas, estronda
cargas de velhas nuvens,
afoga e é como as enchentes
roem a sombra de meu povo,
em tambor bate a fome.
E o desastre não socorre
a imberbe vida.

E vejo ruas, praças invadidas,
com água que nos engole,
água de perversa índole,
ferina, desatenta.
E sei que nosso pampa
na peleja, resiste.

Erguemos a cabeça
e a água não derruba
o povo. Não, a água
não. O povo é mais
que o rio, a enchente.

O povo é força
que brota na semente.
E árvore de gerações
faz a floresta,
que, de crescer,
não cessa.
J'aime l'eau maternelle,
eau que je bois en rêve,
ou qui me nettoie
dans le feu de la lumière.
Et qui baigne le temps.

J'aime la végétation
de l'eau, quand
la nature étincelle
d'animaux furtifs.
Ou la pluie qui, toute en herbe,
chante et le soleil. L'eau est nue
comme une femme qui, d'amour
se purifie.

Mais la pluie, si elle est excessive
tue, inonde les maisons, et gronde
chargée de vieux nuages,
elle noie et l'on dirait que les inondations
ont rongé l'ombre de mon peuple,
la faim bat le tambour.
Et le désastre ne vient pas au secours
de la vie imberbe.

Je vois les rues, les places envahies
par l'eau qui engloutie tout,
eau d'un tempérament pervers,
cruelle, distraite.
Et je sais que notre pampa
dans la bataille, résiste.

Nous redressons la tête
et l'eau ne vaincra pas
le peuple. Non, l'eau
non. Le peuple est plus fort
que le fleuve, l'inondation.

Le peuple est une force
qui pousse dans la graine.
Et l'arbre des générations
fait la forêt,
qui, de grandir,
jamais ne cesse.
________________

Claude Monet
Inondations à Giverny (1886)
...

Afluentes


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Afluentes
Affluents


Eram os executados.
Os dias intumesciam
e como frutos caíam.

Eram os executados
Sem o título ou família,
sem o tempo, sem o espaço
que de viver lhes cabia.

Percebi os vários rostos,
percebi que eles baixavam
e suas penas subiam.
A voz ninguém divisava,
A senha não existia.

Eram os executados.
Quando? Como? Quem sabia?
O mundo já os viu deitados,
agora o mundo os erguia.

Executados por fardo?
No leito da amada, um dia?
Por algum golpe de estado?
Numa conversa ou litígio?
Numa batalha ou na esquina?

Eram os executados
que desde sempre partiram
e desde sempre chegavam.
Tant de personnes exécutées.
Les jours en étaient tuméfiés,
ils tombaient comme des fruits.

Tant de personnes exécutées.
Sans identité ou nom de famille
sans le temps sans l'espace
de la vie qu'ils avaient méritée.

J'apercevais tous ces visages,
je voyais bien qu'ils sombraient
et leurs peines grandissaient.
Aucune voix ne s'élevait,
Aucun geste convenu.

Tant de personnes exécutées.
Quand ? Comment ? Qui le savait ?
Le monde les avaient vus gisant,
dès lors le monde les redressait.

Exécutées pour quelle charge ?
Dans le lit d'une amante, un jour ?
À la suite d'un coup d'état ?
Une controverse ou un litige ?
Une bataille ou un coin de rue ?

Tant de personnes exécutées
qui sont parties pour toujours
et ne sont jamais revenues.
________________

Michelangelo Buonarroti (Michel-Ange)
Déluge universel (1508-1512)
détail de la fresque de la Chapelle Sixtine (Vaticano)
...

De longo curso


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A espuma do fogo (2002) »»
 
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De longo curso
Au long cours


  Para Elza

Minha alma descansa
na tua alma,
onde a luz jamais
desativada:
é um navio de longo
curso pela água.

Redonda a luz e nós
atracamos na foz
com o fundo calmo.
Em mim te almas
E te amando, eu almo.
  Pour Elza

Mon âme en ton âme
se repose
là où jamais la lumière
ne s'éteint : c'est
un navire au long cours
voguant sur l'océan.

La lumière est ronde, nous
accostons à l'estuaire
d'un fleuve aux eaux
calmes. Ton âme est en moi,
je t'aime, voici la mienne.
________________

Paul Signac
Antibes, le nuage rose (1916)
...

Tenho saudade…


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Tenho saudade…
J'ai la nostalgie...


Tenho saudade
do que amei
e às vezes,
miraculosamente,
do que não amei,
porque tudo dói
nos ossos.
J'ai la nostalgie
d'avoir aimé ceci,
et parfois,
miraculeusement,
de ne pas l'avoir aimé,
car tout me fait mal
jusqu'aux os
________________

Yoko Ono
Flaque de ciel (2011-2015)
...

Confissão de abandono



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nunorochamorais.blogspot.com (février 2026) »»
 
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Confissão de abandono
Confession d’un abandon


Neste momento exacto,
Se a exactidão é possível no tempo,
Sou um buraco de mim.
Deixa-me acontecer paradamente
Nos meus pequenos sonos de pó,
Nas pequenas redomas da minha solidão.
Não sei se o verão trará lugar para mim
Ou se esse lugar serão os teus braços.
Sou agora um tronco de árvore,
Um silêncio de pé.
Não me peças que disseque o meu olhar,
Se queres fazer algo por mim,
Diz ao dia que não insista mais comigo.
Fechei.
En cet instant précisément,
Si tant est que le temps puisse être précis,
En moi est un vide.
Laisse-moi seul éperdument
Dans mes petits sommeils poussiéreux,
Dans mes petites bulles de solitude.
Je ne sais si l'été m'offrira une place
Ou si cette place sera entre tes bras
Dès lors je suis un tronc d'arbre,
Je suis tenu au silence.
Ne me demande pas d'analyser mon regard
Si tu veux faire quelque chose pour moi,
Dis au jour de ne plus m'importuner.
Je suis fermé.
________________

Giuseppe Penone
Main de bronze qui serre un arbre (1970 ca.)
...

Os cavalos


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Os cavalos
Les chevaux


Os cavalos tinham o ardor de nuvens se empinando.
Vinham, inteiros, no nitrir das tardes, junto às oliveiras.
Meninos, em férias, focinhavam dálias. Eram exaltados,
amoráveis e as ervas das crinas mugiam de verdor.
As pálpebras amor baixavam. E às vezes, os cavalos
se riam, a dentuça à mostra. Coçavam-se nas ancas com
a ferrugem de sediciosas vespas.
Eternos, quando saltam. Ou descarregam rolos de ares
bêbados. Todo galope é um pássaro.
Les chevaux avaient l'ardeur de nuages qui se cabrent.
Ils arrivaient le soir, roussins hennissant près des oliviers.
Garçons en fête flairant les dahlias. Ils s'échauffaient,
en rut et leurs crins d'herbe mugissaient de verdure.
Paupières fermées d'amour. Parfois les chevaux
riaient, découvrant leur dentition, se frottant les hanches
contre la rouille des guêpes séditieuses.
Éternels, lorsqu'ils bondissent. Ou expulsent, enivrés
des rouleaux d'air. Tout galop est un oiseau.
________________

Franz Marc
La Tour des chevaux bleus (1913)
...

O homem sempre é mais forte...


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O homem sempre é mais forte…
L'homme est toujours plus fort...


O homem sempre é mais forte
se a outro homem se aliar;
o arado faz caminho
no seu tempo de cavar.

No mesmo mar que nos leva,
o vento nos quer buscar;
o que é da terra é do homem,
onde o arado vai brotar.

Por mais que a morte desfaça,
há um homem sempre a lutar;
o vento faz seu caminho
por dentro, no seu pomar.
L'homme est toujours plus fort
s'il s'allie à l'autre homme ;
l'araire destine leur chemin
si le temps du labour est venu.

Sur le même océan qui nous porte,
le vent nous veut découvrir ;
ce qui est de terre est d'homme,
où l'araire fait grandir et germer.

Si la mort nous met en pièces,
Il y a toujours un homme pour lutter ;
le vent fraie son chemin,
demeure en lui, en son verger.
________________

Charles Emmanuel Roussel
Le retour des pêcheurs (1930)
...

Lisura


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Lisura
Simplicité


Entras na morte,
como se entra em casa,
desvestindo a carne,
pondo teus chinelos
e pijama velho.

Entras na morte,
como alguém que parte
para uma viagem:
não se sabe o norte
mas começa agora.

Entras na morte,
sem escuros,
sem punhais ocultos
sob o teu orgulho.

Entras na morte,
limpo
de cuidados breves;
como alguém que dorme
na varanda enorme,
entras na morte.
Tu entres dans la mort,
comme on rentre chez soi,
dépouillé de sa chair,
on met alors ses pantoufles
et son vieux pyjama.

Tu entres dans la mort,
comme on s'apprête
à partir en voyage :
sans savoir où l'on va,
bien qu'il ait commencé

Tu entres dans la mort
sans les ténèbres,
sans poignards cachés
sous ton orgueil.

Tu entres dans la mort,
purifié
des soucis passagers ;
comme on s'endort
sur une terrasse immense,
tu entres dans la mort.
________________

Renato Guttuso
Homme qui dort (1938)
...

Sintaxe


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Amar, a mais alta constelação (1991) »»
 
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Sintaxe
Syntaxe


Eu me acrescento aos rios e aos rios me descem.
E me acrescento aos peixes. Nele deito
e com os musgos preparo alguns projetos.
Nos liquens boto andaimes que florescem.

E me caso com as pedras, conchas e ecos,
onde as lesmas pernaltas se intumescem.
E me acrescento a todos os espécimes
que se aleitam na orla, entre os insetos.

Ovos de larvas, vespas renitentes
e os mais jovens orvalhos em resíduos
se acendem. Borboletas se acrescentam

à sintaxe de um sol intermitente.
E eu vento, vento algas e líbidos.
E em rios me acrescento, onde não venta.
Je m'ajoute aux fleuves et les fleuves en moi descendent.
Et je m'ajoute aux poissons. Je m'y allonge et mêlés
avec des mousses je prépare quelques projets.
Sur les lichens, je bâtis des échafaudages qui fleurissent.

J'épouse les pierres, les coquillages et les échos,
où sont les limaces aux antennes turgescentes.
Je m'ajoute à tous les spécimens qui, sur les berges,
se nourrissent de lait, au milieu des insectes.

Oeufs de larves, guêpes récalcitrantes
et gouttes résiduelles d'une rosée récente
s'enflamment. Des papillons s'ajoutent

à la syntaxe d'un soleil intermittent.
Et je suis vent, vent algues et libidos.
Et aux fleuves je m'ajoute, là où n'est pas le vent
________________

Vassily Kandinsky
Rivière en automne (1944)
...

Formoso é o fogo


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Amar, a mais alta constelação (1991) »»
 
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Formoso é o fogo
Beau est le feu


Formoso é o fogo e o rosto
da amada junto a ele.
No lume de seu corpo
tudo em redor clareia.

Depois o que era fogo,
é espuma que se alteia.
E o mundo se faz novo
nas curvas da centelha.

Já não existe esboço,
mas desenhos, e teimam
— unos e justapostos.

Já não existe corpo:
são almas que se queimam
no amor de um mesmo sopro.
Beau est le feu et le visage
de mon amie auprès de lui
Dans la lumière de son corps,
tout s'éclaire alentour.

Depuis que le feu est feu
il est écume qui s'élève.
Et le monde est nouveau
dans les courbes d'étincelles.

Déjà il n'y a plus d'esquisses,
dessein des chairs qui s'obstinent
– unies et côte à côte.

Déjà il n'y a plus de corps :
ce sont des âmes qui brûlent
d'amour.dans un même souffle.
________________

Sam Uhrdin
Femme auprès du feu (1940)
...

Abandonei-me ao vento


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Amar, a mais alta constelação (1991) »»
 
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Abandonei-me ao vento
Je me suis abandonné au vent


Abandonei-me ao vento. Quem sou, pode
explicar-te o vento que me invade.
E já perdi o nome ao som da morte,
ganhei um outro, livre, que me sabe

quando me levantar e o corpo solte
o seu despojo vão. Em toda a parte
o vento há de soprar, onde não cabe
a morte mais. A morte a morte explode.

E os seus fragmentos caem na viração
e o que ela foi na pedra se consome.
Abandonei-me ao vento como um grão.

Sem a opressão dos ganhos, utensílio,
abandonei-me. E assim fiquei conciso,
eterno. Mas o amor guardou meu nome.
Je me suis abandonné au vent. Qui je suis,
peut te l'expliquer le vent qui m'envahit.
J'ai déjà perdu mon nom au son des morts,
j'en ai gagné un autre, libre, qui sera mien

lorsque je me lèverai et que mon corps
rejettera sa vaine dépouille. De toutes parts,
devra souffler le vent où la mort n'aura
plus sa place. La mort, la mort explose.

Et ses fragments retombent dans la brise,
et ce qui était sur la pierre est consumé..
Graine, je me suis abandonné au vent.

Sans l'oppression des gains, ustensile,
je me suis abandonné. Et suis resté concis
éternel. Mais l'amour a gardé mon nom.
________________

Adolf Boehm
Arbre dans la tempête (1897)
...

Vem do largo…



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nunorochamorais.blogspot.com (février 2026) »»
 
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Vem do largo…
Venu du large…


Vem do largo, vem do mar, o vento longo,
Vem pôr cadências no teu cabelo,
O vento largo, o vento longo.
Entanto, o silêncio exíguo,
A luz sulfurosa num voo sucinto,
O céu incipiente, os rudimentos da manhã.
O que respiro não é livre.
O que chega já não é o mundo.
Aqui e agora imóveis – no preciso instante,
No ápice da agonia, que vem do fundo,
De um mar afogado num signo.
Venu du large, venu de l'océan, le vent de loin
Venu, ranime et rythme tes cheveux,
Le vent du large, le vent du loin.
Cependant, le silence étroit,
La lumière sulfureuse au vol lapidaire,
L'embryon d'un ciel, les rudiments du matin.
Ce que je respire n'est pas libre.
Ce qui arrive n'est déjà plus le monde.
Ici et maintenant immobiles – en cet instant précis,
À l'apogée de l'agonie, venu du fond,
De l'océan venu, noyé en un signe.
________________

Guillermo Gómez Gil
Aube (1920)
...

Gazel para a sílaba sonhada


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Carlos Nejar »»
 
Livro de Gazéis (1984) »»
 
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Gazel para a sílaba sonhada
Ghazel de la syllabe rêvée


Ao te dizer amor, dizia árvore
e desenhava alguma palavra.
O amor que crescia vegetal
na tua alma era a sílaba sonhada.

Ao te dizer memória, quis o amor
que fosse planura desenhada.
E morte não a disse porque, amada
a árvore cumpriu-se no que sou.

Teu nome sobre a folha:
era lenta gota de água.
Mas a sombra quem a terminava?
En te disant mon amour, j'ai dit arbre
et j'ai dessiné quelques paroles.
L'amour ce végétal qui grandit
dans ton âme était la syllabe rêvée.

En te disant mon souvenir, j'ai voulu
que l'amour soit une plaine dessinée.
La mort, je ne l'ai pas dite car, aimé
l'arbre en moi s'est accompli.

Ton nom sur cette feuille est
goutte d'eau nonchalante.
Mais l'ombre qui l’achèvera ?
________________

Gustav Klimt
Pommier - II (1912)
...

Gazel da Paciente Espera


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Autre traduction :
Carlos Nejar »»
 
Livro de Gazéis (1984) »»
 
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Gazel da Paciente Espera
Gazhel du Patient Espoir


  Para Regina Célia Colónia

Quanto te esperei
nas portas do dia
e te esperei
quando a terra nascia:
o espírito metáfora
boiava.

E te esperava
mas nenhuma nebulosa
te envolvia e nenhum
peixe era tu e nenhuma
circular água apascentava
esta maternidade.

Te esperava
e o dia voltava
e vinha
e nas portas
o relógio de sinais
rangia.

E te esperava,
ave lua
ovelha de tuas mãos
a noite.
Te esperava
porque as palavras
as palavras
batem à porta
e se abrem.

E te esperarei
a vida repleta
e a morte.

Depois na eternidade
recomeço.
  À Regina Célia Colónia

Comme je t'attendais
aux portes du jour,
espérant ta venue
à la naissance de la terre :
métaphore, l'esprit
flottait.

Et je t'attendais,
mais nulle nébuleuse
ne t'enveloppait, aucun
poisson n'allait vers toi, aucune
eau circulaire ne guidait
cette maternité.

Je t'attendais,
et le jour allait
et venait,
et près des portes,
l'horloge des signes
grinçait.

Et je t'attendais,
oiseau lune
brebis de tes mains
la nuit.
Je t'ai attendue
parce que les paroles,
les paroles
frappaient à la porte
et s'ouvraient.

Et je t'attendrai,
par une vie comblée
et la mort.

Puis de toute éternité
je recommence.
________________

Philippe Charles Jacquet
Le père (2015)
...

Sem revolver o fogo


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Autre traduction :
Carlos Nejar »»
 
Obra poética (1980) »»
 
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Sem revolver o fogo
Sans raviver la flamme


1
Escrever a dor
sem revolver o fogo,
a envelhecida cinza.

O que pode o amor
com os dons aprisionados?

Escrever
a ferocidade das coisas.


2
Era preciso
limo e pedra
para te ver.

Escrever a dor,
Abandonar
minha guitarra
o sol.

Um homem não respira
sem o mundo à soleira.
1
J'écris la douleur
sans raviver la flamme,
vieille cendre.

Que peut l'amour
avec ses dons emprisonnés ?

J'écris
la férocité des choses.


2
Il a fallu
boue et pierres
pour te voir.

J'écris la douleur,
J'abandonne
ma guitare
et le soleil

Aucun homme ne respire
sans le monde à sa porte
________________

Carla Accardi
Rouge&noir (1991)
...

Nuage des auteurs (et quelques oeuvres)

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