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Poema natural
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Poème-nature
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Abro os olhos, não vi nada
Fecho os olhos, já vi tudo. O meu mundo é muito grande E tudo que penso acontece. Aquela nuvem lá em cima? Eu estou lá, Ela sou eu. Ontem com aquele calor Eu subi, me condensei E, se o calor aumentar, choverá e cairei. Abro os olhos, vejo um mar, Fecho os olhos e já sei. Aquela alga boiando, à procura de uma pedra? Eu estou lá, Ela sou eu. Cansei do fundo do mar, subi, me desamparei. Quando a maré baixar, na areia secarei, Mais tarde em pó tomarei. Abro os olhos novamente E vejo a grande montanha, Fecho os olhos e comento: Aquela pedra dormindo, parada dentro do tempo, Recebendo sol e chuva, desmanchando-se ao vento? Eu estou lá, Ela sou eu. |
J'ouvre les yeux, mais ne vois rien.
Je ferme les yeux, et je vois tout. Car mon monde est très grand, Et tout ce que je pense arrive. Cette nuée, là-haut ? Elle est moi, Et je suis là. Hier, par cette chaleur J'ai voulu monter, me suis condensée Et si la chaleur augmente, il pleuvra et je tomberai. J'ouvre les yeux, vois une mer, Je ferme les yeux et je sais déjà. Cette algue tourbillonne, cherche-t-elle un rocher ? Elle est moi, Et je suis là. Fatigué au fond de la mer, montant, je me suis abandonnée. Quand la marée redescendra, je sécherai sur le sable, Plus tard, je deviendrai poussière. J'ouvre à nouveau les yeux Et vois la grande montagne, Je ferme les yeux et je commente : Cette pierre endormie, dans le temps, figée Qui reçoit le soleil et la pluie, se désagrège-t-elle au vent ? Elle est moi, Et je suis là. |
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| Claude Monet Mer agitée à Pourville (1882) |

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