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A Arthur Rimbaud
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Ad Arthur Rimbaud
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La condamnation du rimbaudisme, au nom,
et pour la mémoire, de Rimbaud. Aragon, Chroniques du Bel Canto Amarramos ao cais teu barco ébrio (Que a salsugem lhe roa o cabrestante) E atiramos ao mar, prudentemente, A chave dos teus mapas delirantes. Despimos teu casaco de boêmio. (Quanto mais alta a torre, mais burguesa). Hoje estamos de pé nas barricadas: Já não morremos por delicadeza. O teu famoso gole de veneno, A vertigem, o inferno, a eternidade — Tudo isso passou, mas aprendemos Tua lição: saudamos a bondade. |
La condamnation du rimbaudisme, au nom,
et pour la mémoire, de Rimbaud. Aragon, Chroniques du Bel Canto Nous avons amarré à quai ton bateau ivre (Que la salure lui ronge le cabestan) Et nous avons jeté à la mer, prudemment, La clef de tes cartes délirantes. Nous avons dépouillé ton manteau de bohème. (Plus la tour est haute, plus elle est bourgeoise). Aussi, nous sommes debout sur les barricades : Nous ne mourons plus par délicatesse. Ta fameuse gorgée de poison, Le vertige, l’enfer, l’éternité — Tout cela est du passé, mais nous avons appris Ta leçon : nous saluons la bonté. |
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| Portrait d'Arthur Rimbaud (1859-1891) basé sur la photographie de Carjat |

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