Velha História


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Vinícius de Moraes »»
 
O caminho para a distância (1933) »»
 
Italien »»
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Velha história
Vieille histoire


Depois de atravessar muitos caminhos
Um homem chegou a uma estrada clara e extensa
Cheia de calma e luz.
O homem caminhou pela estrada afora
Ouvindo a voz dos pássaros e recebendo a luz
forte do sol
Com o peito cheio de cantos e a boca farta de risos.
O homem caminhou dias e dias pela estrada longa
Que se perdia na planície uniforme.
Caminhou dias e dias…
Os únicos pássaros voaram
Só o sol ficava
O sol forte que lhe queimava a fronte pálida.
Depois de muito tempo ele se lembrou de procurar
uma fonte
Mas o sol tinha secado todas as fontes.
Ele perscrutou o horizonte
E viu que a estrada ia além, muito além
de todas as coisas.
Ele perscrutou o céu
E não viu nenhuma nuvem.

E o homem se lembrou dos outros caminhos.
Eram difíceis, mas a água cantava em todas as fontes.
Eram íngremes, mas as flores embalsamavam o ar puro.
Os pés sangravam na pedra, mas a árvore amiga
velava o sono.
Lá havia tempestade e havia bonança
Havia sombra e havia luz.

O homem olhou por um momento a estrada clara e deserta.
Olhou longamente para dentro de si
E voltou.

Après avoir parcouru nombre de chemins
Un homme arriva sur une route claire et longue
emplie de calme et de lumières.
L'homme s'avança sur la route afin
D'écouter la voix des oiseaux et recevoir la forte
lumière du soleil
Le poitrail plein de chants, la bouche éclatant de rires.
L'homme marcha des jours et des jours sur la longue route
Qui se perd dans la plaine uniforme.
Il a marché jour après jour...
Seuls les oiseaux se sont envolés
Seul le soleil est resté
Le soleil puissant qui brûlait son front pâle.
Longtemps après, il s'est souvenu qu'il cherchait
une source
Mais le soleil avait asséché toutes les sources.
Alors il a scruté l'horizon
Et il a vu que la route allait au-delà,
bien au-delà de tout.
Il a scruté le ciel
Et n'a vu aucun nuage.

Et l'homme s'est souvenu des autres chemins
Ils étaient difficiles, mais toute l'eau des sources chantait.
Ils étaient ardus, mais les fleurs embaumaient dans l'air pur.
Son pied saignait aux pierres, mais l'arbre-ami veillait
sur son sommeil.
Il y avait des tempêtes, il y avait des bonaces
Il y avait de l'ombre, il y avait de la lumière.

L'homme regarda un moment la route claire et déserte.
Il regarda au dedans de lui un long moment
Puis s'en retourna.

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Claude Monet
Une allée du jardin de Giverny (1901-1902)
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