É o fim do mundo


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Nuno Rocha Morais »»
 
Poemas Sociais (2019) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


É o fim do mundo
C'est la fin du monde


Mas não o apocalipse.
Não a justiça vingativa.
O fim do mundo é outro:
Os filhos que cresceram
E já não têm infância;
O crepúsculo que chega
Cada vez mais cedo,
O leste que desabrocha
Cada vez mais tarde;
O silêncio cada vez mais seco,
Cada vez mais sem amor,
Cada vez mais sem solidão;
O corpo saqueado,
A idade que já nada devolve,
A memória a um canto da sombra,
Chorosa, chorosa.

O fim do mundo
No mundo que continua
Quando nós, porém, não.
Mais pas l'apocalypse.
Pas la justice vindicative.
La fin du monde est autre :
Les enfants qui grandissent
Et qui, dès lors, n'ont plus d'enfance ;
Le crépuscule qui arrive
Chaque fois plus tôt,
L'orient qui s'épanouit
Chaque fois plus tard ;
Le silence chaque fois plus sec,
Sans amour, chaque fois plus
Sans solitude, chaque fois plus ;
Le corps saccagé,
L'âge qui ne retrouve plus rien,
La mémoire aux recoins d'ombre,
Les larmes, les larmes.

La fin du monde
Dans un monde qui continue
Alors que nous, non.
________________

Bruno Bruni
L'ultime expression (1998)
...

A porta branca


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Fiama Hasse Pais Brandão »»
 
Cenas vivas (2000) »»
 
Italien »»
«« précédent /  Sommaire / suivant »»
________________


A porta branca
La porte blanche


Por detrás desta porta,
uma de todas as portas que para mim se abrem
 e se fecham,
estou eu ou o universo que eu penso.
Deste meu lado, dois olhos que vigiam
os fenómenos naturais, incluindo a celeste mecânica
e as sociedades humanas, sedentárias e transumantes.

Mas podem os olhos fazer a sua enumeração,
e pode o pensado universo infindamente ir-se,
que para mim o que hoje importa
é aquela olhada vaga porta.

Que ela seja só como a vejo, a porta branca,
com duas almofadas em recorte,
lançada devagar sobre o vão do jardim,
onde o gato, por uma fenda aberta
pela sua pata, tenta ver-me,
tão alheio a versos e a universos.

Derrière cette porte,
l'une parmi toutes celles qui pour moi s'ouvrent
et se ferment,
il y a moi ou l'univers que je pense.
De mon côté, deux yeux qui surveillent
les phénomènes naturels, incluant la céleste mécanique
et les sociétés humaines, sédentaires et transhumantes.

Mais les yeux peuvent bien faire leur énumération,
et la pensée-univers peut s'en aller infiniment,
pour moi ce qui importe aujourd'hui
est ce regard vague à la porte.

Qu'elle soit comme je la vois, rien qu'une porte blanche,
avec en découpe deux coussinets,
lancée lentement sur le vide du jardin,
où le chat, par une lézarde ouverte
avec sa patte, essaie de me voir,
si absent aux vers et aux univers.

________________

Vilhelm Hammershøi
Porte blanche (1913)
...

Epístola para um cisne


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Fiama Hasse Pais Brandão »»
 
Epístolas e memorandos (1996) »»
 
Italien »»
«« précédent /  Sommaire / suivant »»
________________


Epístola para um cisne
Épître au cygne


Cisne, que não conheces na água o teu reflexo verde
quando sob o teu corpo é dia e o sol afaga quedo
ou quando do teu porte há a sombra negra igual
a tudo o que está negro, e é noite, e abandono e medo.
Nem concebes o amor, nem leda, nem sequer eu mesma
que te amo no poema e temo o canto imaginado
que não cantaste agora ou não ouvi, de madrugada
quando a minha mãe morta era somente insone.
Nunca viste a beleza, nem a vida e os lábios
que sopram as primeiras e últimas palavras, ou
o hálito que sai em voz da dor mais desolada.
Nem a doença, a morte e os olhos sem imagens
do ar e das cores várias viste em que tu vogas branco.
É falso que celebres sozinho a tua morte e o fim,
se não sabes que só o teu outro cisne se perde.
Mas quando vi insone e logo morta a minha mãe
estou certa de que a cega, a muda, falsa ave cantou.

Cygne, toi qui ne connais pas dans l'eau ton reflet vert
quand le jour est sous ton corps et le soleil caresse vague
ou quand dans ta silhouette il y a une ombre noire égale
et tout ce qui est noir, c'est la nuit, et l'abandon et la peur.
Toi qui ne conçoit l'amour, ni Léda, ni moi-même qui
néanmoins t'aime en cette poésie et crains le chant imaginé
que tu n'as pas encore chanté ni moi, entendu, ce matin
quand ma mère morte était seulement insomnieuse.
Jamais tu n'as vu la beauté, ni la vie et les lèvres
qui soufflent les premières et les dernières paroles, ou
l'haleine qui sort sans la voix de la douleur la plus désolée.
Ni la maladie, la mort et les yeux sans images, de l'air et
des diverses couleurs vues en lesquelles tu voguais, blanc.
Il est faux de dire que tu célèbres seul ta mort et la fin,
si tu ne sais pas que seul ton autre cygne se perd.
Mais lorsque j'ai vu ma mère insomnieuse et bientôt morte,
j'étais certaine que l'oiseau chantait aveugle, et faux et muet.

________________

Jan Asselijn
Cygne menacé (1650)
...

Epístola para os amados


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Fiama Hasse Pais Brandão »»
 
Epístolas e memorandos (1996) »»
 
Italie »»
«« précédent /  Sommaire / suivant »»
________________


Epístola para os amados
Épître aux amants


Ainda vos amos, porque aqui não há só tempo
e o amor, no tempo, é tão intenso e absoluto,
que transborda do tempo para o não-presente.
Havendo tempo e não-tempo, eu vos confesso agora
que em parques ao poente ainda vos estou a amar.
E não que vos ofereça hoje alucinados versos,
mas porque do meu tempo sois donos, como os poemas
que eu escrevo do tempo para o não-tempo, sempre.

Encor je vous aime, car ici il n'y a pas que le temps
et l'amour, en ce temps, tellement intense et absolu,
qu'il me transporte du temps vers le non-présent.
D'avoir temps et non-temps, je peux bien vous l'avouer
au couchant dans les parcs encor maintenant je vous aime
Non qu'aujourd'hui je vous offrirais des vers hallucinés,
mais parce que vous êtes le maitre de mon temps, comme
ces poèmes que j'écris toujours, de temps en non-temps,

________________

Sebastiano del Piombo
Portrait de Vittoria Colonna (1520-1525)
...

Epístola para Dédalo


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Fiama Hasse Pais Brandão »»
 
Epístolas e memorandos (1996) »»
 
Italien »»
«« précédent /  Sommaire / suivant »»
________________


Epístola para Dédalo
Épître à Dédale


Porque deste a teu filho asas de plumagem e cera
se o sol todo-poderoso no alto as desfaria?
Não me ouviu, de tão longe, porém pensei que disse:
todos os filhos são Ícaros que vão morrer no mar.
Depois regressam, pródigos, ao amor entre o sangue
dos que eram e dos que são agora, filhos dos filhos.

Pourquoi donner à ton fils des ailes de cire et de plumes
Si le soleil tout-puissant là-haut les défait ?
De loin, il ne m'a pas entendu, mais je crois qu'il a dit :
tous les fils sont des Icare qui vont mourir en mer.
Puis reviennent à l'amour, prodigues, parmi le sang
de ceux qui furent et de ceux qui sont fils de fils, maintenant.

________________

Charles Paul Landon
Dédale incite son fils à voler (1799)
...

Canto dos lugares


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Fiama Hasse Pais Brandão »»
 
Cantos do Canto (1995) »»
 
Italien »»
«« précédent /  Sommaire / suivant »»
________________


Canto dos lugares
Chant des lieux


Tantas vezes os lugares habitam no Homem
e os homens tantas vezes habitam
nos lugares que os habitam, que podia
dizer-se que o cárcere de Sócrates,
estando nele Sócrates, não o era,
como diz Séneca em epístola a Hélvia.

Por isso cada lugar nos mostra
uma vida clara e desmedida,
enquanto o Tempo oscila e nos oculta
que é curto e ambíguo
porque nos dá a morte e a vida.

E os lugares somente acabam
porque é mortal cada homem
que houve em si algum lugar.

Tant de fois les lieux ont habité l'Homme
et tant de fois les hommes ont habité
les lieux qui les hantent, qu'on pourrait
dire que la prison de Socrate, étant
au-dedans de Socrate, il n'y était pas,
comme dit Sénèque dans une lettre à Helvia.

C'est pourquoi chaque lieu nous montre
une vie claire et sans mesure,
alors que le Temps oscille et nous masque
son ambiguë et courte durée
qui nous donne et la mort et la vie.

Et les lieux seulement finissent
car chaque homme est mortel
qui avait en lui quelque lieu.

________________

Markus Antokolski
Socrate mourant (1878)
...

Também os nomes não morrem...


Nom :
 
Recueil :
Source :
 
Autre traduction :
Nuno Rocha Morais »»
 
Poèmes inédits »»
nunorochamorais.blogspot.com (août 2020) »»
 
Italien »»
«« précédent / Sommaire / suivant »»
________________


Também os nomes não morrem...
Les mots ne meurent pas non plus...


Também os nomes não morrem,
Mas transformam-se
E, constantemente, emergem
Da morte que não possuem,
Banhados noutras formas.
Por isso, poderás negar-me,
Dissolver-me nas viagens
De pássaros agudos,
Porque eu volto,
Volto com o sol do sul,
Arrastado nas turbulentas águas
Das migrações,
Volto com o vento jovem,
Liso e límpido
Que chama Março
Da sua hibernação no tempo.
Diz folhas, diz dunas, diz frutos,
O meu nome nasce desses nomes,
O meu nome tem raízes nesses nomes,
Diz dedos, diz fragas, diz águas,
Diz ondulação, diz chuva, diz curva...

Les mots ne meurent pas non plus,
Mais se transforment
Et, constamment, émergent
De la mort qu'ils ne possèdent pas,
Baignés par d'autres formes.
Aussi, pourras-tu me renier,
Me dissoudre en des voyages
D'oiseaux aiguisés,
Car je reviens.
Je reviens avec le soleil du sud,
Entraîné par les eaux turbulentes
Des migrations,
Je reviens avec ce vent jeune,
Lisse et clair
Qui rappelle Mars
Au temps de son hibernation.
Disant feuilles, dunes et fruits,
Et mon nom nait de ces noms.
Mon nom a ses racines dans ces noms,
Disant doigts, rochers, disant les eaux,
Disant ondulation, pluie, courbe...

________________

Ross Bleckner
École (1999)
...

Canto do Génesis


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Fiama Hasse Pais Brandão »»
 
Cantos do Canto (1995) »»
 
Italien »»
«« précédent /  Sommaire / suivant »»
________________


Canto do Génesis
Chant de la Genèse


Ao princípio era a luz, depois o céu
azul porque a luz se embebe
nas camadas de ar que olhamos.
Ao princípio era a Paixão e engendrou
do seu sangue os animais, da sua
Cruz as plantas. Era, ao princípio,
o animal-vegetal minúsculo, oculto
no Paraíso, mas omnipresente
desde o ante-princípio. E da argila
ou da terra adâmica formou-se a Natureza
e o Homem, banhados pela luz
que recortou linhas e volumes vagos.
Ao princípio era o martírio
e a bênção daquele que trabalha
o seu corpo e o seu pão de sol a sol.
E os frutos fulguraram nessa luz
quando as águas se apartaram
e o mar, até hoje, quebra e requebra a onda
para eu ouvir o som do início.

Au commencement était la lumière, puis le ciel
bleu car la lumière est absorbée
par les couches d'air que nous regardons.
Au commencement était la Passion qui engendra
de son sang les animaux, et de sa
Croix les plantes. Était, au commencement,
l'animal-végétal minuscule, caché
au paradis, mais omniprésent
bien avant le Principe. Et de l'argile
ou de la terre adamique se forma la Nature
et l'Homme, baigné par la lumière
qui tranche lignes et vagues volumes.
Au commencement était le martyre
et la bénédiction de celui qui travaille
par son corps et pour son pain jour après jour.
Et dans cette lumière ont fulguré les fruits
quand les eaux se sont séparées
et la mer, la vague s'est brisée et rebrisée jusqu'à
ce que j'entende aujourd'hui, le son primordial.

________________

William Blake
Satan regardant les caresses d'Adam et Ève(1808)
...

Canto de Orfeu


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Fiama Hasse Pais Brandão »»
 
Cantos do Canto (1995) »»
 
Italien »»
«« précédent /  Sommaire / suivant »»
________________


Canto de Orfeu
Chant d'Orphée


Pendurou no salgueiro a cítara,
caminhou diante dos seus passos,
sendo depois punido pelos Anjos.
Caminhou sempre para o futuro
mesmo olhando para trás na memória
e por esse futuro foi punido
pois levaria consigo a imagem viva.
Não era Eurídice aquela que o seguia
mas a sua face figurada
pelos olhos de Orfeu ainda capazes
de criar o modelo e a imagem.
Depois da morte ela ainda vivia
pronta para o prender em espelhos dúplices
e ele que amava nela o corpo, a alma,
o suor, o aroma, a linha dos dedos,
levou-a, para sempre ascendida
ao Tempo do Espaço depois do futuro.
Foi punido por Anjos ciosos
da sua ciência da Origem,
enquanto outros Anjos doces coroavam
aquele Filho que também levara
na memória dos olhos a figura
da Mãe, que todos os filhos levam em si.
Um terrível canto de lamento humano
depois soou: “Che faró senza Uridice?“,
com o som das vogais mais dolorosas.
Mas o sábio Orfeu deixou a lira
somente ser tocada pelo vento
quando o canto perseguia a imagem.

Il a accroché sa cithare au saule,
a marché droit devant lui, et
fut ensuite puni par les Anges.
a marché toujours vers le futur même
s'il regardait en arrière de sa mémoire
et fut puni pour ce futur car, vive
il emportait avec lui cette image.
Ce n'était pas Eurydice celle qui le suivait
mais son visage métamorphosé
par les yeux d'Orphée encore capable
de créer le modèle et l'image.
Après sa mort elle était toujours vive et
prompte à le prendre en des miroirs duplices
et lui qui avait aimé son corps, son âme,
sa sueur, son parfum, la ligne de ses doigts,
l'emportait, pour toujours l'élever
dans le Temps de l'Espace au-delà du futur.
Il fut puni par des Anges jaloux
de sa science de l'Origine,
tandis que d'autres doux Anges couronnaient
ce Fils qui portait aussi
dans la mémoire de ses yeux la figure
de la Mère, que tous les fils portent en eux.
Un terrible chant d'une lamentation humaine
alors retentit : "Che faró senza Euridice ?",
avec le son des voyelles les plus douloureuses.
Mais le sage Orphée ne laissa venir
que le vent au toucher de sa lyre lorsque
le chant se mit à pourchasser l'image

________________

Mo Bantman
Orphée et Eurydice (2016)
...

Canto da chávena de chá


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Fiama Hasse Pais Brandão »»
 
Cantos do Canto (1995) »»
 
Italien »»
«« précédent /  Sommaire / suivant »»
________________


Canto da chávena de chá
Chant de la tasse de thé


Poisamos as mãos junto da chávena
sem saber que a porcelana e o osso
são formas próximas da mesma substância.
A minha mão e a chávena nacarada
– se eu temperar o lirismo com a ironia –
são, ainda, familiares dos pterossáurios.
A tranquila tarde enche as vidraças.
A água escorre da bica com ruído,
os melros espiam-me na latada seca.
É assim que muitas vezes o chá evoca:
a minha mão de pedra, tarde serena,
olhar dos melros, som leve da bica.
A Natureza copia esta pintura
do fim da tarde que para mim pintei,
retribui-me os poemas que eu lhe fiz
de novo dando-me os meus versos ao vivo.
Como se eu merecesse esta paisagem
a Natureza dá-me o que lhe dei.
No entanto algures, num poema, ouvi
rodarem as roldanas do cenário,
em que as palavras representavam
a cena da pintura da paisagem
num telão constantemente vário.
Só o chá me traz a minha tarde,
com a chávena e a minha mão que são
o mesmo pedaço de calcário.
Hoje a bica refresca a água do tanque,
os melros descem da latada para o chão,
e as vidraças devagar escurecem.
As palavras movem-se e repõem
no seu imóvel eixo de rotação
o espaço onde esta mesa de verga
gira nas grandes nebulosas.

Nous accolons nos mains contre la tasse
sans savoir que la porcelaine et l'os
sont des formes proches de la même substance.
Ma main et la tasse nacrée
– si je tempère mon lyrisme d'ironie –
sont également familières des ptérosauriens.
L'après-midi tranquille emplit les vitres.
L'eau s'écoule du bec avec bruit,
les merles m'épient depuis la treille asséchée.
Souvent,c'est ainsi que le thé évoque :
ma main de pierre, un après-midi serein,
l’œil des merles, le bruit léger du bec.
La Nature copie ce tableau
d'une fin d'après-midi que pour moi j'ai peint,
Me rétribue par les poèmes que je lui faits
me donnant de nouveau mes vers pleins de vie.
Comme si je méritais ce paysage
La nature me donne ce que je lui ai donné.
Cependant, ailleurs dans un poème, j'ai entendu
tourner les poulies de la machinerie scénique,
dans laquelle les mots représentaient
la scène de peinture d'un paysage
sur les pans du rideau constamment varié.
Seul le thé m'apporte mon après-midi,
avec la tasse et ma main qui sont
la même portion de calcaire.
Aujourd'hui, le bec rafraîchit l'eau de la vasque,
les merles descendent depuis la treille jusqu'au sol,
et les vitres s'assombrissent lentement.
Les mots se meuvent et réinventent
sur leur axe immobile de rotation
l'espace où cette table en osier
tourne parmi les grandes nébuleuses.

________________

Carlo Benvenuto
Sans titre (2002)
...

O podador


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Fiama Hasse Pais Brandão »»
 
Três Rostos - Poemas revistos (1989) »»
 
Italien »»
«« précédent /  Sommaire / suivant »»
________________


O podador
L'émondeur


Devagar a tesoura poda o arbusto
tornando-o de realidade em desejo
da forma. O que me atrai, a flor,
a folha de fuligem, os troncos curvos
para os pardais escuros e ocultos.

Devagar os ramos caem e os que o
podador despreza vão entrar na gé-
nese da nova terra. É inevitável
que tudo isto me crie nostalgia.
Não há um estalido simples, corte só,

nem morte só, a morte daqueles
ramos estendidos pelo gradeamento
a viver naturalmente entretanto.
O podador escolhe assim a aparên-
cia da obra que devagar executa,

na ordem e no capricho da folhagem
para sempre jovem e ágil.

La cisaille émonde lentement l'arbuste
le renvoyant de la réalité au désir
de la forme. Ce qui m'attire, la fleur,
la feuille de suie, la courbe des troncs
pour les moineaux sombres et cachés.

Les branches tombent doucement et celles
que l'émondeur méprise vont entrer dans la ge-
nèse d'une terre nouvelle. Il est inévitable
que tout cela me rende nostalgique. Ce n'est pas
juste un claquement, nette une coupure,

ni la mort seulement, la mort de ces
branches prolongées entre-temps
par le grillage qui naturellement est en vie.
Mais l'émondeur ainsi choisit l'apparence
du travail qu'il exécute avec lenteur,

dans l'ordre et le caprice du feuillage
pour toujours agile et jeune.

________________

Samuel Salcedo
Gouttes de pluie (jardin d'Étretat)
...

Natureza morta com louvadeus


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Fiama Hasse Pais Brandão »»
 
Três Rostos - Poemas revistos (1989) »»
 
Italien »»
«« précédent /  Sommaire / suivant »»
________________


Natureza morta com louvadeus
Nature morte avec mante religieuse


Foi o último hóspede a sentar-se
no topo da mesa, já depois do martírio.
As asas magníficas haviam-lhe sido quebradas
por algum vento. Perdera o rumo
sobre a película cintilante de água
no riacho parado. Tal como poisou
junto de nós, com o belo corpo magro
arquejante, lembrava, ainda segundo o seu nome,
um santo mártir. Enquanto meditávamos,
a morte sobreveio, e a pequena criatura,
que viera partilhar a nossa mesa,
depois de ter sido banida das águas
foi banida da terra. Alguém pegou
no volúvel alado corpo morto
abandonado sem nexo na brancura da toalha
- que maculava -
e o atirou para qualquer arbusto raro
que o poeta ainda pôde fotografar.

Ce fut la dernière convive à venir s'asseoir
à la place d'honneur, dès la fin de son martyre.
Ses ailes magnifiques avaient été brisées
par quelque souffle. Elle avait perdu son chemin
sur la pellicule scintillante des eaux
dans le flux immobile. Elle était venue se poser
ainsi, près de nous, avec son beau corps maigre
haletant, et ainsi faisait penser, d'après son nom,
au saint martyr. Et nous avons alors songé
à la mort conséquente, à la petite créature
qui était venu partager notre table,
et qui, après avoir été bannie des eaux
avait été bannie de la terre. Quelqu'un vint prendre
son délicat petit corps ailé et mort,
abandonné, sans lien avec la blancheur de la serviette
qu'il maculait --
Et le jeta sans façon dans quelque arbuste rare
que le poète pourrait toujours photographier.

________________

Oscar Dominguez
Mante religieuse (1936)
...

Infância


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Fiama Hasse Pais Brandão »»
 
Três Rostos - Poemas revistos (1989) »»
 
Italien »»
«« précédent /  Sommaire / suivant »»
________________


Infância
Enfance


Todas as árvores apaziguam
o espírito. Debaixo do pinheiro bravo
a sombra torna metafísica
a silhueta de tronco e copa.

Em volta da ameixoeira temporã
vespas ensinam aos meus ouvidos
louvores. As oliveiras não se movem
mas as formas da essência desenham-se
cada dia com o vento.

Na sombra os frémitos
acalentam o pensamento
até ao não pensar. Depois
até sentir a vacuidade
no halo das flores que o envolve.

Sob as oliveiras, por fim,
que não se movem contorcendo-se,
concebe o não conceber.

Tous les arbres apaisent
l'esprit. En dessous du pin maritime
l'ombre rend métaphysique
la silhouette du tronc et du houppier.

Autour du prunier hâtif
des guêpes enseignent des éloges
à mes oreilles. Ne se meuvent plus les oliviers
mais les formes de l'essence se dessinent
chaque jour avec le vent.

Dans l'ombre, les frouements
cajolent la pensée jusqu'à
ce qu'il n'y ait plus aucun penser. Jusqu'à
ne plus sentir la vacuité
dans le halo des fleurs qui l'entoure.

Sous les oliviers qui ne se meuvent,
se contorsionnent pour finir,
concevoir et non concevoir

________________

Giuseppe Ajmone
Arbres (1956)
...

Imagem minha


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Fiama Hasse Pais Brandão »»
 
Três Rostos - Poemas revistos (1989) »»
 
Italien »»
«« précédent /  Sommaire / suivant »»
________________


Imagem minha
Une image de moi


Ficas a ler comprazida diante das rosas
silhueta que vislumbrei compus e reanimei.
Tinhas o perfil marcado cruamente pela luz,
as mãos claras no colo, os cabelos despojados
do brilho das cabeleiras soltas, mas juvenis
e sacudidos no início da tarde com alegria.
As páginas balouçavam do mesmo modo que as rosas
porque ao começar a tarde nos dias de Verão
brisas e vapores estendem-se desde o mar
até às margens floridas. No teu banco
adornado por festões de rosas trepadeiras
afastas os olhos do livro não absorta
mas para sempre atraída por inúmeras imagens.

Tu étais là, lisant avec plaisir devant les roses
silhouette que j'entrevoyais composais et ravivais.
Ton profil était crûment marqué par la lumière,
mains claires sur tes genoux, les cheveux dépossédés
du brillant des chevelures souples, mais juvéniles
et secoués avec allégresse.en début de soirée
Les pages se balançaient à la même manière des roses
car au commencement de la soirée, les jours d'été
brises et vapeurs s'étendent depuis la mer
jusqu'aux berges fleuries. Sur ton banc
orné par des festons de roses grimpantes
tu détournais les yeux du livre non plus absorbée
mais toujours attirée par d'innombrables images.

________________

Odilon Redon
Violette (1910)
...

Anjo que eu assassino


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Fiama Hasse Pais Brandão »»
 
14 Polissílabos sobre anjos (1978-1980) »»
 
Italien »»
«« précédent /  Sommaire / suivant »»
________________


Anjo que eu assassino
L’ange que j'assassine


Só agora experimento espelhar a angústia
numa superfície que reflecte. Não pen-
sei nunca que o Poema fosse permeável.
E só agora me pesa este objecto cor
de pálpebra que me oculta visualmente.
Decifrem-me. Tenho na verdade o corpo dócil.
O verdadeiro equilíbrio do meu corpo prende-se
a fios ténues. Daqui até às hipóteses.
O esquecimento aproxima-se. São os poemas
que me tapam a visão. Com esta espessura
diante de mim eu já não Te vejo. Afasta es-
tas imagens usuais que foram postas
nos meus ombros. A minha liberdade depende
de um acto mágico. Terás de dissolver
este papel. Chamar limpidamente como eu
já ouvi chamares-me. O poema encobre-
-Te. Escrever assim é trespassar-me
até à minha alma dupla no Poema.

Alors seulement j'essaie de refléter l'angoisse
sur une surface réfléchissante. Je n'ai jamais pen-
sé que le Poème puisse être perméable.
Et ce n'est que maintenant que me pèse cet
objet couleur de paupière qui occulte ma vision.
Déchiffrez-moi. J'ai à vrai dire un corps docile.
Le véritable équilibre de mon corps se prend
à des fils ténus. D'ici jusqu'aux hypothèses.
L'oubli se rapproche. Ce sont les poèmes
qui me bouchent la vue. Avec cette épaisseur
devant moi je ne Te vois plus. Écarte ces im-
ages habituelles qui ont été placées
sur mes épaules. Ma liberté dépend
d'un acte magique. Tu devrais dissoudre
ce papier. Appeler clairement, comme moi
je t'ai entendu m'appeler. Le poème Te
recouvre. Écrire de cette manière c'est me trépasser
jusqu'à mon âme duplice dans le Poème.

________________

Odd Nerdrum
Autoportrait aux yeux fermés (1991)
...

Considero à vista o poema...


Nom :
 
Recueil :
 
Autre traduction :
Fiama Hasse Pais Brandão »»
 
Área Branca (1978) »»
 
Italien »»
«« précédent /  Sommaire / suivant »»
________________


Considero à vista o poema...
Je considère en vue le poème...


Considero à vista o poema
uma gota de lodo, pois é possível
pintá-lo com o bico superior alto
e o bojo rotundo cheio
de esquírolas e de depósitos.
Escuro e medonho foi como
os renascentes me indicaram
o abismo do mar. Os hipostáticos,
os frenéticos românticos
ao sentir brotar o terror existencial,
viram que o elemento água
ensopava a alma e os olhos
sem diferença, e que o estrépito
das situações extremas no mar
traduzia o pânico de morrer.

Considero o poema o mar,
com uma pasta arroxeada
no lugar mais adequado à água.
Também tem um fundo
de desperdícios, uma dimensão
espaçosa cheio de cavername
solto, que me obriga
a ranger como uma arte
os meus ossos de poeta,
sem nenhuma crença herética,
senão a de que a morte teve noções
diversas e que a noção mais cruel
foi a que a assemelhou tanto
à vida, que os meus contemporâneos
a sentem como a ser assistida
imediatamente pela sua consciência.

Para quem como eu viu
o próprio corpo do poema
tomar uma configuração mole,
semelhante a um licor
em gotículas ou à de coágulos,
estando longe de mim neste caso
uma associação de ideias
com a morte ou a agonia,
esta hora é já
a imagem de púrpura
de um ocaso impessoal.
Olhado como uma abóbada
de pele plástica estendida
e repuxada pelos querubins,
que não quero esquecer
como anjos necessários,
que os bizantinos confundiram
em demasiados pormenores
com aves nítidas, tantas vezes
azuis enquanto o céu se dourava.

Je considère en vue le poème
une goutte de boue, car il est possible
de le peindre avec un haut bec supérieur
et un ventre rond plein
d'esquilles et de dépôts.
Obscur, épouvantable fut comme
les Renaissants me l'ont indiqué
l'abîme de la mer. Les hypostatiques,
les romantiques frénétiques
ont senti germer la terreur existentielle,
ils ont vu que l'élément aqueux
imbibait l'âme et les yeux
indifféremment, et qu'en mer,
les clabauderies des situations extrêmes
traduisait la panique devant la mort.

Je considère le poème : la mer,
avec une pâte violacée
à l'endroit le plus approprié pour l'eau.
Il possède aussi un fond
de déperditions, une dimension
spacieuse emplie de carcasses
disloquées, qui m'oblige
à faire grincer mes os
de poète avec art,
sans aucune croyance hérétique,
si ce n'est que la mort avait diverses notions
et que la plus cruelle de ces notions
était celle qui l'assimilait tellement
à la vie, que mes contemporains
ont eu le sentiment d'être réglés
immédiatement par leur conscience.

Pour ceux, comme moi, qui ont vu
le corps propre du poème
prendre une configuration molle,
semblable à une liqueur en
forme de gouttelettes ou de caillots,
étant loin de moi dans ce cas
une association d'idées
vient avec la mort ou l'agonie,
cette heure est alors
l'image d'une violette
décadence impersonnelle.
Considéré comme une abondance
de peau plastique étendue
et tirée par les chérubins,
que je ne veux pas oublier
comme anges nécessaires,
les Byzantins ont confondus
beaucoup trop de détails
avec des oiseaux éclatants, si souvent
bleus alors que le ciel était doré.

________________

Galileo Chini
Du bateau pour Bangkok (1912)
...

Nuage des auteurs (et quelques oeuvres)

A. M. Pires Cabral (44) Adalgisa Nery (12) Adolfo Casais Monteiro (36) Adriane Garcia (40) Adão Ventura (41) Adélia Prado (40) Affonso Romano de Sant'Anna (41) Al Berto (38) Albano Martins (41) Alberto Pimenta (40) Alexandre O'Neill (29) Ana Cristina Cesar (38) Ana Elisa Ribeiro (40) Ana Hatherly (43) Ana Luísa Amaral (40) Ana Martins Marques (48) Antonio Brasileiro (41) Antonio Osorio (42) António Gedeão (37) António Ramos Rosa (39) Antônio Cícero (40) Augusto dos Anjos (50) Caio Fernando Abreu (40) Carlos Drummond de Andrade (43) Carlos Machado (112) Carlos Nejar (42) Casimiro de Brito (40) Cassiano Ricardo (40) Cecília Meireles (37) Conceição Evaristo (33) Daniel Faria (40) Dante Milano (33) David Mourão-Ferreira (40) Donizete Galvão (41) Eucanaã Ferraz (43) Eugénio de Andrade (34) Fernando Assis Pacheco (42) Ferreira Gullar (40) Fiama Hasse Pais Brandão (38) Francisco Carvalho (40) Galeria (30) Gastão Cruz (40) Gilberto Nable (48) Hilda Hilst (41) Iacyr Anderson Freitas (41) Inês Lourenço (40) Jorge Sousa Braga (40) Jorge de Sena (40) José Eduardo Degrazia (40) José Gomes Ferreira (41) José Luís Peixoto (44) José Régio (41) José Saramago (40) José Tolentino de Mendonça (42) João Cabral de Melo Neto (43) João Guimarães Rosa (33) João Luís Barreto Guimarães (40) Luis Filipe Castro Mendes (40) Lêdo Ivo (33) Manoel de Barros (36) Manuel Alegre (41) Manuel António Pina (33) Manuel Bandeira (39) Manuel de Freitas (41) Marina Colasanti (38) Mario Quintana (38) Micheliny Verunschk (40) Miguel Torga (31) Murilo Mendes (32) Mário Cesariny (34) Narlan Matos (85) Nuno Júdice (32) Nuno Rocha Morais (537) Paulo Leminski (43) Pedro Mexia (40) Poemas Sociais (30) Poèmes inédits (344) Reinaldo Ferreira (40) Ronaldo Costa Fernandes (42) Rui Knopfli (43) Rui Pires Cabral (44) Ruy Belo (28) Ruy Espinheira Filho (43) Ruy Proença (48) Sophia de Mello Breyner Andresen (32) Thiago de Mello (38) Ultimos Poemas (103) Vasco Graça Moura (40) Vinícius de Moraes (34)