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A mulher dentro da noite
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La femme au cœur de la nuit
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Foge do seio da noite
Um perfume mais penetrante, mais forte, Mais ácido e insinuante Do que o das flores nascidas da morte. Cai de dentro das estrelas tranqüilas Uma luz tão cintilante Vazando as minhas pupilas Que chego a pensar contente que o fim não está mui distante. Passam roçando meu rosto, fatigados, os últimos ventos E deles meus ouvidos tiram Cânticos e lamentos. É o momento em que as pastagens do deserto são regadas pela lua E as colinas se adornam de alegria, É o instante em que meu espírito deixa que sobre meu corpo influa A sensação do nada e o tudo da poesia. |
Du sein de la nuit s'échappe
Un parfum plus pénétrant, plus fort, Plus acide et plus insidieux Que celui des fleurs nées de la mort. Tombe du cœur des paisibles étoiles Une lumière si éblouissante, Qu'elle en vient à percer mes pupilles, Et sereine je me surprends à penser que la fin est proche. Effleurant mon visage, passent Fatigués, les derniers souffles Proférant à mes oreilles Hymnes et lamentations. C'est le moment où les pâturages du désert sont baignés de lune Et les collines, parées d'une allégresse C'est l'instant où mon esprit abandonne mon corps sous influence À la sensation du néant et à la poésie du tout. |
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| Paul Klee Pleine lune (1919) |

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