Nom :
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Vem do largo…
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Venu du large…
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Vem do largo, vem do mar, o vento longo,
Vem pôr cadências no teu cabelo,
O vento largo, o vento longo.
Entanto, o silêncio exíguo,
A luz sulfurosa num voo sucinto,
O céu incipiente, os rudimentos da manhã.
O que respiro não é livre.
O que chega já não é o mundo.
Aqui e agora imóveis – no preciso instante,
No ápice da agonia, que vem do fundo,
De um mar afogado num signo.
Vem pôr cadências no teu cabelo,
O vento largo, o vento longo.
Entanto, o silêncio exíguo,
A luz sulfurosa num voo sucinto,
O céu incipiente, os rudimentos da manhã.
O que respiro não é livre.
O que chega já não é o mundo.
Aqui e agora imóveis – no preciso instante,
No ápice da agonia, que vem do fundo,
De um mar afogado num signo.
Venu du large, venu de l'océan, le vent de loin
Venu, ranime et rythme tes cheveux,
Le vent du large, le vent du loin.
Cependant, le silence étroit,
La lumière sulfureuse au vol lapidaire,
L'embryon d'un ciel, les rudiments du matin.
Ce que je respire n'est pas libre.
Ce qui arrive n'est déjà plus le monde.
Ici et maintenant immobiles – en cet instant précis,
À l'apogée de l'agonie, venu du fond,
De l'océan venu, noyé en un signe.
Venu, ranime et rythme tes cheveux,
Le vent du large, le vent du loin.
Cependant, le silence étroit,
La lumière sulfureuse au vol lapidaire,
L'embryon d'un ciel, les rudiments du matin.
Ce que je respire n'est pas libre.
Ce qui arrive n'est déjà plus le monde.
Ici et maintenant immobiles – en cet instant précis,
À l'apogée de l'agonie, venu du fond,
De l'océan venu, noyé en un signe.
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| Guillermo Gómez Gil Aube (1920) |

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