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Sem que soubesses
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Sans que tu le saches
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Falei de ti com as palavras mais limpas,
viajei, sem que soubesses, no teu interior. Fiz-me degrau para pisares, mesa para comeres, tropeçavas em mim e eu era uma sombra ali posta para não reparares em mim. Andei pelas praças anunciando o teu nome, chamei-te barco, flor, incêndio, madrugada. Em tudo o mais usei da parcimónia a que me forçava aquele ardor exclusivo. Hoje os versos são para entenderes. Reparto contigo um óleo inesgotável que trouxe escondido aceso na minha lâmpada brilhando, sem que soubesses, por tudo o que fazias. |
De toi j'ai parlé en des termes les plus purs,
chez toi, je suis entré, sans que tu le saches. J'étais marche pour ta venue, table pour tes repas, tu trébuchais sur moi et j'étais une ombre posté là pour n'être pas remarqué de toi J'ai couru la ville et j'ai crié ton nom, je t'ai appelé fleur, navire, incendie, aube. Pour le reste, j'ai fait preuve de la parcimonie que m'imposait une ardeur exclusive. J'ai écrit ces vers pour me faire comprendre. Je partage avec toi une huile inépuisable que je tiens cachée, allumée dans une lampe qui éclaire, sans que tu le saches, tout ce que tu fais |
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| El Greco Jeune garçon soufflant sur un tison (1570) |

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