Declaração


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
José Régio »»
 
Colheita da Tarde (1971, posthume) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Declaração
Déclaration


Teorias são brinquedos
Que, por mim, não tomo a sério.
Tomo a sério os meus enredos.
Crer… só sei crer no Mistério.

De doutrinas não me importo!
Sinto-me bem no mar alto.
Só me recolho ao meu porto.
Convidam-me, e sempre eu falto.

De escolas, não sou aluno.
Se comunico, é em verso.
Sou muito diverso,
E uno.
Les théories sont des distractions
Que je ne peux prendre au sérieux.
Je prends au sérieux mes intrigues.
Croire... Je ne crois qu'au Mystère.

Peu m'importe les doctrines !
Je me sens bien en haute mer.
Je suis seul en mon port assuré
On m'invite, et toujours je me défausse.

Je ne suis disciple d'aucune école.
Si je communique, c'est en vers.
Je suis for plusieurs,
Et un.
________________

Guy Fouré
Appel à la prière (2017)
...

Sucata


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
José Régio »»
 
Cântico Suspenso (1968) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Sucata
Quincaille


I
Fecha esses olhos, fecha-os,
Que a sua luz ofende.
Mas não! arranca-os, deixa-os
Na praça em que se vende
Toda a sucata inútil.
Quiçá os compre um velho poeta fútil.

II
A sua luz ofende, humilha.
Não compartilha
Das pequeninas luzes
Que alumiam os vários alcatruzes
De cada nova nora.
Fecha esses olhos, fecha-os, ou arranca-os,
 deita-os fora!
Não vês que vão perdendo todo o emprego?
Desfaz-te de eles, ─ fica cego.

III
Na praça em que se vende
Toda a sucata inútil,
Quiçá os compre um velho poeta fútil.
Já nada, a este, ofende.
Servir-lhe-ão
Talvez de claridade,
Talvez de companhia ou diversão.
Coitado! Vive ao pé da Eternidade.
I
Ferme ces yeux, ferme-les,
Que leur lumière offense.
Mais non ! arrache-les, laisse-les
Sur la place où se vend
Toute la quincaille inutile.
Qui sait frivole un vieux poète les achètera-t-il.

II
Leur lumière offense, humilie.
Il ne participe pas
Des petites lumières,
Qui illuminent les différents godets
De chaque nouvelle noria.
Ferme ces yeux, ferme-les ou arrache-les,
 jette-les !
Ne vois-tu pas qu’ils vont perdre leur emploi ?
Débarrasse-t'en, deviens aveugle.

III
Sur la place où se vend
Toute la quincaille inutile,
Qui sait frivole un vieux poète les achètera-t-il.
Plus rien déjà ne l'offense.
Ils lui serviront
Peut-être d'éclairage,
Peut-être de compagnie ou de passe-temps.
Le pauvre ! Vivre au bord de l’Éternité.
________________

Ferdinando Brambilla
La boutique de l'antiquaire (1898)
...

Estação término


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
José Régio »»
 
Cântico Suspenso (1968) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Estação término
Station terminus


Como um navio no mar
A meio da noite a casa,
E o vento e a chuva em redor.
Lá dentro, a um canto do lar
Onde um bom tronco se abrasa,
O homem sentado espera.
Se alguém chegar,
Terá luz, terá calor.
Batem à porta. Quem dera
Que fosse realidade!
Já teve tais decepções
O homem que há tanto espera!
Mas agora, alguém batera
Que chega da tempestade,
Que percorreu solidões...
«Entre quem é!» Pode ser
Alguém que venha roubar,
Assassinar, ofender...
«Entre quem é!» Não importa
Se alguém vem que bate à porta.
O homem só quer abrir.
Chegou, por fim, a saber
Que, venha lá quem vier,
Seja quem for,
Só um dos dois pode ser
Desde que não a fingir:

A Morte, o Amor.
Comme un navire en haute mer
Au milieu de la nuit, la maison,
Et le vent et la pluie alentour.
À l’intérieur, dans un angle du foyer
Où s'embrase une bonne bûche,
Est assis l’homme qui attend.
Si quelqu’un arrive,
Il y aura de la lumière,
Il y aura de la chaleur.
On frappe à la porte. L'homme
Aimerait bien que ce soit vrai !
Il a été déçu tant de fois déjà !
Mais là, quelqu'un a frappé,
Qui arrive avec la tempête,
Qui a traversé des solitudes...
« Qu'il entre celui qui est là ! »
Peut-être vient-il pour voler,
Assassiner, insulter...
« Qu'il entre ! » Peu importe
Si quelqu'un vient frapper à la porte.
L'homme veut seulement ouvrir.
Il a appris, finalement,
Que vient là qui devait venir,
Quel qu'il soit,
Et il peut bien être ceci ou cela
Pourvu qu'il ne fasse pas semblant :

La Mort, l'Amour.
________________

Edvard Munch
L'insomniaque (autoportrait) (1923-24)
...

Poema


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
José Régio »»
 
Filho do Homem (1961) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Poema
Poème


Crispou-se a minha mão sobre o teu sexo,
Fecharam-se-me os olhos sem querer…
De que abismos voava até ao fundo?
E a minha mão sondava
E triturava
Aquele mundo
Tão pequenino e tão complexo:
O teu mistério de mulher.
Ma main se crispait sur ton sexe,
Mes yeux se fermaient sans le vouloir...
Depuis quels abîmes volait-elle jusqu’au fond ?
Et ma main sondait
Et doucissait
Ce monde
Si petit et si complexe :
Ton mystère de femme.
________________

Henri de Toulouse-Lautrec
Dans le lit (1893)
...

Ode a Eros


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
José Régio »»
 
Filho do Homem (1961) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Ode a Eros
Ode à Éros


Eros, Cupido, Amor, pequeno Deus travesso
Com quem todos brincamos!
Brincando nos ferimos,
Ferindo-nos gozamos,
Se rimos já choramos,
Mal que choramos rimos...
Já, voltados do avesso,
Por igual o voltamos,
O torturamos nós como ele nos tortura,
Descemos aos recessos da criatura...

Pequenino gigante!
Sonhava, ou não sonhava,
Quem te representou risonho e pequenino
Que de Hércules a clava
Não pesa como pesa a tua mão de infante,
Nem seu furor destrói
Como nos dói
Teu riso de menino?

Nas tuas leves setas
Nas flâmulas gentis
Que cantam os poetas
E os namorados juvenis,
Que longos ópios e letais licores,
Que pântanos de lodo e que furores,
Que grinaldas de louros e de espinhos,
Que abissais labirintos de caminhos!

Mascarilha de seda e de veludo
Sob a qual o olhar brilha, a boca ri,
Que olhar ambíguo ou mudo,
Que boca atormentada
Não terás além ti
Na mascarada?

Pai da Crueldade e da Piedade,
Filho do Crime e da Beleza,
Que infante serás tu, que, desde que há Idade,
Aos Ícaros opões a mesma astral parede,
E os Lázaros susténs dos restos dessa mesa
Em que se bebe sempre a mesma sede,
Se come
A mesma fome?

Divindade nocturna
Que te cinges de rosas,
Suprema fúria mascarada
Que a porta abres do céu... escancarada
Sobre o negro vazio duma furna,
Que a urna de cristal nas mãos formosas
Vens ofertar às bocas sequiosas
E escorres sangue do cristal da urna,
Que tens tu afinal, ao fundo da caverna
Sempre aos mortais vedada:
A eterna morte... o nada,
Ou a vida eterna?
Éros, Cupidon, Amour, petit Dieu malicieux
Avec qui nous jouons tous !
En jouant, nous nous blessons,
De nous blesser, nous en jouissons,
Si nous rions, déjà nous pleurons,
Et d'avoir trop pleurer, nous en rions...
Nous sommes sens dessus dessous
Et par là même, nous le retournons,
Nous le torturons comme il nous torture,
Descendant jusqu'au tréfonds de la créature...

Si petit géant !
Ai-je rêvé ou n'ai-je pas rêvé,
Qui t'a représenté ainsi tout sourire et si petit ?
La massue d'Hercule
Ne pèse pas comme pèse ta main de nourrisson,
Sa fureur même ne détruit pas
Comme nous blesse
Ton rire d'enfant !

Dans tes flèches dorées
Dans la grâce de tes flammes
Chantées par les poètes
Et les jeunes amoureux,
Quels languides pavots et liqueurs mortelles,
Quels marais de boue et quelles fureurs,
Que de guirlandes de lauriers et d'épines,
Que de labyrinthes abyssaux sur tes chemins !

Masque de soie et de velours
Sous lequel regard et bouche brillent, et sourient,
Quel regard ambigu ou mutique,
Quelle bouche tourmentée
N'auras-tu pas alors
Dans cette mascarade ?

Père de Cruauté et de Piété,
Fils du Crime et de la Beauté,
Quel enfant seras-tu, qui, depuis la nuit des temps,
Aux Icares, oppose le même mur astral
Et les Lazares supportent les restes de cette table
Où l'on boit toujours avec la même soif,
Où l'on mange
Avec la même faim ?

Divinité nocturne,
Toi qui te ceins de roses,
Suprême furie masquée
Que la porte s'ouvre du ciel... d'un bout à l'autre
Sur le vide noir d'un caveau,
Que l'urne de cristal entre tes belles mains
Vienne s'offrir aux bouches assoiffées
Et fasse couler le sang du cristal de l'urne,
Que décernes-tu finalement, au fond de la caverne ?
Aux mortels, toujours interdite :
L'éternelle mort... le néant,
Ou la vie éternelle ?
________________

William-Adolphe Bouguereau
Les murmures de l'amour (1825-1905)
...

Nuage des auteurs (et quelques oeuvres)

A. M. Pires Cabral (44) Adalgisa Nery (43) Adolfo Casais Monteiro (36) Adriane Garcia (40) Adão Ventura (41) Adélia Prado (40) Affonso Romano de Sant'Anna (41) Al Berto (38) Albano Martins (41) Alberto Pimenta (40) Alexandre O'Neill (29) Ana Cristina Cesar (38) Ana Elisa Ribeiro (40) Ana Hatherly (43) Ana Luísa Amaral (40) Ana Martins Marques (48) Antonio Brasileiro (41) Antonio Osorio (42) António Gedeão (37) António Ramos Rosa (41) Antônio Cícero (40) Augusto dos Anjos (50) Caio Fernando Abreu (40) Carlos Drummond de Andrade (43) Carlos Machado (112) Carlos Nejar (42) Casimiro de Brito (40) Cassiano Ricardo (40) Cecília Meireles (37) Conceição Evaristo (33) Daniel Faria (40) Dante Milano (33) David Mourão-Ferreira (40) Donizete Galvão (41) Eucanaã Ferraz (43) Eugénio de Andrade (34) Fernando Assis Pacheco (42) Ferreira Gullar (40) Fiama Hasse Pais Brandão (38) Francisco Carvalho (40) Galeria (30) Gastão Cruz (40) Gilberto Nable (48) Hilda Hilst (41) Iacyr Anderson Freitas (41) Inês Lourenço (40) Jorge Sousa Braga (40) Jorge de Sena (40) José Eduardo Degrazia (40) José Gomes Ferreira (41) José Luís Peixoto (44) José Régio (41) José Saramago (40) José Tolentino de Mendonça (42) João Cabral de Melo Neto (43) João Guimarães Rosa (33) João Luís Barreto Guimarães (40) Luis Filipe Castro Mendes (40) Lêdo Ivo (33) Manoel de Barros (36) Manuel Alegre (42) Manuel António Pina (33) Manuel Bandeira (39) Manuel de Freitas (41) Marina Colasanti (38) Mario Quintana (38) Micheliny Verunschk (40) Miguel Torga (32) Murilo Mendes (32) Mário Cesariny (34) Narlan Matos (85) Nuno Júdice (33) Nuno Rocha Morais (557) Orides Fontela (43) Paulo Leminski (43) Pedro Mexia (40) Poemas Sociais (30) Poèmes inédits (363) Reinaldo Ferreira (40) Ronaldo Costa Fernandes (42) Rui Knopfli (43) Rui Pires Cabral (44) Ruy Belo (29) Ruy Espinheira Filho (43) Ruy Proença (48) Sebastião da Gama (19) Sophia de Mello Breyner Andresen (33) Thiago de Mello (38) Ultimos Poemas (103) Vasco Graça Moura (40) Vinícius de Moraes (34)